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Averroes
Dans ce sujet tous les articles ayant un rapport avec le club : interview , rumeur de transfert, article d'un journal .....
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Face à Rennes, Vedad Ibisevic a effectué ses premiers pas dans le championnat de France et ne compte pas s’arrêter à cette apparition. Le jeune attaquant bosniaque, désormais Parisien pour trois saisons, souhaite profiter de son passage dans la capitale pour apprendre, et pourquoi pas s’imposer sous ses nouvelles couleurs. Comme dans un rêve, Vedad se raconte.


Au camp des Loges

PSG.fr -. Vedad, peux-tu d’abord nous expliquer ton parcours jusqu’à Saint Louis ?
Vedad Ibisevic : « Je viens de Tuzla, en Bosnie, où j’ai commencé à jouer très tôt au football. Puis en 2000, j’ai suivi mes parents jusqu’en Suisse, à Bâle précisément. A cette époque, j’étais sélectionné en équipe nationale moins de 15 ans. Nous sommes restés dix mois avant de partir pour les Etats-Unis, car nous n’avons pas pu obtenir de papiers suisses. »

PSG.fr -. Comment se sont déroulées tes trois années outre-Atlantique?
Vedad Ibisevic : « Lorsque je suis arrivé aux Etats-Unis, j’ai surtout trouvé des terrains de Base-ball ou de Football américain (rires). Le foot est moins populaire là-bas. J’ai tout de même pu jouer dans une petit club durant l’été, avant de m’inscrire dans l’équipe du lycée qui participait à la ligue des écoles publiques. Mon futur coach m’a alors suivi tout au long de la saison, et après avoir terminé le lycée, j’ai rejoins l’université de Saint Louis, où je suis resté un an. J’y ai été élu MVP et meilleur espoir. Pour la petite histoire, j’avais affronté mon futur coach de Saint-Louis lors d’un match dans un parc. Il était alors défenseur et moi attaquant. »

PSG.fr -. Qu’as-tu ressenti lorsque le PSG t’a contacté ?
Vedad Ibisevic : « Cela m’a surpris qu’un club comme Paris s’intéresse à moi aussi rapidement. Et puis, jusque là j’avais voyagé, mais seulement pour suivre mes parents. Là, j’ai eu l’occasion de choisir ma destination et de devenir joueur professionnel. Paris, c’était vraiment un rêve pour moi. »

« Travailler pour apprendre un maximum »

PSG.fr -. Comment as-tu été découvert par le club parisien ?
Vedad Ibisevic : « J’ai participé à deux matches en sélection espoir. Et lors de ma deuxième apparition, face à la Slovénie, beaucoup d’agents étaient présents dans le stade. Quelques équipes se sont renseignées sur moi après la rencontre. Le sélectionneur a alors contacté Vahid Halilhodzic qui m’a pris à l’essai. »

PSG.fr -. Connaissais-tu ton nouvel entraîneur avant de venir ?
Vedad Ibisevic : « J’avais déjà entendu parlé de lui par des amis ou par ma famille. Je n’ai jamais eu la chance de le voir jouer, mais je sais que c’était un grand buteur. »

PSG.fr -. Quels sont tes objectifs pour cette saison ?
Vedad Ibisevic : « J’ai bien sûr envie de jouer le plus souvent possible. Mais je suis nouveau ici et je n’ai que 19 ans, la priorité est donc de travailler pour apprendre un maximum. Pour le moment tout ce passe bien et je suis heureux à Paris. »

Propos recueillis par Loïc Prigent
girlinlove
Un Parisien aux JO



LE PSG SERA REPRÉSENTÉ aux jeux Olympiques d'Athènes grâce à Hocine Ragued. Arrivé à Paris en 2001, le milieu de terrain a été retenu dans la sélection tunisienne élaborée par Roger Lemerre. Il débute aujourd'hui le tournoi olympique par un match face à l'Australie.
Agé de 22 ans, Ragued a été prêté lors des deux dernières saisons à Istres (L 2) et Gueugnon (L 2), clubs dans lesquels il a très peu joué. Les dirigeants parisiens ne souhaitent pas le conserver. Par un curieux hasard, Ragued et la Tunisie croiseront, lors des matchs de poule, Gabriel Heinze, qui dispute les JO avec l'Argentine, l'une des nations favorites du tournoi. Après avoir disputé la Copa America au mois de juillet, Heinze enchaîne avec une autre grande compétition internationale. En septembre, il rejoindra son nouveau club, Manchester United, pas vraiment ravi de le récupérer aussi tard et dans un état de fraîcheur physique très incertain. Reste le cas d'Abdoulaye Diawara. Libéré par le PSG au terme de son contrat stagiaire cet été, le milieu de terrain malien de 21 ans évoluait avec l'équipe amateurs du club avant de signer il y a peu dans le club belge de Saint-Tronc (L 1).



L.P.
Le Parisien , mercredi 11 août 2004


L'incroyable destinée d'Ibisevic
PSG



VEDAD IBISEVIC se sent déjà chez lui. Arrivé au PSG il y a moins de trois semaines, cet attaquant bosniaque de 20 ans a même failli s'inscrire en héros, dès samedi soir, à Rennes, lors de la défaite du PSG (2-1). Entré en jeu en toute fin de match (72 e ), il a secoué la défense bretonne, au point de se procurer une sérieuse occasion de but. Aucun doute, l'international espoir bosniaque sait saisir les opportunités se présentant à lui. Une qualité cultivée lors d'un cheminement personnel assez mouvementé. Venu au football à Tuzla, au nord-est de la Bosnie, il intègre la sélection nationale des moins de 15 ans avant un premier exode familial en Suisse. Les cicatrices de la guerre des Balkans ont du mal à se cautériser dans son pays : « Mes parents n'avaient pas de travail, la situation économique était très difficile, mon père voulait absolument une meilleure opportunité pour nous. » Il s'installe à Bâle en 2000. Le club local l'accueille à l'entraînement et lui propose vite de signer un contrat professionnel : « Nous n'avons pas pu obtenir la nationalité suisse. Mon père avait un cousin aux Etats-Unis, dans la région du Missouri, nous sommes donc partis nous installer là-bas. »
« Je ne demande qu'une chose : jouer le plus grand nombre de matchs cette année » A l'été 2001, son rêve américain débute, mais le football lui manque : « En me baladant, je cherchais les terrains de foot partout, mais il n'y avait que du base-ball. Je n'en croyais pas mes yeux. » Chaque dimanche matin, la colonie bosniaque de la région de Saint Louis, estimée à 70 000 personnes, se retrouve pour transpirer autour d'un ballon rond dans les parcs locaux. « Nous jouions entre nous, ou contre des équipes constituées à la volée. » C'est ainsi qu'il rencontre Jim Donagan, son futur entraîneur à l'université de Saint Louis. Durant deux ans, il sévit au lycée Roosevelt et claque but sur but. En 2003, il intègre l'université de Saint Louis pour y étudier l'informatique. « Mais seul le foot comptait », sourit-il. Quart de finaliste du Championnat universitaire américain en 2004, Ibisevic est élu meilleur débutant de l'année et figure également dans le onze idéal. Retenu en équipe de Bosnie espoirs, il dispute en avril dernier une rencontre , retransmise à la télévision, face à la Slovénie . Entré en deuxième mi-temps, il marque sous les yeux de Michel Platini. L'entraîneur national bosniaque glisse son nom à Vahid Halilhodzic. Singulier destin. « Je suis en plein rêve, avoue cet attaquant très technique et percutant. Je suis professionnel dans un grand club. Maintenant, je ne demande qu'une chose : jouer le plus grand nombre de matchs cette année, car j'ai encore beaucoup à apprendre. Plus tard, j'espère devenir un modèle pour les jeunes. »

Bertrand-Régis Louvet
Le Parisien , mercredi 11 août 2004
girlinlove
EN UN COUP D'OEIL
Le potentiel défensif de l'OM

Le PSG a perdu sa grinta

Le casse-tête monégasque

La remise en question lyonnaise



Attaques et défenses, les forces en présence
11 août 2004 - Par David Lebleu

Le championnat à peine repris et les favoris sont déjà au rendez-vous. Maxifoot s'est penché sur les forces en présence de la Ligue 1, sur les transferts, côté attaque et côté défense. La saison passée, la logique avait été respectée, Lyon meilleure attaque avec 64 buts et meilleure défense avec 26 buts, le champion ne pouvait être que l'OL. Alors au lendemain de la 1e journée, parmi les quatre principaux prétendants au titre que sont Lyon, Paris, Monaco et Marseille, qui a le mieux géré la période estivale ?

Le potentiel défensif de l'OM

Treizième défense l'an dernier avec 45 buts encaissés, l'OM a décidé de frapper un grand coup en utilisant au mieux les 37 millions d'euros du transfert de l'été, Didier Drogba (Chelsea). Pour reprendre le flambeau de la meilleure défense, sans compter les ''ex-Marseillais'' (Daniel Van Buyten à Hambourg, Vedran Runje au Standard de Liège, David Sommeil à Manchester City), Marseille a connu trois vrais départs (Manuel Dos Santos à Benfica, Mathieu Flamini à Arsenal et Rudolf Skacel au Panathinaikos). En contre-partie, pas moins de quatre renforts de premier choix (Déhu du PSG, Bixente Lizarazu du Bayern Munich, Eduardo Costa des Girondins de Bordeaux et Benoît Pedretti du FC Sochaux). Ajoutez Fabien Barthez (capitaine) et Demetrius Ferreira, les confirmations contractuelles du dernier mercato hivernal, et vous obtenez avec ces six recrues un cocktail de premier ordre. Si José Anigo peut travailler sereinement avec ''les 18 ou 19 joueurs sur qui il peut compter, ce qu'il ne pouvait pas faire l'an dernier'' (site officiel), les Marseillais confirmeront sans doute qu'ils possèdent le plus beau des potentiels défensifs. En ce qui concerne l'attaque par contre, remplacer Didier Drogba est-il chose possible ? Si on considère que, même avec son buteur africain, l'OM avait seulement la sixième attaque l'an dernier (51 buts), la tâche est belle et bien ardue. Penser que les départs supplémentaires de Camel Meriem (G.Bordeaux, r.p.) et de Stepan Vachousek (Austria Vienne, r.p.) seront balayés par les arrivées simultanées de Bruno Cheyrou (Liverpool), Habib Bamogo (Montpellier) et Peggy Luyindula (Lyon) ne fait pas rêver offensivement le public olympien. On ne remplace pas ainsi Drogba. Christophe Boucher l'a bien compris. Ce n'est pas suffisant. Et un autre nom devrait signer prochaînement.

Si une échelle de satisfaction existait au niveau des transferts, l'OM obtiendrait sans doute :

Recrutement défense ****
Recrutement attaque ***

Le PSG a perdu sa grinta

Intraitables la saison dernière avec Coach Vahid, les Parisiens (deuxième défense avec 28 buts) semblent avoir compensé les départs par les arrivées. Avec Gabriel Heinze (Manchester United), Frédéric Déhu (OM), Juan Pablo Sorin (Cruzeiro), Talal El-Karkouri (Charlton) et Eric Cubilier (RC Lens), ce sont cinq départs majeurs qui ont été quantitativement remplacés par cinq nouveaux venus : Mario Yepès, Jean-Hugues Ateba et Sylvain Armand (FC Nantes), Edouard Cissé (AS Monaco, r.p.), Stéphane Pichot (Lille OSC). Seulement quantitativement n'est pas qualitativement. Les nouveaux sont peut-être plus techniques mais avec une mentalité différente. Heinze, Dehu et Sorin avaient le point commun ''de ne jamais lâcher le morceau''. Seul Yepès semble avoir aujourd'hui ce profil. La défaite et les deux buts concédés en Bretagne face à de solides Rennais sont sur ce point très révélateurs. Le coach parisien avouait le soir même ''on s'est vus trop beaux, je les avais prévenus'' (site officiel). Au sujet de l'attaque parisienne (septième dans le dernier championnat avec 50 buts), l'unique départ constaté d'Hugo Leal (Porto), qui n'entrait pas financièrement dans les plans d'Halilhodzic, a été compensé par les renforts de Jérôme Rothen (Monaco) et le jeune et prometteur Ibisevic (19 ans, Université St Louis aux USA). Contrairement au visage défensif, la stabilité est donc le mot d'ordre concernant l'attaque avec évidemment une volonté d'investir sur son faible côté gauche. Un gage de performance ? Les doutes sont permis. La méforme et le comportement récent de Pedro Pauleta (retour tardif de vacances) associés aux blessures à répétition et au caractère délicat de Danijel Ljuboja sont effectivement difficilement négociables.

Pas de doute donc côté PSG, baisse du niveau général de sa grinta défensive ''la patte d'Halilhodzic'' avec ce recrutement atypique et une attaque sensiblement en hausse due essentiellement à l'arrivée de l'ancien monégasque.

Recrutement défense ***
Recrutement attaque ***

Le casse-tête monégasque

Didier Deschamps, côté défense, est le bienheureux cette saison. Deux départs (E.Cissé à Paris et Hugo Ibarra à l'Espanyol Barcelone) ont été substitués par le Brésilien Maicon (Cruzeiro) et Diego Perez (Montevideo), . Déjà troisième défense (30 buts) la saison passée, pas de grands mouvements lors de cette inter-saison, sans doute une stabilité qui augurera d'une performance rapide et d'un résultat conforme aux prévisions. Heureusement, car offensivement, le rocher monégasque, troisième dans le classement des attaques avec 59 buts, a subi une véritable toilette estivale. Exit Dado Prso (Glasgow Rangers). Exit Rothen (PSG). Exit Fernando Morientes (Real Madrid, r.p.). Exit Ludovic Giuly (FC Barcelone). Ces quatre départs, Didier Deschamps a tenté vainement de les remplacer. Avec son intelligence, l'ancien capitaine des Bleus est en passe de réussir la dure épreuve de style qui lui a été imposée par ses dirigeants. Mohamed Kallon (inter Milan), et Ernesto Javier Chevanton (Lecce) le quatrième buteur du dernier Calcio sont venus en Principauté pour ''gagner le titre'' (Maicon sur le site officiel). Ajoutons à cela la venue probable de Nicolas Anelka (Manchester City) ou de Javier Saviola (FC Barcelone), et le pari est sans doute gagné. Il faudra certainement compter avec le finaliste de la dernière Champions League.

Un recrutement défensif… qui se suffit à lui-même du fait de l'immobilité, et des mouvements offensifs judicieux… surtout si l'un des deux attaquants annoncés s'installe à la pointe de l'attaque.

Recrutement défense *
Recrutement attaque ***

La remise en question lyonnaise

Qui succédera à l'Olympique lyonnais pour le titre honorifique de meilleure défense avec 26 buts ? Lui-même ? Rien de moins sûr. Alors que les Gones se sont séparés d'Edmilson (FC Barcelone), d'Eric Deflandre (Standard de Liège), de Patrick Müller (Majorque), Vikash Dhorasoo (Milan AC) et d'Eric Vercoutre (Strasbourg), seuls Eric Abidal (Lille OSC), Lamine Diatta (Rennes) et, à un degré moindre Florent Balmont (Toulouse FC, retour prêt), sont à signaler sur la liste des arrivants. A n'en pas douter, avec ce renouvellement orchestré (numériquement cinq départs pour trois arrivées), Paul Le Guen devra composer avec un banc exclusivement ''made in Lyon'', les titulaires du CFA que l'on annonce d'ailleurs prometteurs. Tant de départs non compensés. Surprenant. Jean-Michel Aulas en est lui-même convaincu. Le défenseur brésilien Cris devrait d'ailleurs renforcer ce secteur dans les prochaines heures. En attaque, du nouveau également, les départs d'Eric Carrière (RC Lens) et de Luyindula (OM) d'un côté et l'arrivée de Pierre-Alain Frau ne semblent pas être d'un équilibre parfait. Gageons que Jean-Michel Aulas tentera ces jours prochains d'enrôler un attaquant de grande classe s'il souhaite conserver la meilleure attaque (64 buts l'an dernier). Même avec un jeu résolument tourné vers l'offensive, des ailes performantes (Sidney Govou et Florent Malouda), des éléments à vocation défensive mais techniques et efficaces (Essien et Juninho) et sans doute un Giovane Elber qui ''doit atteindre selon son président les vingt buts cette saison'' (site officiel), l'OL ne possède plus, à ce jour, ce qui faisait sa force ces trois dernières années… à savoir son banc talentueux et pléthorique.

Même si la valeur des recrues n'est pas à remettre en cause, le recrutement lyonnais tant défensif qu'offensif paraît bien léger.

Recrutement défense **
Recrutement attaque **

Au petit jeu des pronostics, le championnat s'annonce de nouveau relevé. La prise en compte de ces ''étoiles du recrutement'' nous donne une vue théorique qui donne lieu à toutes les hypothèses. De Marseille qui modifie plus de la moitié de son groupe à Lyon qui dégraisse son effectif sans pourtant remplacer poste pour poste, en passant par Paris et Monaco qui changent respectivement de défense et d'attaque, c'est un réel équilibre des forces en présence qui est constaté… avec un championnat qui s'annonce passionnant. Les indices théoriques seront-ils validés par la réalité du terrain ? A voir !

source: football365
girlinlove
Mendy : « Se mettre minable »

Bernard Mendy n’est certainement pas du genre à fuir ses responsabilités. Voilà pourquoi il plaide coupable sur le second but rennais. Un ballon perdu au milieu de terrain qui termine sa course au fond du filet d’Alonzo quelques secondes plus tard. Au moment d’affronter Caen, son club formateur, c’est donc un Mendy revanchard et plein d’envie qui se livre.


Au camp des Loges

PSG.fr -. Bernard, que retiens-tu de ton passage à Caen ?
Bernard Mendy : « De très bons souvenirs ! Le Stade Malherbe restera mon club formateur, le club de mon cœur. Mon petit frère de 14 ans vient d’ailleurs d’y intégrer le centre de formation. Je suis heureux de retrouver Caen au Parc des Princes, mais je ne leur ferai pas pour autant de cadeaux ! Jérôme Rothen a quitté le club au même moment que moi et nous en gardons tous deux d’excellents souvenirs. J’y retourne d’ailleurs régulièrement avec ma fiancée qui est originaire de là-bas. »

PSG.fr -. La défaite face à Rennes est-elle digérée ?
Bernard Mendy : « Nous peaufinons encore nos automatismes. A Rennes, il a surtout s’agit d’un naufrage collectif. A aucun moment nous n’avons su développer notre jeu et défensivement nous n’avons pas été bons non plus. Cette gifle arrive au bon moment. On a maintenant hâte d’être à samedi. »

PSG.fr -. Comment expliques-tu les deux buts encaissés en moins de deux minutes ?
Bernard Mendy : « Nous avons péché dans la concentration. Le premier but vient d’une transversale de la gauche et d’une belle frappe de Sorlin, le second est pour moi. Si je ne perds pas le ballon au milieu de terrain, il n’y a jamais but derrière. »

« Impatient de retrouver le Parc »

PSG.fr -. Que regard portes-tu sur l’association Yepes-Pierre Fanfan ?
Bernard Mendy : « Il ne faut pas chercher à comparer avec la saison dernière. Ça n’a rien à voir ! Mario et José doivent simplement apprendre à se connaître. Avec Fred (Déhu), nous n’avions par exemple pas besoin de parler. Cette complicité viendra avec le temps et me permettra de prendre plus librement mon couloir droit. »

PSG.fr -. Comment abordez-vous cette rencontre face à un promu ?
Bernard Mendy : « Le groupe a envie de réagir, de se mettre minable ! Maintenant, nous savons aussi qu’il n’y aura pas de match facile. Face à Istres (1-1), Caen n’a jamais rien lâché et d’après les échos que j’ai, ils souhaitent réussir un truc au Parc… »

PSG.fr -. Justement, as-tu hâte de retrouver le Parc des Princes ?
Bernard Mendy : « Nous sommes tous impatients, et c’est surtout vrai pour les nouveaux. J’ai besoin de sentir nos supporters derrière nous, prêts à s’enflammer. »

PSG.fr -. Un mot concernant ton avenir…
Bernard Mendy : « Cela avance ! Tout sera réglé très vite. »

Propos recueillis par Anthony Baca
girlinlove
PARIS-SG


Ljuboja forfait contre Caen


Blessé au mollet droit, Ljuboja est forfait pour le match contre Caen, samedi au Parc des Princes. Il est aussi incertain pour le déplacement à Toulouse, le 21 août. Contre Caen, Ibisevic semblait hier le mieux placé pour épauler Pauleta en attaque. Touché à une cheville mardi après-midi, Alonzo a pu s’entraîner normalement hier matin. Il sera donc apte, sauf surprise, samedi. À l’issue de cette séance à huis clos, Mendy s’est exprimé sur sa perte de ballon, à l’origine du second but rennais face au PSG (2-1). « Si je n’avais pas perdu ce ballon, il n’y aurait pas eu but, estime le latéral droit parisien. C’est une très grosse faute de ma part. Mon match à Rennes est une catastrophe. J’aurai à cœur de me racheter samedi, au Parc, contre Caen et je le ferai. » – J. T.

Helder tout proche du PSG


DE NOUVELLES DISCUSSIONS ONT EU LIEU, hier soir, entre Vahid Halilhodzic et Helder (33 ans).

Le défenseur central portugais, libre depuis la fin de son contrat à Benfica, a convaincu le manager sportif du PSG de le recruter. Plus que la durée du contrat (un an), ce sont les conditions financières qui restaient hier en discussions. À Benfica, Helder gagnait environ 100 000 euros brut par mois. Chiffre qu’il était disposé à baisser en arrivant à Paris. Halilhodzic attend de finaliser son recrutement – il cherche aussi un milieu et un attaquant – avant de se pencher sur la prolongation de contrat de Bernard Mendy, libre dans un an. – J. T.


FARNERUD A LE CHOIX.
– Pontus Farnerud (24 ans), le milieu suédois de Monaco, pourrait quitter la L 1. Prêté la saison dernière à Strasbourg, approché par Nice, il préférerait partir à l’étranger. Une offre émane du Celtic Glasgow, une de Hambourg. Deux clubs anglais l’ont également approché, Portsmouth et Everton. – G. D.

source: lequipe papier
Averroes
entrainement du jour du psg sur le site officiel

http://www.psg.fr/fr/news/diaporama/0,,,00.html
girlinlove
« Prendre notre revanche »

Déçu par la défaite parisienne à Rennes, Jérôme Rothen est motivé comme jamais pour retrouver le chemin de la victoire. Le gaucher du club de la capitale pourrait d’ailleurs sonner la charge samedi face à son club formateur, à l’occasion de son premier match au Parc des Princes en Rouge et Bleu. Une rencontre qui promet son lot d’émotion au titi parisien !


Au camp des Loges

PSG.fr -. Jérôme, que t’inspire la décision de Zidane d’arrêter sa carrière internationale ?
Jérôme Rothen : « Je pense qu’il faut d’abord respecter son choix, bien que ce soit une perte importante pour le collectif. Son départ va laisser un vide dans l’équipe. Il ne sera pas aisé de le remplacer. C’est un grand joueur, sur comme en dehors du terrain, et l’homme nous manquera autant que le joueur. J’ai vraiment pris plaisir à évoluer à ses côtés. »

PSG.fr -. Revenons sur la rencontre face à Rennes…Jérôme Rothen : « Cette défaite nous a remis les idées en place. Cela nous a rendu orgueilleux, et nous avons désormais a cœur de prendre notre revanche. Nous avons beaucoup parlé après ce match, maintenant il faut agir et prendre les trois points samedi face à Caen. »

PSG.fr -. Comment expliques-tu ce mauvais départ ?
Jérôme Rothen : « Nous avons ressenti une certaine fatigue après notre préparation. Nous manquons de jus, de vivacité, mais cela viendra progressivement. En attendant, nous devons compenser ce manque par le mental et le physique. D’ailleurs, nous réalisons de bonnes deuxièmes périodes grâce à notre travail d’avant saison, maintenant il faut jouer tout le match sur ce rythme. Pour le beau jeu, nous verrons après notre première victoire. »

PSG.fr -. L’an dernier, le PSG n’était pas attendu, au contraire de cette année. Cela peut-il jouer en votre défaveur ?
Jérôme Rothen : « Je ne crois pas, car face au PSG on a toujours envie de bien faire. Lorsque j’évoluais à Troyes, les matches contre Paris étaient toujours des événements, que les Parisiens soient classés premiers ou 15e. Ce n’est donc pas une excuse. Nous avons beaucoup d’ambition, et nous allons nous en donner les moyens. Je suis venu pour ça ! »

« Il n’y aura pas de sentiment »

PSG.fr -. Que penses-tu de ta prestation lors du premier match de la saison ?
Jérôme Rothen : « Je n’ai pas effectué un très bon match pour la reprise. Mais pour qu’un joueur soit bon, il faut que le collectif soit également au top. Aucun joueur n’est sorti du lot. A Rennes, nous avons tous raté notre match. Je suis gonflé à bloc pour donner mon maximum à chaque match, mais ce n’est pas Rothen qui va faire gagner le PSG, c’est le collectif ! »

PSG.fr -. Comment évolue ton entente avec Sylvain Armand dans le couloir gauche ?
Jérôme Rothen : « Nous avons travaillé sur les côtés à l’entraînement. J’ai également beaucoup parlé avec Sylvain et nous avons réalisé de belles combinaisons lors des matches amicaux. C’est un joueur de ballon, comme moi, et notre duo peut très vite s’avérer intéressant. Seulement, je suis conscient que nous n’aurons pas vingt matches pour être prêts. »

PSG.fr -. Samedi, tu rencontreras Caen, ton club formateur…
Jérôme Rothen : « Tout à fait, et c’est quelque chose de très important pour moi. Cela fait quatre ans que je rêve d’affronter Caen en Ligue 1. Le Stade Malherbe mérite vraiment d’être là. Mais samedi, il n’y aura pas de sentiment, je ne jouerai que pour la victoire ! »

PSG.fr -. Ce ne sera pas le seul évènement pour toi, puisque ce sera également ton premier match au Parc, sous tes nouvelles couleurs !
Jérôme Rothen : « J’espère que cette première au Parc restera un bon souvenir, et pour cela il faut gagner. Je veux vraiment réaliser une grosse prestation, comme j’essaye de le faire à chacune de mes sorties. Notre objectif, cette année, est de prendre tous les points possibles à la maison. Nous avons mal débuté à Rennes, alors nous aurons à cœur de nous rattraper devant notre public. »

Propos recueillis par Loïc Prigent

Sélection

«Une immense fierté»


Mendy et Rothen ont été appelés par Raymond Domenech pour affronter la Bosnie, le mercredi 18 août, à Rennes. Ils nous livrent leur réaction !


Jérôme Rothen (Milieu de terrain du PSG)
« C'est toujours un honneur et une joie d'être sélectionné en équipe de France. Le match France-Bosnie marque le début d'une nouvelle aventure. De nouvelles têtes intègrent le groupe désormais managé par Raymond Domenech, le nouveau sélectionneur. Une fois que tu as porté le maillot de l'équipe de France, tu n'as plus envie de le lâcher ! Je suis donc très content d'être appelé en Bleu et de retrouver les amis parisiens et monégasques (Mendy, Givet, Evra ou Squillaci). Nous allons maintenant travailler avec humilité, respect et arborer fièrement ce maillot Bleu. »


Bernard Mendy (Défenseur du PSG)
« Je suis très content ! C'est une immense fierté de me retrouver dans un groupe où des joueurs comme Zidane, Thuram ou encore Desailly sont passés. Il va me falloir beaucoup travailler et progresser aux côtés des meilleurs. Mon souhait est évidemment d'aller le plus loin possible avec ce groupe. Après ma première sélection contre le Brésil, j'ai vraiment envie de confirmer et remercier le coach pour la confiance qu'il me donne. A moi de saisir ma chance et de montrer que je mérite cette sélection. J'aurais bien aimé continuer avec Zidane, le meilleur joueur du monde selon moi. Il va nous manquer et comme tous les Français, je lui demande de rester encore un peu. Nous pourrions jouer jusqu'en 2006 et gagner la coupe du Monde ensemble. »
girlinlove
Transfert - Helder Marino tout proche du Paris SG, selon Halilhodzic
jeu 12 aou, 8:45 PM


PARIS, 12 août (AFP) - Le défenseur international portugais, Helder Marino, devrait bientôt signer en faveur du Paris SG (L1), mais les discussions bloquent pour l'instant "sur la durée du contrat ou le salaire", a déclaré jeudi l'entraîneur du club parisien de football, Vahid Halilhodzic.


"C'est un joueur d'expérience, qui a une grande maîtrise tactique. En Ligue des champions, où (Mario) Yepes sera suspendu les deux premiers matches, il peut nous être utile", a déclaré Halilhodzic, alors qu'un ou deux autres joueurs doivent encore arriver au club d'ici à la fin du mercato.

Ancien international portugais, Helder Marino, 33 ans, est en fin de contrat avec le Benfica Lisbonne (1re div. portugaise).

L'entraineur du Paris SG a par ailleurs annoncé que l'attaquant nigérian Bartholomew Ogbeche resterait finalement au sein du club parisien. "Il a compris et reconnu certaines erreurs qu'il a commises l'an dernier, il est venu me parler et s'est excusé. Je ne suis pas rancunier. C'est un joueur qui a beaucoup de talent, il réintègre le groupe", a déclaré le technicien franco-bosniaque.

Ogbeche, 19 ans, avait été prêté lors de la deuxième partie de la saison 2003-2004 au SC Bastia (L1).


source: yahoosport
girlinlove
Ligue 1/PSG
« Il n'y aura pas de sentiment »
JÉRÔME ROTHEN, milieu de terrain du PSG


APRÈS LA DÉFAITE du PSG à Rennes (2-1), samedi soir, la star des recrues parisiennes sait qu'il faut réagir face à Caen, son club formateur, demain.

Existe-t-il une attente particulière, avant vos débuts à domicile sous le maillot du PSG ?

Jérôme Rothen. L'attente, c'est de gagner. En jouant bien ou moins bien, peu importe. Le Parc cette année, ça doit être ça. Pour une équipe ambitieuse, un match à domicile, c'est trois points. C'est pour cela qu'il faut en lâcher le moins possible. En plus, on a mal débuté à Rennes et on a envie de lancer notre championnat.

Vous ne ressentez pas un frisson particulier avant cette première au Parc ?
Il y a beaucoup de choses autour de ce match pour moi. C'est ma première avec mes nouvelles couleurs, j'espère en garder un très bon souvenir. Personnellement, j'espère livrer une grosse prestation, car ce sera important à double titre. Je joue en L 1 contre mon club formateur, j'attendais cela depuis quatre ans. Je suis content de retrouver le Stade Malherbe, car c'est une région qui mérite une équipe de ce niveau. Maintenant, il n'y aura pas de sentiment. J'espère qu'ils feront une bonne année, mais que leur saison débutera après la rencontre du Parc.

Vous ressentez une pression particulière, après le match raté à Rennes ?
Ça nous remet les idées au clair. On est tous orgueilleux... quand on prend une claque, on a envie de réagir. On sait ce que l'on doit faire. On a raté le premier rendez-vous, c'est un avertissement. On a beaucoup parlé cette semaine. Maintenant, c'est sur le terrain que ça se passe.

La préparation physique pèse-t-elle encore dans les jambes ?
Elle a pesé ces derniers temps, on a ressenti beaucoup de fatigue. Mais nous avons été préparés pour jouer plein de matchs, entre le championnat, la Ligue des champions et les deux Coupes. Il nous manque du jus, de la vivacité. Mais pour compenser tout cela, il y a le mental. On a été déficients de ce côté-là à Rennes, on doit remettre les pendules à l'heure.

Le coach parle d'un nouveau statut à assumer. Vous partagez cet avis ?
Lorsque j'étais à Troyes, nous étions hypermotivés avant de jouer le PSG, même si Paris était quinzième. Et il est vrai que c'est toujours plus dur de confirmer une bonne saison. Cela dit, nous sommes tous professionnels et ambitieux. Nous visons la tête de tableau. On a brûlé un joker à Rennes, voilà tout.

On vous présente comme le meilleur centreur du championnat et le pourvoyeur principal de Pauleta. Est-ce facile à gérer ?
Ce n'est pas pour cela que j'ai livré une mauvaise prestation à Rennes. Pour qu'un joueur soit performant, le collectif doit l'être d'abord. A Monaco, j'étais attendu, je sais à quoi m'en tenir. J'ai raté un match, je sais au fond de moi que je n'en raterai pas beaucoup d'autres. Ma motivation est à bloc.
CAMP DES LOGES (YVELINES), DIMANCHE. Jérôme Rothen (à gauche, près d'Alonzo et de Pierre-Fanfan) estime que le PSG a « brûlé un joker » en s'inclinant à Rennes samedi soir. (LP/GUY GIOS.)

Propos recueillis par Bertrand-Régis Louvet
Le Parisien , vendredi 13 août 2004
girlinlove
PSG : OGBECHE RESTE, CARDETTI AU RACING BUENOS AIRES.
– Placé sur la liste des transferts au début de l’été, Bartholomew Ogbeche va finalement rester au PSG, où il est sous contrat jusqu’en juin 2005 avec deux années supplémentaires en option. L’attaquant international nigérian, très bon avec la réserve du club samedi dernier sous les yeux d’Alain Roche, vient d’avoir une discussion décisive avec Vahid Halilhodzic. « Il avait pris un chemin fautif mais il a compris certaines choses et, moi, je ne suis pas rancunier », estimait hier le manager parisien, en référence à des critiques que le joueur lui avait adressées lorsqu’il fut prêté à Bastia l’hiver dernier. Halilhodzic a aussi annoncé les arrivées « d’un, deux ou trois joueurs avant la fin du mois, normalement deux, dont Helder ». Les discussions ont repris hier avec le défenseur portugais, en fin de contrat à Benfica. Le joueur aurait réclamé 50 000 euros par mois. Un accord sur un contrat d’un an devrait être finalisé aujourd’hui. Par ailleurs, Paris reste en quête d’un milieu. Prévues hier, les discussions avec Le Mans (L 2) au sujet de Fabrice Pancrate n’ont pas encore repris. En revanche, Paris a finalisé hier le transfert de l’attaquant argentin Martin Cardetti. « El Chapulin » a signé un contrat d’un an avec le Racing Club de Buenos Aires (D 1 argentine). Financièrement, l’opération est neutre pour le PSG, qui l’avait recruté libre en 2002, à l’expiration de son contrat à River Plate. – J. T.

PARIS-SG

Victime d’une contracture au mollet droit à Rennes (1-2), Ljuboja, aux soins cette semaine, pourrait reprendre l’entraînement collectif dimanche ou mardi prochain. Il sera remplacé par Ogbeche. Pichot, qui a manqué une partie de la préparation en raison d’une blessure à la cheville, restera quant à lui avec la CFA ce week-end.

source: l'equipe papier
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Feuille de match

Samedi 14 août à 17h15

L1 / 2eme journée
PSG - CAEN

Parc des Princes
Arbitre : M.Thual


PSG
Alonzo
B. Mendy
Yepes
Pierre-Fanfan (cap)
Armand
E. Cissé
M’Bami
Rothen
Fiorèse
Reinaldo
Pauleta

Remplaçants
Letizi (g)
Ibisevic
Ateba
Benachour
Ogbeche

Entraîneur : V. Halilhodzic

Caen
Elana
Hengbart
Zubar
Danjou (cap)
Seube
Deroin
Eudeline
Dugardein
Lemaître
Mazure
Watier

Remplaçants
Sorbon
Hébert
Lesoimier
I. Faye
K. Sarr

Entraîneur : P. Remy


L1 / PSG – CAEN :
Le PSG n’a déjà plus le choix
13 août 2004 - Olivier DE LOS BUEIS
Le Paris Saint Germain a mal démarré sa saison à Rennes. Samedi, face à Caen, il faudra engranger trois points pour redonne le sourire à Vahid Halilhodzic. Mais les Caennais de Patrick Remy entendent bien défendre fièrement leurs couleurs au Parc des Princes. Samedi, direct-live à partir de 17H00, cliquez ici

PSG

Le groupe
Toujours privé de Cana, Vahid Halilhodzic devra jouer sans Danijel Ljuboja. Blessé à Rennes. Cette absence profite à Batho Ogbeche : jusqu’ici indésirable, le Nigérian reste au club et fait partie du groupe pour la première fois cette saison. Boskovic est toujours laissé de côté.

Les absents
Blessés : Ljuboja (mollet), Cana (reprise), Rocchi (convalescence)
Suspendu : Aucun
Choix de l’entraîneur : Benhamou, Boskovic

Enjeux et forme du moment
Battu à Rennes, le PSG doit à tout prix réagir. Vahid Halilhodzic n’a pas du tout aimé la prestation de ses joueurs au stade de la Route de Lorient et entend voir ses hommes se battre un peu plus contre Caen. Marseille, Lyon et Monaco ayant bien démarré, le PSG se doit également d’ouvrir son compteur point pour éviter de disputer une nouvelle course à handicap comme celle de la saison passée.

La phrase de... Jérôme Rothen
« Face à Caen, nous voudrons remettre les pendules à l’heure après le match de Rennes. On ne prend pas Caen comme une petite équipe. Il faudra la victoire, avec ou sans la manière. » (Football365)



CAEN

Le groupe
Privé de Clément et Jovicic, Patrick Remy sera privé pour ce déplacement à Paris d’Aziz Ben Askar (orteil) et de Grégory Dufer insuffisamment rétabli..

Les absents
Blessés : Dufer (reprise), Clément (reprise), Ben Askar (orteil), Jocivic (claquage à une cuisse), Suares (reprise)
Suspendu : Aucun
Choix de l’entraîneur : Planté, Bakour, Rankovic, Mawené

Enjeux et forme du moment
Tenus en échec à D’Ornano par Istres, les Caennais ne viendront pas en victimes au Parc des Princes, même si Patrick Remy s’attend à un match difficile.

La phrase de... Raynald Lemaître
« Le Parc, j'y ai juste fait des concours de jonglages à la mi-temps de matches pros. Mais je ne serai pas intimidé. » (Ouest-France)


source: football365

Le PSG a été pris à froid lors de la première journée du championnat. Avec un recrutement de qualité (Yepes, Rothen, Armand …), Paris se plaçait en tête des favoris pour le titre. Mais cette première défaite contre Rennes a très vite ramené à la réalité les Parisiens. La défense, remaniée durant l'intersaison, a donné des sueurs froides à l'entraîneur, qui reprocha à ses joueurs d'être trop sûrs d'eux-mêmes. Samedi, au Parc, les joueurs du PSG auront à cœur devant leur public de se montrer à la hauteur de leurs ambitions.
Du côté de Caen, après avoir étrenné en douceur le retour en L1 avec un nul à domicile contre Istres (1-1), l'autre promu, les joueurs du Stade Malherbe tenteront de prendre un ou des points face à une des plus grosses écuries de la L1. Patrick Remy, l'entraîneur, ne semble pas inquiet et compte sur les qualités de son groupe pour aborder ce match.
Le PSG devra se passer des services deLjuboja, blessé et absent pour quelques semaines. Ce sera sans doute l'occasion pour Vahid Halilhodzic de donner plus de temps de jeu au jeune Ibisevic au côté de Pauleta, qui a pris du retard dans sa préparation. Caen de son côté évoluera sans l'attaquant Zoran Jovicic, toujours blessé.



source: sports.fr
girlinlove
Quand la Normandie pille le vivier parisien

CAEN PUISE largement en Ile-de-France. Six joueurs du groupe professionnel actuel en sont issus. Steve Elana, le gardien de but né à Aubervilliers, a débuté à l'ES parisienne.
Le défenseur central Frédéric Danjou est né à Clamart. Gael Suares a touché son premier ballon à Fontenay-sous-Bois. Le milieu de terrain Jimmy Hébert a été formé à Pontoise. Reynald Lemaître a appris les fondamentaux à Rosny-sous-Bois, avant d'intégrer l'INF Clairefontaine. Enfin, pour l'attaquant Sébastien Mazure, tout a débuté à Savigny-sur-Orge. « Il y a un tel vivier en Ile-de-France..., souligne Sébastien Bannier, chargé du recrutement des jeunes. Cette année, notre centre de formation compte onze éléments venant de la région parisienne. » Le fruit d'une véritable philosophie. « Trois personnes travaillent pour nous en Ile-de-France, explique Bannier. Ils supervisent les détections, l'INF Clairefontaine, certains clubs formateurs essonniens comme Savigny ou Brétigny. Nous sommes aussi partenaires de l'UJA Alfortville. Quand nous repérons un garçon, nous le supervisons six fois avant de le mettre à l'essai. Certains proposent des sommes allant de 80 000 à 150 000 euros pour un jeune. Nous, zéro. Nous devons donc être les premiers sur l'information. »
Rothen, Gallas , Sommeil... Ainsi, outre Bernard Mendy et Jérôme Rothen, Caen a « sorti » William Gallas (Chelsea), Mathieu Bodmer (Lille), David Sommeil (Manchester City) et on en passe. Au total, le budget consacré à la formation par le club normand s'élève à 1,4 million d'euros par an. « Entrer au centre de formation du PSG aurait peut-être été possible, indique Sébastien Mazure. Certains de ma génération, comme Abriel, Kelban ont tenté le coup, mais ils n'y ont pas percé. »

Bertrand-Régis Louvet
Le Parisien , samedi 14 août 2004

Son club formateur ne l'a pas oublié

DANS LE CLUB-HOUSE du stade Michel-d'Ornano de Caen, son maillot du PSG trône fièrement dans un cadre. C'est un fait établi, Bernard Mendy a de la mémoire : « Il ne nous a pas oubliés, le cordon ombilical n'est pas coupé », avoue Pilou Mokkadel, ex-responsable du lieu de vie du centre de formation. Mendy vient d'ailleurs d'orienter son jeune frère, Jean-Luc (14 ans) vers le SMC.
Le jeune arrière latéral était pourtant contacté par Sochaux (L 1). Au-delà de ses formidables qualités athlétiques, le joueur du PSG a laissé une trace : « Contrairement à ce que l'on connaît de lui, Bernard était très timide à son arrivée au club, se souvient Pascal Théault, alors responsable de la formation. Il était attaquant et courait partout. On l'a vite replacé en défense, mais il avait du mal à se concentrer. C'était un phénomène dans tous les sens du terme. Mais, venant d'un quartier difficile, il a toujours eu une grande force en lui, car il savait d'où il venait. » Au rang des anecdotes, il y a ce but en Deuxième Division, lors de la saison 1999-2000. Mendy dribble toute l'équipe adverse en fin de match. « Phénoménal », selon Théault. « Pour l'un de ses premiers matchs en D 2, il a tiré un corner », raconte Pilou Mokkedel. « Mais le vent était tellement violent que le ballon lui est revenu. Il ne s'est pas démonté et l'a repris de volée. Ça, c'est Bernard. Il n'a peur de rien, de personne. »

B.-R.L.
Le Parisien , samedi 14 août 2004


Bernard Mendy, le coeur à Caen

C'EST AU PILOU'S Club que tout a commencé. Bernard Mendy, arrivé au centre de formation de Caen à l'âge de 15 ans, déjeunait souvent dans ce restaurant, celui du club. « J'avais repéré la fille des deux patrons », glisse malicieusement le latéral droit.
Elle s'appelle Mélanie et fréquente le même lycée de Caen que le futur joueur du PSG. Bernard n'y décroche pas seulement son BEP vente action marchande. Il tombe rapidement amoureux : « Dès le premier jour, je me suis dit : C'est elle ! Je l'ai attrapée avec mes griffes de lion », confie-t-il, dans un éclat de rire. Surtout, il ne le regrette pas : « C'est grâce à elle que j'en suis arrivé là, que j'ai une bonne petite carrière. C'est mon équilibre, ma personne de confiance. » Cet après-midi, elle sera dans les tribunes pour le soutenir, même si elle n'est pas « groupie ». Elle revient à peine de vacances passées sur la Côte avec la compagne d'Eric Abidal. Les couples se sont connus par l'intermédiaire du Lillois Mathieu Bodmer, qui a côtoyé Abidal dans le Nord et Mendy à Caen. Cette saison, Mélanie s'est réjouie du retour de prêt d'Edouard Cissé, l'un des Parisiens dont elle se sent le plus proche.
Il y a conservé de nombreux amis Mélanie et Bernard partagent toutes leurs expériences. Elle l'a suivi en Angleterre, lors de son passage à Bolton, a poursuivi ses études à Paris quand son fiancé y est revenu et travaille désormais dans un salon esthétique à Saint-Germain-en-Laye. Le 20 mai dernier, lorsqu'il a foulé la pelouse du Stade de France auréolé de sa première sélection nationale contre le Brésil, elle en avait « les larmes aux yeux ». Entre eux, c'est fusionnel. Le mariage est programmé... Caen a donc tout apporté à Mendy. Dimanche dernier, au lendemain de la défaite contre Rennes (2-1) où, de son propre aveu, il a commis « une énorme faute », c'est là-bas qu'il est parti se ressourcer. « Je n'avais pas envie de me morfondre à Paris », glisse-t-il. En Normandie, Mendy a conservé de nombreux amis et comme il est très famille il adore se retrouver avec les parents de Mélanie « qui connaissent bien le foot ». Plage, jet-ski : le défenseur trouve sur place tout ce qu'il aime depuis son adolescence. A un moment donné, Mendy a hésité entre football et basket, car il a été formé sur les play-grounds du quartier de la Madeleine, à Evreux. « Mais ma passion, c'était le foot », explique-t-il aujourd'hui. Manifestement, il a fait le bon choix.


Football, Ligue 1/ Le PSG doit gagner
PSG - Caen

«ON A BEAUCOUP parlé et beaucoup travaillé. » Voilà comment Vahid Halilhodzic résume la semaine qui vient de s'écouler. Pour vite oublier la défaite à Rennes (2-1), le manager bosniaque a utilisé une méthode salutaire l'an dernier.
Il s'est d'abord servi des médias pour dire à ses joueurs ce qu'il pensait de leur attitude sur la pelouse bretonne. Laissant entendre que certains avaient la grosse tête, il a provoqué une réaction d'orgueil dans son groupe. Toujours par l'intermédiaire des médias, ses joueurs se sont offusqués de tels propos. « Face à moi, ils ne m'ont pourtant rien reproché », précise Halilhodzic, avant d'en rajouter : « Certains ont un nouveau statut, d'autres ont revalorisé leur salaire. Il faut avoir un mental pour assumer ça. Il leur manque un peu d'abnégation et de modestie. » Histoire de mettre un bémol à des déclarations qui pourraient encore fâcher, Halilhodzic précise : « Je dis ce que je pense, ça me joue peut-être des tours. Mais je suis comme ça. Quand je vois un chat, je dis que c'est un chat. Certains de mes collègues, eux, lancent : Tiens, un chien ! »
« L'effet Parc des Princes » Toutes les paroles lâchées par Halilhodzic pourraient laisser penser que l'ambiance au camp des Loges est tendue en ce début de saison. Il n'en est rien. Depuis son arrivée dans la capitale, l'entraîneur n'a même jamais semblé aussi détendu. Est-ce un leurre ? Sans doute pas. Malgré le premier faux pas en L 1, Halilhodzic reste convaincu des grandes qualités de son équipe. « A Rennes, nous avons fait un très mauvais match, mais nous nous sommes procuré deux ou trois bonnes occasions en deuxième mi-temps et nous aurions pu obtenir le nul, rappelle-t-il. Je ne peux pas douter de la valeur et du caractère de mes joueurs après seulement un match. Je serai patient avec ce groupe, car il le mérite. » Comme leur entraîneur, les joueurs n'ont pas perdu le sourire, mais ils ne cachent pas que leur fierté en a pris un coup en Bretagne. Cet après-midi, face à Caen, il s'agira d'abord de laver l'affront. « Contre Rennes, on a peut-être pris la bonne claque au bon moment, estime Bernard Mendy. Ce n'était que le premier match et il ne faut pas désespérer. Le coach nous a dit ce qui n'allait pas. Maintenant, on va se mettre minable pour le partenaire. Pour notre premier match au Parc, il faudra mettre de la folie pour que le stade s'enflamme. » Halilhodzic compte lui aussi beaucoup sur « l'effet Parc des Princes ». « J'attends une réaction, gronde-t-il. L'équipe est blessée et elle doit se racheter devant son public qui n'aura peut-être pas la même patience qu'en début de saison dernière. » Lors des quatre prochaines journées, les Parisiens se mesureront aux trois promus. Ils ne devraient pas avoir trop de mal à assumer leur statut de favori. Prenant exemple sur ses belles années lilloises, Halilhodzic a mis en garde son groupe. « Jouer contre un promu n'est jamais facile, a-t-il indiqué. Lors de notre première saison en L 1 avec Lille, je me souviens avec quelle motivation nous abordions les matchs contre le PSG. On n'avait rien à perdre et tout à gagner. C'est ça, le piège. » Mais le PSG n'a pas le droit d'y tomber.

Souvent, le futur champion perd son premier match...

PEUT-ON REMPORTER le titre après avoir perdu son premier match de championnat ? Oui, c'est arrivé à Lyon à deux reprises, lors de ses trois derniers titres. D'ailleurs, cinq des dix derniers champions ont perdu leur premier match. Pour le PSG, cette statistique a une saveur particulière, puisque la saison de son dernier titre (1993-1994), le club de la capitale avait chuté dès son premier match à Bordeaux (1-0), avant de réagir au Parc face à Lille (2-1).

Cette année-là, les Parisiens n'avaient perdu que trois matchs et avaient battu Caen 2-0 à domicile, lors de la 6 e journée. Tous les espoirs sont donc permis à l'équipe de Vahid Halilhodzic.

La défense du PSG en question



IL SUFFIT d'une erreur de placement ou de concentration pour perdre un match. Le PSG en a fait le douloureux constat lors de la première journée, à Rennes. Point fort la saison dernière, l'organisation défensive parisienne n'offre plus toutes les garanties.
Cette semaine, Vahid Halilhodzic a basé l'essentiel de son travail sur ce secteur. « Avant de penser à attaquer, il faut déjà défendre, explique le coach parisien. Je suis surtout déçu par notre naïveté face à un joueur de 1,60 m pour 50 kg (NDLR : pique adressée à Frei, qui mesure 1,80 m pour 74 kg). Sur les touches, nous avons toujours redonné le ballon à l'adversaire. Voilà le genre de détails qu'il nous faut absolument régler. » La principale interrogation vient de l'axe central. « La charnière n'a plus rien à voir, constate Bernard Mendy. Fred (Déhu) était davantage un relanceur. Maintenant, on a deux grosses pointures physiques. Avec Fred, on n'avait pas besoin de se parler, avec José, c'est différent. Nous n'avons pas encore trouvé les automatismes mais, au fur et à mesure des entraînements et des matchs, ça va venir. » Halilhodzic n'éprouve pas vraiment de doutes non plus : « Yepes et Pierre-Fanfan doivent être complémentaires. Avec du travail, ils y arriveront. La saison dernière, Yepes évoluait comme libero dans une défense à trois, Pierre-Fanfan jouait à quatre. » Reste à savoir si Halilhodzic maintiendra systématiquement sa défense à quatre. « Si je vois qu'une défense à trois convient mieux et apporte plus, pourquoi pas ?, répond l'entraîneur parisien. Tout est possible, on peut jouer en 3-4-3 ou en 3-3-3-1, comme l'Argentine. J'ai plein d'idées et je ne suis pas fixé sur un système. Ça dépend surtout de mes joueurs. Les changements tactiques, il faut les travailler et bien les expliquer, c'est une question de volonté et de concentration. »

LE MATCH L'enjeu



Paris compte déjà trois points de retard sur ses principaux concurrents au titre. Il doit absolument s'imposer contre Caen, promu en L 1. Victime d'une blessure à un mollet, Ljuboja ne jouera pas.
Pauleta devrait être titularisé d'entrée. A Caen, le jeune Ronald Zubar (18 ans), qui remplace Ben Askar en défense centrale, jouera son premier match en L 1. Huit de ses partenaires ont découvert la L 1 la semaine dernière.
L'avis des entraîneurs Vahid Halilhodzic (PSG). « Nous devons tirer les leçons de notre défaite à Rennes. Si on n'est pas fâchés après ce match, il faudra se poser des questions. C'est un problème mental, nous ne sommes pas encore entrés dans le championnat. On doit se racheter devant notre public. » Patrick Remy (Caen). « Tous les points ont le même poids. Alors, jouer contre le PSG, c'est comme jouer contre Gueugnon ou Wasquehal. Rester derrière n'est pas un gage de sécurité. Il faudra faire les choses que l'on sait faire. Ma grosse crainte, c'est d'avoir des regrets après le match. »
Les absents PSG. Ljuboja (contracture mollet droit), Boskovic et Cana (convalescents), Rocchi, Benhamou, Badiane, Pichot, Teixeira (choix de l'entraîneur). Caen. Ben Askar (fissure orteil droit), Jovicic (déchirure), Suares, Clément et Dufer (convalescents), Lesoimier et Bakour (choix de l'entraîneur).
L'arbitre Olivier Thual, 28 ans, enseignant originaire d'Aquitaine, dirigera, ce soir, son premier match au Parc.


L.P.
Le Parisien , samedi 14 août 2004
girlinlove
LES NOTES
M'Bami s'est pourtant démené




UNE SEMAINE n'a pas suffi à gommer tous les défauts de ce PSG 2004-2005. La fébrilité défensive des Parisiens a rapidement mis Caen en confiance. Menés par deux fois au score, les Normands ont su saisir leur chance.
Après un bon début de match, la ligne d'attaque parisienne s'est éteinte et son manque de réalisme lui a été fatal. L'édifice parisien est séduisant sur certaines phases de jeu mais se montre d'une fragilité inquiétante. Alonzo (5,5). Décisif dès la première minute face à Deroin, il dévie ensuite du bout des doigts une frappe de Mazure (43 e ). Il ne peut rien sur le but de Hengbart. Mendy (5). Le latéral droit voulait se racheter après sa mauvaise prestation à Rennes. Il a produit un match honorable. Percutant, mais du déchet dans ses passes. Vu la sévérité du penalty qu'il a concédé, il n'a rien à se reprocher. Pierre-Fanfan (5). Son manque d'automatismes avec Yepes est flagrant et il doit souvent combler les espaces laissés par son partenaire. Sa sérénité n'est pas encore communicative. Yepes (4). Premier match au Parc, premier but et première expulsion. Au-delà des statistiques, on retiendra ses erreurs de placement. A l'aise en un contre un, il a beaucoup de mal à se situer dans la défense. Armand (4). Sans doute fautif sur le but de Hengbart vu la réaction d'Alonzo. Comme Yepes, l'ancien latéral nantais n'a pas encore trouvé ses marques. Des relances approximatives et des hésitations coupables. Fiorèse (5,5). Avec beaucoup de sang-froid, il convertit sa première occasion en but (9 e ). Très mobile, il a ouvert des espaces et offert des solutions jusqu'à la dernière minute. On l'a connu plus combatif sur les phases défensives. E. Cissé (4,5). Milieu défensif aux côtés de M'Bami, son registre est plus technique et davantage porté vers l'avant que celui de Cana. Cela peut expliquer les espaces qui se sont régulièrement ouverts au milieu de terrain. Averti à la 33 e . M'Bami (6). Plaque tournante du jeu parisien, son activité est impressionnante. Une belle reprise de vingt mètres (80 e ) contrée sur la ligne par Deroin. Remplacé par Benachour (84 e ), sévèrement averti deux minutes plus tard. Rothen (4,5). Pour ses grands débuts au Parc, il frappe le corner qui amène le but de Yepes. C'est à peu près tout. Même si le milieu international s'est libéré en fin de match, il est resté bien trop discret. Reinaldo (5,5). L'attaquant brésilien s'est révélé bien meilleur dans la construction que dans la conclusion. Une passe décisive (9 e ), puis un face-à-face raté avec le gardien adverse (22 e ). Une belle frappe détournée par Emana. Bien plus actif et utile qu'à Rennes. Remplacé par Ibisevic (67 e ). Pauleta (4,5). Une activité inconstante et surtout, deux très bonnes occasions ratées (30 e et 52 e ). Cède sa place à Ogbeche (67 e ). Caen a été remarquable et a toujours cru en sa chance. Le gardien Steeve Elana s'est montré décisif à plusieurs reprises. Les milieux de terrain Deroin et Eudeline se sont bien amusés. L'arbitre, M. Thual (4), effectuait son premier match en L 1 et s'est bizarrement montré très sévère envers les Parisiens.

Football, Ligue 1/ Sans défense, Paris plonge déjà dans le doute
PSG - Caen 2-2





C'ÉTAIT UN BEL après-midi ensoleillé. Le PSG l'a obscurci. Qu'on se le dise, la formation parisienne traverse désormais sa traditionnelle crise automnale en été.
Comme la saison passée, elle laisse filer dangereusement des points dès le début du championnat. Sa mémoire devrait pourtant lui rappeler qu'en agissant de la sorte, elle a échoué d'un rien pour le titre l'année dernière. Or, l'équipe Monégasque compte déjà cinq longueurs d'avance... Les Parisiens n'ont pris seulement qu'un point en deux rencontres, avec trois buts marqués et déjà quatre encaissés. Ils ont le même nombre de points qu'après deux journées à pareille époque l'année dernière. L'équipe parisienne pourra toujours se consoler en se disant que si l'aventure finit de la même façon, il n'aura pas à le regretter. Mais, en ce moment, pas grand-chose ne fonctionne. La chance n'est plus au rendez-vous, en témoigne ce penalty généreux accordé en faveur de Caen hier. L'équipe normande égalise alors par Sarr après une main peu flagrante de Mendy dans la surface (2-2, 72 e ). Jérôme Rothen est bien loin de ses arabesques monégasques. C'est d'ailleurs tout le couloir gauche qui est défaillant, Sylvain Armand n'ayant pas encore trouvé ses marques. Quant à la charnière centrale Yepes - Pierre-Fanfan, elle est approximative. Pour ne rien arranger, le Colombien sera suspendu à Toulouse. Il a reçu un carton rouge bête pour un coup de coude sur Danjou en fin de match... On voit mal avec quelle défense digne de ce nom le PSG va s'avancer sur les bords de la Garonne samedi prochain ! L'équipe de Vahid Halilhodzic aurait dû se méfier de son entame de match, brouillonne. Elle voit débouler Deroin en préambule à sa pénible soirée. Le Caennais bute sur Jérôme Alonzo (1 r e ). Heureusement, Fiorèse négocie parfaitement une talonnade de Reinaldo pour ouvrir le score d'un tir croisé (1-0, 9 e ). Les deux hommes, bien en jambes, constituent l'une des rares satisfactions de ce tout début de championnat. Arrive une litanie d'occasions manquées, par Pauleta (12 e ) ou Reinaldo (22 e ), dont les frappes n'attrapent pas le cadre.
« Nous ne sommes pas assez rigoureux et concentrés » « J'avais regretté le manque d'ambitions à Rennes mais, ce soir, il y en avait, lance Vahid Halilhodzic, très déçu. Mais on n'a pas gagné. Pourtant, on a créé du jeu, on a eu beaucoup d'occasions et on a été sanctionnés. C'est la réussite qui nous a manqué. Je ne peux rien reprocher aux joueurs, même si on est loin de notre maximum. » L'entraîneur médite déjà sur ces deux buts pris sur coups de pied arrêtés, dont le premier juste avant la mi-temps par Hengbart d'une talonnade (44 e ). C'est un signe qui ne trompe pas : le PSG a raté ses débuts et fins de mi-temps et il s'est fait deux fois rejoindre au score alors que Yepes avait donné l'avantage de la tête sur corner de Rothen (2-1, 57 e ). « Nous ne sommes pas assez rigoureux et concentrés », diagnostique l'entraîneur parisien, conscient que son équipe nécessite encore énormément de réglages, « offensifs et défensifs ».

Romain Rocchi, le milieu de terrain du PSG a été prêté pour an à Bastia avec option d'achat.


Laurent Perrin
Le Parisien , dimanche 15 août 2004

« C'est comme une défaite »



AVEC SA FRANCHISE habituelle, le gardien de but parisien analyse le match nul du PSG face à Caen (2-2). Pour lui, la situation n'est pas inquiétante, mais une réaction s'impose de toute urgence. Quel sentiment domine, après ce match nul ? Jérôme Alonzo.
La déception. Il faut croire que tous les mois d'août se ressemblent. J'ai l'impression de nous retrouver un an en arrière et c'est très désagréable. Quelque chose plane au-dessus de nous. Cela prouve aussi qu'une bonne préparation ne garantit rien. On a travaillé comme des fous et, malgré cela, on a du mal à démarrer. Je suis très déçu, très triste. On a vu de bonnes choses, on mène, mais le penalty est un peu sévère car Bernard (Mendy) cherche à se protéger. Monsieur l'arbitre en a décidé ainsi. C'est dommage, car Caen a été très bon jusque-là, mais on sentait que nos adversaires avaient pris un petit coup derrière la tête, après notre deuxième but. Est-ce aussi inquiétant que le début de saison dernière ? Vous savez, rien n'est inquiétant. On n'a joué que deux matchs, servons-nous de l'expérience pour voir qu'il ne faut pas enterrer ce PSG trop vite. Au niveau de l'autocritique, on est bien (sourire). On sait faire la part des choses. Mais vraiment, août est très pénible. Le plus frustrant, c'est qu'il n'y a pas de grosses lacunes comme on a pu en voir à Rennes. Il y a même un progrès certain. Avec une défense remodelée, ne vous manque-t-il pas un peu de temps ? Quand on joue au PSG et que l'on vise les premiers rôles, du temps, on n'en a pas. On va devoir aller vite. Il n'y a pas de panique dans le vestiaire, d'abord un gros sentiment de frustration. Un match nul 2-2 au Parc des Princes contre un promu, c'est comme une défaite. On ne va tirer aucune gloire de prendre un point contre Caen. Dans les moments délicats, les leaders, comme savaient l'être Gabriel Heinze ou Frédéric Déhu, ne font-ils pas défaut ? Peut-être, mais leader vocal, ce n'est pas forcément quelque chose qui s'apprend. On l'est ou pas. Il y a sans doute moins d'aboyeurs que la saison dernière. Il va falloir forcer notre nature, même si c'est un petit peu facile de chercher de ce côté-là. On doit se montrer capable de guider intelligemment, plutôt que de hurler comme un débile.

Le virage Auteuil a manifesté son mécontentement contre les tarifs d'abonnement du PSG. En début de deuxième période, des supporters ont déployé trois banderoles explicites : « Abos trop chers, on n'a plus rien à grailler. » Le personnel du Parc a vite fait disparaître ces slogans.


PARC DES PRINCES (PARIS), HIER. Jérôme Alonzo a été pris à contrepied sur le pénalty de Sarr à la 72 e . « On ne va tirer aucune gloire de prendre un point contre Caen », analyse, dépité, le gardien parisien. (LP/AURELIE AUDUREAU.)


Propos recueillis par Bertrand-Régis Louvet
Le Parisien , dimanche 15 août 2004

Helder en charnière à Toulouse ?




LA SUSPENSION automatique de Mario Yepes pour le prochain match, à Toulouse, plonge Halilhodzic dans l'embarras. Une possibilité serait d'aligner Pierre-Fanfan avec Helder, qui signera pour un an après la traditionnelle visite médicale, aujourd'hui. « Il lui faut un mois de travail », explique pourtant l'entraîneur parisien.
Bernard Mendy ajoute même : « C'est un joueur appliqué, un international, c'est bien pour Paris mais il manque un peu de jus. » Et il n'a aucun automatisme avec le capitaine du PSG. Reste alors Jean-Michel Badiane, 21 ans, intégré au groupe pro cette saison. Cette piste paraît prématurée : Halilhodzic le dit prometteur, mais un peu juste pour l'instant. Dernier recours : faire glisser Sylvain Armand dans l'axe et demander à Ateba d'occuper le poste de latéral gauche. La défense parisienne manquera singulièrement de repères la semaine prochaine. Ces soucis d'effectif reposent le problème du recrutement. « Il nous faudrait encore deux joueurs, mais il n'y a pas d'argent à Paris, regrette Vahid Halilhodzic. Peut-être qu'on peut se faire prêter des joueurs... » Dans le secteur offensif, Paris aurait souhaité Steve Marlet mais l'OM, à qui Fulham le prête, est prioritaire. La seule possibilité serait donc d'acheter l'attaquant. Impossible pour le PSG. Pourtant, l'OM cherche vraiment à s'en débarrasser. Unique recours : un grand club étranger voulant céder l'un de ses attaquants promis au banc, comme le Roumain Mutu (Chelsea).



D.S. et K.N.
Le Parisien , dimanche 15 août 2004

Les Caennais ont des regrets



EN HUIT DÉPLACEMENTS au Parc en championnat, Caen n'avait jamais ramené le moindre point en Normandie. Hier, un seul joueur du stade Malherbe (Danjou) avait déjà évolué en Ligue 1. Malgré tout, le promu est frustré par ce point glané à Paris.
« Je suis déçu, avoue Patrick Remy, l'entraîneur caennais. On a les occasions pour tuer le match, c'est le moins que l'on puisse dire. Nous avons été naïfs et nous avons manqué de lucidité dans les gestes simples. » Sans être de mauvaise foi, l'ancien entraîneur de Sedan convient que PSG a eu largement plus d'occasions de buts mais il enrage contre le décompte mathématique : « Finalement, un nul contre Istres (1-1) ou au Parc (2-2), ça ne donne qu'un point. J'ai un goût amer dans la bouche. Nous sommes mal récompensés de notre prise de risques. » Cédric Hengbart, le défenseur-buteur, partage l'analyse de son coach : « Paris nous a pris de haut. Si nous avions ouvert le score avant eux, la donne aurait changé. Mais nous n'avons pas le droit d'être déçus. Le groupe découvrait ce stade magnifique, impressionnant, bruyant. La soirée est forcément positive. » Formé à Aubervilliers, Steeve Elana, l'excellent gardien de but caennais, connaît bien le PSG et son environnement : « On savait que les Parisiens s'étaient fait remonter les bretelles après leur défaite à Rennes. Ce soir, ils ont développé de belles phases de jeu. Nous prenons deux buts évitables et nous allons décortiquer tout cela avec sérénité. »



Karim Nedjari
Le Parisien , dimanche 15 août 2004

Les Parisiens ne se voilent pas la face



LA COLÈRE s'est transformée en tristesse. Il y a une semaine, à la sortie des vestiaires, à Rennes, les Parisiens s'en voulaient. Ils avouaient même avoir été ridicules.
Hier soir, dans les sous-sols du Parc, les visages étaient une nouvelle fois fermés. Mais, malgré le maigre bilan (un point en deux matchs), les joueurs trouvaient des raisons de ne pas sombrer dans le désespoir. « Nous sommes mitigés, déclare Pierre-Fanfan. On voulait absolument trois points pour bien commencer devant notre public, nous avions de bonnes intentions, mais nous sommes retombés dans des errements. En même temps, il y a quand même du mieux par rapport à Rennes. Je crois qu'il y avait plus de qualité et plus d'envie, on a vu de bonnes choses. »
« Obligation de résultats » Signe que les Parisiens restent sereins, malgré ce nouveau faux pas : aucun d'entre eux ne crie au scandale en évoquant l'arbitrage. Concerné au premier chef, Bernard Mendy analyse cette action calmement : « Je pense que c'est un peu sévère. Je saute et je me protège, le ballon tape mon torse et mon bras, mais ce n'est pas intentionnel. Je l'ai dit à l'arbitre, mais bon... » Puis Mendy positive : « On a fait un très bon match, mais Caen aussi... Il y a du progrès, et on n'a pas à rougir de ce match, l'essentiel est de ne pas perdre. » Les Parisiens savent très bien où se trouvent leurs défauts actuels. « Le coach a dit qu'il nous manquait quatre matchs pour trouver les automatismes, poursuit Mendy. Il faut se parler, on prend le premier but sur une erreur de concentration et de communication. » Pierre-Fanfan offre une analyse plus précise : « On manque de lucidité et de simplicité. Quand on récupère le ballon, on se lance très vite vers l'avant. On va peut-être trop vite, parce que ça fatigue et qu'on n'a pas encore le physique. » Malgré tout, l'optimisme reste de rigueur. « J'espère qu'on ne va pas revivre le même début de saison que l'an dernier, ajoute Mendy. J'ai l'impression qu'on va droit dedans ! Mais je ne me fais pas de souci, car je sais qu'on a une très bonne équipe. » Pierre-Fanfan conclut : « C'est vrai, ça me rappelle un peu la saison dernière. Après, on se souvient que tout s'est bien passé... Il n'y a pas d'inquiétude à avoir, mais on se retrouve quand même dans une situation où on a une obligation de résultats. »

L.P.
Le Parisien , dimanche 15 août 2004
girlinlove
Paris ne méritait pas ça !


Entreprenant, conquérant, mais toujours trop approximatif ! Si le PSG a laissé entrevoir de belles choses, il a une nouvelle fois péché dans la finition. Héros malheureux de ce premier match au Parc, Yepes a inscrit un joli but de la tête avant de se faire expulser en fin de match. Ajoutez-y un penalty sévère et vous comprendrez pourquoi Paris grimace !


Au Parc des Princes

La capitale se vide au mois d’août et son équipe de foot a pris la fâcheuse habitude de se chercher à cette même période de l’année. Comme la saison dernière, le PSG débute en effet poussivement sa saison avec un point empoché en deux rencontres. Les raisons d’espérer sont cependant réelles, à l’image du nombre de tirs (16, dont 7 cadrés), du jeu développé ou encore de l’état d’esprit affiché. Si Paris est en chantier l’été, c’est certainement pour briller de mille feux prochainement.

Les Caennais soufflent d’ailleurs rapidement le froid dans un Parc des Princes partagé entre ombre et lumière. Pour ce week-end du 15 août, Bison Futé avait annoncé rouge en province et vert dans la capitale. Certes, mais cela n’explique pas le boulevard dans la défense parisienne qui permet à Deroin d’ajuster Alonzo à bout portant. Une frappe cependant trop écrasée qu’intercepte le portier du PSG (2e). Les derniers retardataires ne sont pas encore assis, que Vahid Halilhodzic quitte déjà son banc pour replacer ses joueurs.

Piqués au vif par cette incursion normande, les Parisiens réagissent dans la foulée. Reinaldo s’infiltre dans la surface de réparation et attire comme un aimant l’arrière garde caennaise. Le Brésilien sert alors Fiorèse d’une talonnade qui fusille Elana dans l’angle opposé (1-0, 10e). L’ailier parisien célèbre de la plus belle des manières son 100e match au PSG.

Les occasions Rouge et Bleu vont alors se succéder, avec Reinaldo dans le rôle du chef d’orchestre. Le Brésilien est en effet dans tous les bons coups. Déjà auteur de la passe décisive sur le but de Fiorèse, Rei sollicite Pauleta pour un une-deux (trop court, 11e), puis sert encore Pauleta en profondeur (le Portugais enlève trop sa frappe, 12e).

Reinaldo, c’est show !

Après avoir endossé le costume de passeur, le Brésilien enfile celui de buteur. Bien lancé par Rothen, il s’en va défier Elana avec le seul Faye accroché à son short. Plus rapide, l’ancien attaquant de Sao Paulo se débarrasse de son garde du corps mais pique trop son ballon dans la surface de vérité (22e). Les actions se multiplient, alors que le tableau d’affichage du Parc n’affiche toujours qu’un petit but d’avance pour Paris. Trop peu eu égard à la domination Rouge et Bleu.

Caen ne va d’ailleurs pas tarder à faire payer au PSG cette incapacité à tuer le match. Une première incursion de Mazure, bien repris par Yepes (40e), marque le début de cinq minutes difficiles pour Paris. Un nouveau coup-franc de Deroin, dévié au premier poteau sonne comme un ultime avertissement. Finalement, sur un corner joué à deux, Hébert sert Hengbart, seul au point de penalty, qui dévie la balle dans le filet d'Alonzo (1-1, 44e).

Requinqués après quinze minutes de pause, les Parisiens attaquent cette deuxième période sur un rythme soutenu. Pauleta (52e), puis Reinaldo (56e) tentent leur chance de loin sous les vivas du public. Paris monopolise le ballon et sur un corner de Rothen, Yepes redonne l’avantage au PSG (2-1, 56e).

Un penalty et un carton rouge !

L’entraîneur parisien en profite alors pour remplacer Reinaldo et Pauleta, par le duo inédit : Ogbeche-Ibisevic (19 ans et 20 ans !). Monsieur Thual, l’arbitre de la rencontre, offre pour ses débuts en Ligue 1 un penalty bien généreux aux Caennais pour une prétendue faute de main de Mendy dans la surface. Sarr, tout juste entré en jeu, prend Alonzo à contre-pied et ravit la colonie normande (2-2, 72e). Un sentiment d‘injustice gagne alors le Parc des Princes et des « dehors l’arbitre » descendent des gradins.

Sur le rectangle vert, les Parisiens ne baissent pas les bras. Ogbeche et Ibisevic sont même à deux crampons de prolonger au fond des filets une puissante frappe de M’Bami (81e). Une nouvelle intervention de l’homme en noir permet cependant aux visiteurs de se dégager. Acculés dans leur moitié de terrain les Caennais ne sont pas loin de craquer lors des derniers assauts du PSG, poussé par ses deux virages.

Une dernière faute sur Yepes dans l’axe du but offre à Paris un coup-franc intéressant. Alors que le Colombien souhaite jouer rapidement ce coup de pied arrêté, il se frictionne avec Danjou et écope du rouge (90e) ! Le Parc gronde de colère et Vahid Halilhodzic en jette sa veste au sol. La frappe de Mendy s’envole dans le ciel de la capitale et les derniers espoirs du PSG avec. Décidément, il ne fait pas bon de rester dans la capitale au mois d’août. Vivement la rentrée.

Anthony Baca

PSG-Caen : 2-2 (1-1). Arbitre : Thual. 32815 spectateurs. But(s) : Fiorèse (10e), Yepes (56e) pour PSG ; Hengbart (44e), Sarr Kordoba (72e) pour Caen. Avertissement(s) : Cissé (33e), Benachour (88e) pour PSG ; Lemaître (32e) pour Caen. Expulsion(s) : Yepes (90e) pour PSG.

PSG : Alonzo - Armand, Yepes, Pierre-Fanfan, Mendy - Rothen, Cissé, M'Bami (Benachour, 84e), Fiorèse - Pauleta (Ogbeche, 69e), Reinaldo (Ibisevic, 69e). Entr. : Halilhodzic.

Caen : Elana - Zubar, Danjou, Hengbart, Faye - Lemaître, Deroin, Hebert - Watier (Sarr Kordoba, 69e), Eudeline (Seube, 76e), Mazure. Entr. : Remy.
Averroes
FOOTBALL, L 1/PSG. Dix questions sur le départ raté du PSG

Battu à Rennes puis accroché au Parc par Caen (2-2), le PSG a complètement raté son début de championnat, comme la saison dernière. Il ne possède qu'un point, est décroché au classement et pose de nombreuses questions.




UN POINT en deux matchs, quatre buts encaissés pour trois marqués : le début de saison du PSG n'est digne ni de son statut de vice-champion de France ni de ses ambitions. Comment le PSG a-t-il pu passer à côté de son premier match à Rennes, puis être tenu en échec au Parc, samedi face à Caen (2-2), un promu ? Autant de contre-performances qui posent de nombreuses questions.

1 Le PSG peut-il séduire et gagner ? A la sortie du vestiaire samedi soir, les joueurs parisiens n'étaient pas abattus.
Ils avaient en effet la sensation d'avoir produit un bon match. Ce n'est pas faux. Sur certaines phases de jeu, le PSG a montré un visage très séduisant, volontiers porté vers l'attaque, avec des passes rapides et des attaquants très mobiles. Cette année, le PSG est beaucoup plus offensif que la saison dernière, mais cela se fait au détriment de sa solidité défensive. Même quand ils menaient au score, les Parisiens ont privilégié l'attaque par rapport au repli défensif. Caen a su profiter de ces espaces pour s'offrir plusieurs occasions. Paris doit apprendre à calmer le jeu, surtout quand il mène au score.

2 La défense constitue-t-elle encore un point fort ? Quand on encaisse deux buts à domicile contre Caen, on peut se poser la question... Aujourd'hui, un constat s'impose : les départs de Déhu et Heinze sont très difficiles à compenser. L'expérience et la hargne de ces deux joueurs manquent à l'équipe. Il faudra plusieurs matchs pour voir Yepes et Armand s'intégrer à l'organisation parisienne. Le problème ne s'arrête pas seulement aux hommes. Les milieux et les attaquants semblent moins concernés par les tâches défensives que l'année dernière. « Si le système défensif ne marche pas, ce n'est pas seulement à cause des défenseurs, résume Mario Yepes. Il faut être plus compacts, en défense et en attaque. »

3 L'effectif est-il équilibré ? Depuis la réintégration d'Ogbeche, l'effectif du PSG se répartit ainsi : cinq attaquants pour deux postes, deux joueurs de couloir (Rothen et Fiorèse) pour deux postes, deux milieux axiaux (Boskovic et Benachour) qui n'entrent pas dans le schéma tactique actuel, quatre milieux récupérateurs pour deux postes (bientôt trois, puisque Rocchi devrait partir à Bastia), trois défenseurs centraux pour deux postes et quatre latéraux pour deux postes. En résumé, beaucoup de choix en attaque, mais très (trop ?) peu au milieu... Etait-il vraiment nécessaire de doubler les postes de latéraux ? Il aurait peut-être été plus judicieux de trouver un milieu de terrain au profil relayeur-organisateur. Et si Pedretti et Abidal, les deux premiers choix de Halilhodzic à l'ouverture du mercato, avaient choisi le PSG, l'ensemble serait aujourd'hui plus cohérent.

4 Paris doit-il recruter ? Oui, Halilhodzic ne cesse de le répéter. Helder, 33 ans, défenseur central expérimenté, devrait signer aujourd'hui un contrat d'un an. L'entraîneur attend une ou deux autres recrues. Il serait, par exemple, important de doubler les postes de Fiorèse et Rothen. Les deux dernières saisons, Fiorèse a disputé soixante-deux matchs de championnat. A un poste exigeant physiquement, il ne pourra pas maintenir ce rythme avec la Ligue des champions. Et même si les discussions avec les dirigeants du Mans (L2) sont au point mort, l'arrivée de Fabrice Pancrate reste d'actualité.

5 Y a-t-il un leader ? Paris est orphelin de Déhu et aucun joueur ne semble posséder l'aura et l'influence de l'ancien capitaine. « Fred était plus qu'un capitaine, souligne Fiorèse. Il faut qu'on se fasse plus mal et qu'on devienne tous des leaders. » Déhu et Heinze possédaient le charisme pour maintenir l'équipe sur de bons rails dans les moments difficiles. Qui peut assumer ce rôle, désormais ? Pauleta possède la dimension, mais son statut d'attaquant vedette le porte plutôt à un égoïsme naturel, bien compréhensible. Pierre-Fanfan et Alonzo semblent trop gentils, Yepes découvre la maison et Fiorèse manque d'envergure. Mendy et M'Bami possèdent le mental, mais sont encore trop jeunes. Il faudra bien que, tôt ou tard, l'un de ces joueurs se mue en chef.

6 Les joueurs ont-ils la grosse tête ? Halilhodzic a ouvert le débat après la défaite à Rennes. Ses joueurs réfutent cette idée, mais reconnaissent que la majorité des maux de ce début de saison découle d'un problème de mental et de concentration. Comme l'explique Halilhodzic, il n'est pas impossible que certains se croient toujours aussi forts que la saison dernière et qu'ils oublient les bases du travail défensif. Le terne match nul concédé face à Caen devrait leur remettre les idées en place.

7 Halilhodzic tient-il la bonne formule ? Halilhodzic doit, lui aussi, trouver ses repères en ce début de saison. Il doit bien cerner chacun de ses joueurs pour savoir dans quel registre il sera le plus efficace. L'an dernier, après quatre journées, il avait ainsi repositionné - contre leur gré - Déhu en charnière centrale et Heinze sur la gauche de la défense. Des retouches ne sont donc pas à exclure et le technicien bosniaque ne ferme pas la porte à un autre dispositif que son 4-4-2 préféré. Pourtant, avec deux joueurs de couloir inamovibles (Rothen et Fiorèse), les solutions ne sont pas nombreuses.

8 Le couloir gauche est-il défaillant ? Point fort l'an dernier avec l'association argentine Heinze-Sorin, le couloir gauche n'offre pas encore toutes les garanties. Rothen et Armand cherchent encore leurs marques. Le premier s'est révélé très discret face à Caen, le second manque de confiance. Avec les Argentins, Paris possédait une ligne infranchissable en défense. Armand et Rothen sont moins solides dans ce secteur, mais sont censés apporter plus de solutions en attaque.

9 Les joueurs sont-ils au point physiquement ? Pas encore. Le travail foncier effectué en juillet doit surtout porter ses effets à l'automne quand il faudra gérer la Ligue des champions et le championnat. Pour l'heure, les joueurs ont du mal à tenir quatre-vingt-dix minutes. Rien d'inquiétant, leur état physique doit s'améliorer de match en match.

10 La réussite fuit-elle Paris ? La saison dernière, le PSG a souvent eu de la réussite. Décisions d'arbitrage favorables, poteaux, joueurs adverses suspendus... A Rennes, sur le premier but de Sorlin, le ballon touche deux poteaux avant de rentrer. Contre Caen, le PSG s'est fait sévèrement sanctionner par l'arbitre, notamment sur le penalty. Les joueurs ne se réfugient pas derrière cet argument. « La chance, il faut savoir la provoquer », glisse Fiorèse.
girlinlove
Paris sur les brèches


Après deux journées et quatre buts encaissés, le système défensif parisien suscite des interrogations.


IL S’EST TROMPÉ. Pour ce début de saison, Vahid Halilhodzic craignait une finition défaillante. Au bout de deux rencontres – trois si on y ajoute le Trophée des champions contre Lyon (1-1, 6-7 aux t.a.b.) –, c’est plutôt le système défensif parisien qui se trouve en question. Déjà quatre buts encaissés en deux journées. Et une bonne quinzaine d’occasions concédées entre le déplacement à Rennes (1-2) et la venue de Caen (2-2), avant-hier.

Où est passé ce onze étouffant, cet ennemi des espaces, ce phénomène de rigueur, passé si près du doublé en mai dernier ? « Il y a un truc qu’on ne fait pas pareil, c’est incroyable... », souffle Jérôme Alonzo tandis que Fabrice Fiorèse qualifie la période de « délicate ». On peut certes partir d’une lecture positive. De ce PSG victime de sa recherche d’un visage plus offensif. « Quand on menait 2-1 contre Caen, il aurait fallu maîtriser le jeu et garder le résultat, explique Mario Yepes. Or, on a essayé de marquer plus de buts et on a laissé des espaces dont l’adversaire a profité. À l’avenir, il faudra mieux gérer les changements de rythme, mieux déchiffrer les matches. »

Fragile parce que trop joueur, le nouveau PSG ? Difficile de reprocher ses résolutions à cette équipe soucieuse, samedi, de varier ses offensives. Mais cette évolution s’est faite au détriment de certains replacements. Paris ne forme plus un bloc compact et infernal. Et subit des défaillances individuelles. Entre Rennes et Caen, Mendy a commis des erreurs qui ont, à chaque fois, pesé sur le résultat. En latéral gauche, Armand ne semble pas s’être situé.


Vers une défense à trois ?


La défense centrale pâtit encore d’une certaine lenteur et d’insuffisances dans la relance. Devant eux, la puissance de M’Bami est restée comparable d’une saison sur l’autre. Mais le Camerounais fait figure d’exception dans un ensemble qui manque d’agressivité. Et qui été renouvelé, malgré la volonté de stabilité affichée, dans des proportions non négligeables avec quatre nouveaux titulaires (Rothen, Yepes, Armand, E. Cissé).

Au fond, Paris ne s’affole pas encore, mais Paris affole moins. Le poids de ceux qui sont partis reste accablant. En parlant de Déhu, Heinze et Sorin, Fiorèse a livré hier cette impression : « Ce sont des joueurs de caractère qui sont partis, des joueurs qui avaient la gagne en eux. On avait un groupe qui pouvait soulever des montagnes. Il y a peut-être plus de talent cette année. Mais s’il n’y a pas la gagne, c’est difficile. » En écho, Alonzo observe qu’« il y a peut-être moins d’aboyeurs que la saison passée. Mais il faudra forcer notre nature. Et aboyer intelligemment ».

Le gardien insiste : « Il n’y a pas de panique dans le vestiaire. » Peut-être. Mais il y règne une interrogation diffuse : l’envie de se faire mal pour arracher la victoire est-elle la même pour tous les joueurs ? Yepes est blâmable pour son expulsion. Mais des mouvements rageurs, tous ses coéquipiers en ont-ils depuis le début de la saison ?

C’est forcément une question que se pose Halilhodzic. Qui dispose d’une marge de manœuvre limitée pour renforcer son système défensif. La saison passée, la remise en ordre était passée par le recul de Déhu en défense centrale et le décalage de Heinze sur la gauche. Cette année, chaque joueur semble à sa place sur le papier. Et le groupe, trop mince en quantité, offre peu d’alternatives malgré un calendrier qui s’annonce plus éprouvant que l’an passé.

Reste une option si les choses continuaient à se dégrader : le changement de système, avec le passage à une défense à trois. Halilhodzic dit ne pas l’exclure. Mais on en est loin. Hormis Armand, qui retrouverait comme à Nantes une place dans le couloir gauche, peu de joueurs, a priori, seraient plus à l’aise dans ce schéma. Pour l’heure, Armand est plus susceptible de glisser dans l’axe pour compenser la suspension de Yepes, samedi, à Toulouse.

Toulouse, où Paris devra réduire ses failles. Pour éviter qu’août 2004 ne présente trop de signes de gémellité avec août 2003. « La solidarité, l’envie, on l’avait eue au bout de cinq journées, se rassure Fiorèse. Il va se passer la même chose. » L’histoire a- t-elle vocation à se répéter ? Cet été, dans sa déclinaison footballistique, ce vaste débat est très parisien.


JÉRÔME TOUBOUL


source: lequipe
girlinlove
FOOTBALL, L 1/PSG. Dix questions sur le départ raté du PSG
Battu à Rennes puis accroché au Parc par Caen (2-2), le PSG a complètement raté son début de championnat, comme la saison dernière. Il ne possède qu'un point, est décroché au classement et pose de nombreuses questions.




UN POINT en deux matchs, quatre buts encaissés pour trois marqués : le début de saison du PSG n'est digne ni de son statut de vice-champion de France ni de ses ambitions. Comment le PSG a-t-il pu passer à côté de son premier match à Rennes, puis être tenu en échec au Parc, samedi face à Caen (2-2), un promu ? Autant de contre-performances qui posent de nombreuses questions.

1 Le PSG peut-il séduire et gagner ? A la sortie du vestiaire samedi soir, les joueurs parisiens n'étaient pas abattus.
Ils avaient en effet la sensation d'avoir produit un bon match. Ce n'est pas faux. Sur certaines phases de jeu, le PSG a montré un visage très séduisant, volontiers porté vers l'attaque, avec des passes rapides et des attaquants très mobiles. Cette année, le PSG est beaucoup plus offensif que la saison dernière, mais cela se fait au détriment de sa solidité défensive. Même quand ils menaient au score, les Parisiens ont privilégié l'attaque par rapport au repli défensif. Caen a su profiter de ces espaces pour s'offrir plusieurs occasions. Paris doit apprendre à calmer le jeu, surtout quand il mène au score.

2 La défense constitue-t-elle encore un point fort ? Quand on encaisse deux buts à domicile contre Caen, on peut se poser la question... Aujourd'hui, un constat s'impose : les départs de Déhu et Heinze sont très difficiles à compenser. L'expérience et la hargne de ces deux joueurs manquent à l'équipe. Il faudra plusieurs matchs pour voir Yepes et Armand s'intégrer à l'organisation parisienne. Le problème ne s'arrête pas seulement aux hommes. Les milieux et les attaquants semblent moins concernés par les tâches défensives que l'année dernière. « Si le système défensif ne marche pas, ce n'est pas seulement à cause des défenseurs, résume Mario Yepes. Il faut être plus compacts, en défense et en attaque. »

3 L'effectif est-il équilibré ? Depuis la réintégration d'Ogbeche, l'effectif du PSG se répartit ainsi : cinq attaquants pour deux postes, deux joueurs de couloir (Rothen et Fiorèse) pour deux postes, deux milieux axiaux (Boskovic et Benachour) qui n'entrent pas dans le schéma tactique actuel, quatre milieux récupérateurs pour deux postes (bientôt trois, puisque Rocchi devrait partir à Bastia), trois défenseurs centraux pour deux postes et quatre latéraux pour deux postes. En résumé, beaucoup de choix en attaque, mais très (trop ?) peu au milieu... Etait-il vraiment nécessaire de doubler les postes de latéraux ? Il aurait peut-être été plus judicieux de trouver un milieu de terrain au profil relayeur-organisateur. Et si Pedretti et Abidal, les deux premiers choix de Halilhodzic à l'ouverture du mercato, avaient choisi le PSG, l'ensemble serait aujourd'hui plus cohérent.

4 Paris doit-il recruter ? Oui, Halilhodzic ne cesse de le répéter. Helder, 33 ans, défenseur central expérimenté, devrait signer aujourd'hui un contrat d'un an. L'entraîneur attend une ou deux autres recrues. Il serait, par exemple, important de doubler les postes de Fiorèse et Rothen. Les deux dernières saisons, Fiorèse a disputé soixante-deux matchs de championnat. A un poste exigeant physiquement, il ne pourra pas maintenir ce rythme avec la Ligue des champions. Et même si les discussions avec les dirigeants du Mans (L2) sont au point mort, l'arrivée de Fabrice Pancrate reste d'actualité.

5 Y a-t-il un leader ? Paris est orphelin de Déhu et aucun joueur ne semble posséder l'aura et l'influence de l'ancien capitaine. « Fred était plus qu'un capitaine, souligne Fiorèse. Il faut qu'on se fasse plus mal et qu'on devienne tous des leaders. » Déhu et Heinze possédaient le charisme pour maintenir l'équipe sur de bons rails dans les moments difficiles. Qui peut assumer ce rôle, désormais ? Pauleta possède la dimension, mais son statut d'attaquant vedette le porte plutôt à un égoïsme naturel, bien compréhensible. Pierre-Fanfan et Alonzo semblent trop gentils, Yepes découvre la maison et Fiorèse manque d'envergure. Mendy et M'Bami possèdent le mental, mais sont encore trop jeunes. Il faudra bien que, tôt ou tard, l'un de ces joueurs se mue en chef.

6 Les joueurs ont-ils la grosse tête ? Halilhodzic a ouvert le débat après la défaite à Rennes. Ses joueurs réfutent cette idée, mais reconnaissent que la majorité des maux de ce début de saison découle d'un problème de mental et de concentration. Comme l'explique Halilhodzic, il n'est pas impossible que certains se croient toujours aussi forts que la saison dernière et qu'ils oublient les bases du travail défensif. Le terne match nul concédé face à Caen devrait leur remettre les idées en place.

7 Halilhodzic tient-il la bonne formule ? Halilhodzic doit, lui aussi, trouver ses repères en ce début de saison. Il doit bien cerner chacun de ses joueurs pour savoir dans quel registre il sera le plus efficace. L'an dernier, après quatre journées, il avait ainsi repositionné - contre leur gré - Déhu en charnière centrale et Heinze sur la gauche de la défense. Des retouches ne sont donc pas à exclure et le technicien bosniaque ne ferme pas la porte à un autre dispositif que son 4-4-2 préféré. Pourtant, avec deux joueurs de couloir inamovibles (Rothen et Fiorèse), les solutions ne sont pas nombreuses.

8 Le couloir gauche est-il défaillant ? Point fort l'an dernier avec l'association argentine Heinze-Sorin, le couloir gauche n'offre pas encore toutes les garanties. Rothen et Armand cherchent encore leurs marques. Le premier s'est révélé très discret face à Caen, le second manque de confiance. Avec les Argentins, Paris possédait une ligne infranchissable en défense. Armand et Rothen sont moins solides dans ce secteur, mais sont censés apporter plus de solutions en attaque.

9 Les joueurs sont-ils au point physiquement ? Pas encore. Le travail foncier effectué en juillet doit surtout porter ses effets à l'automne quand il faudra gérer la Ligue des champions et le championnat. Pour l'heure, les joueurs ont du mal à tenir quatre-vingt-dix minutes. Rien d'inquiétant, leur état physique doit s'améliorer de match en match.

10 La réussite fuit-elle Paris ? La saison dernière, le PSG a souvent eu de la réussite. Décisions d'arbitrage favorables, poteaux, joueurs adverses suspendus... A Rennes, sur le premier but de Sorlin, le ballon touche deux poteaux avant de rentrer. Contre Caen, le PSG s'est fait sévèrement sanctionner par l'arbitre, notamment sur le penalty. Les joueurs ne se réfugient pas derrière cet argument. « La chance, il faut savoir la provoquer », glisse Fiorèse.


PARC DES PRINCES (PARIS), SAMEDI SOIR. A l'image de Bernard Mendy, les joueurs parisiens n'ont pas su se défaire de la tenaille caennaise. (LP/AURELIE AUDUREAU.)


Laurent Perrin
Le Parisien , lundi 16 août 2004


« Oublions la saison dernière »



TOUJOURS confiant en la capacité de réaction du PSG, Fabrice Fiorèse ne cède pas à la panique après le résultat nul face à Caen (2-2). Le milieu droit pense qu'il manque juste un peu de temps à son équipe. Comment analysez-vous les performances du PSG ? Fabrice Fiorèse.
On ne va pas dire que l'on commence bien le championnat... Maintenant, ce n'est que le début. Positivons ! Par rapport à notre non-match face à Rennes, il y a eu du mieux à tous les niveaux contre Caen, mais seulement par périodes. Il faut maintenant devenir constants sur 90 minutes. On va travailler cette semaine pour effacer ces petites périodes négatives. Dans ces moments délicats, les plus anciens au club ne doivent-ils pas guider le groupe de la voix ? On s'y emploie. Ce n'est pas l'affaire d'une ou deux personnes. Toute l'équipe doit se parler, s'encourager. On y arrivera, mais cela passe par de bons résultats. L'année dernière, nous avions eu un déclic contre Guingamp, après avoir battu Toulouse juste avant, sans la manière. Essayons de remédier à cela sans attendre aussi longtemps. Existe-t-il des similitudes avec le début de la saison dernière ? Nous avons, je crois, le même nombre de points (NDLR : 1) après deux matchs. Tout passe par une victoire à Toulouse, samedi prochain. On doit vraiment entrer dans ce championnat. Encore une fois, un groupe ne se construit pas en un jour. Il faut du temps. C'est dans la difficulté que l'on voit le caractère d'une équipe. On va se serrer les coudes. Paradoxalement, le PSG produit plus de jeu... Oui. Notre première demi-heure face à Caen a été intéressante. Il y a eu de la rapidité. Avec un peu de réussite, on peut mener 3-0 à la mi-temps, et ça change tout. Peut-on dire qu'en devenant plus entreprenant Paris se fragilise ? C'est possible. Des gens de caractère sont partis à l'intersaison (NDLR : Heinze, Déhu, Sorin) . Ils avaient la gagne en eux, ne lâchaient rien du tout. Notre équipe renversait des montagnes. Il nous faut très rapidement retrouver cette force en nous. Nous possédons, je pense, plus d'individualités cette saison, mais regardez la Grèce au Championnat d'Europe : elle n'avait pas beaucoup de talents, mais un groupe d'une solidarité incroyable. C'est justement ce que nous sommes en train d'essayer de construire. Simplement, oublions la saison dernière, on en démarre une autre.


PARC DES PRINCES (PARIS), SAMEDI SOIR. Pour Fabrice Fiorèse , « il faut maintenant devenir constants sur 90 minutes ». (LP/AURELIE AUDUREAU.)


Propos recueillis par Bertrand-Régis Louvet
Le Parisien , lundi 16 août 2004


Yepes ne comprend toujours pas



EXPULSÉ, dans les arrêts de jeu, pour un coup de coude sur le Caennais Frédéric Danjou, Mario Yepes n'acceptait toujours pas, hier matin, cette sanction : « J'essaie de jouer vite le coup franc, raconte le défenseur colombien du PSG. Deux ou trois Caennais se mettent alors devant moi. Ils m'empêchent donc de jouer, l'expulsion est beaucoup trop sévère.
Et puis, je touche le joueur à la poitrine et il se tient le visage. » Jeudi, le défenseur parisien souhaite se rendre à la commission de discipline de la Ligue nationale, à Paris, pour défendre son cas : « On va montrer la vidéo, explique Mario Yepes. J'espère que je n'écoperai pas de plus d'un match de suspension. » En principe, dans pareil dossier, les sanctions oscillent entre un match ferme plus un match avec sursis et deux matchs fermes. Un souci de plus pour Vahid Halilhodzic, désormais obligé de recomposer sa défense pour le match à Toulouse, samedi prochain.



B.-R.L.
Le Parisien , lundi 16 août 2004
Averroes
Ligue 1 Le PSG pourrait quitter Saint-Germain-en-Laye



D'ICI A DEUX ANS, le PSG aura un centre d'entraînement flambant neuf. Francis Graille l'a promis et ce dossier reste « sa » priorité. Mais rien n'est simple et surtout, rien n'est fait.
A tel point qu'aujourd'hui, vu la complexité du projet, le club pourrait être obligé de quitter Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), ville qui l'accueille depuis sa création en 1970 et qui lui a prêté son nom. Le plan d'extension du centre d'entraînement actuel porte sur l'acquisition de trois hectares, appartenant à l'armée. Le club pourrait alors organiser ses nouvelles structures autour de ses deux terrains d'entraînement actuels. Problème : le ministère de la Défense n'est pas vendeur. Dans les années à venir, le centre de commandement militaire de l'Ile-de-France, basé au camp des Loges, va être conduit à renforcer son influence et à étendre son implantation. Dans cette perspective, les militaires ont absolument besoin des terrains convoités par le PSG.

L'armée inflexible

Malgré tout, la ville de Saint-Germain-en-Laye et le conseil général des Yvelines, qui désirent que le PSG reste au camp des Loges, font le forcing pour trouver une solution. Aujourd'hui, leur objectif est clair : contenter le PSG sans fâcher les militaires. Emmanuel Lamy, maire de Saint-Germain, et Franck Borotra, président du conseil général des Yvelines, usent de toute leur influence (politique) pour trouver une issue favorable. Ils ont ainsi demandé l'arbitrage de la ministre de la Défense et espèrent encore un retournement de situation en leur faveur. Mais la position officielle des militaires reste inflexible : « Les terrains du camp des Loges ne sont pas à vendre, l'armée se les réserve pour ses activités. » Aujourd'hui, le ballon est dans les pieds de Michèle Alliot-Marie mais il serait surprenant que cette dernière aille à l'encontre de la volonté de ses troupes. Si elle veut vraiment garder le PSG, la ville de Saint-Germain va vite se heurter à un vrai casse-tête, car elle ne possède aucun terrain constructible pouvant être dévolu au PSG. Pour le moment, les dirigeants du club ne souhaitent pas commenter ce dossier sensible. Mais ils vont certainement devoir se mettre en quête d'un nouveau site d'accueil. La prospection pourrait être assez longue, même si de nombreuses communes franciliennes seraient ravies d'accueillir le club le plus populaire de la région. De toute façon, le PSG devrait rester dans les Yvelines. Franck Borotra en fait une affaire personnelle.



Laurent Perrin
Le Parisien , mardi 17 août 2004
girlinlove
Helder a signé, Rocchi prêté à Bastia



COMME PREVU, Helder a signé hier pour un an avec le PSG. Le défenseur international portugais (35 sélections) devrait faire ses débuts en L 1 samedi à Toulouse pour pallier la suspension de Yepes. L'ancien capitaine de Benfica, 33 ans, a surtout été recruté en vue des deux premières journées de Ligue des champions, pour lesquelles Yepes sera aussi suspendu.
Le PSG a trouvé un accord avec Bastia pour le prêt d'un an avec option d'achat (1 M€) du milieu Romain Rocchi. Le joueur est attendu aujourd'hui en Corse pour parapher son contrat.



L.P.
Le Parisien , mardi 17 août 2004
girlinlove
FOOTBALL

LIGUE 1


« Je ne doute jamais »


PAULETA reste confiant sur ses capacités de buteur, entamées à l’Euro, et sur le potentiel du PSG.



Entre sa passe décisive pour Fiorèse lors du Trophée des champions contre Lyon (1-1, 6 t.a.b. à 7) et son but à Rennes (1-2) en ouverture du Championnat, Pauleta a prouvé qu’il avait tourné le dos à un Euro obscur sur le plan personnel. L’avant-centre portugais est revenu à Paris avec des ambitions intactes. Et une personnalité affirmée qui le rend indispensable au PSG, encore englué dans un début de saison troublant.
« QUE VOUS INSPIRE le début de saison de votre équipe ?

– On aimerait vraiment qu’il ne se passe pas la même chose que l’an passé, où on avait perdu beaucoup de points en août. Contre Caen (2-2), le plus important aurait été de gagner les trois points. Il faudra rattraper ça dès que possible.

– En quoi le jeu du PSG doit-il s’améliorer ?

– Cette équipe a encore besoin de beaucoup de travail, dans tous les domaines. L’année dernière, il nous avait manqué un peu plus de jeu offensif. Il faut se dire que la saison dernière est terminée. Qu’il faut commencer à jouer du mieux possible et gagner. C’est le plus important.

– La présence de Jérôme Rothen peut-elle influer sur votre façon d’attendre les ballons ?

– Je ne crois pas. Je ne changerai pas ma manière de jouer. L’an passé, on me disait déjà que je devrais changer mon jeu en arrivant au PSG. Je ne l’ai pas fait. Là, j’observe que Jérôme connaît déjà très bien mes appels. Fiorèse, aussi, peut m’offrir beaucoup de ballons.

– La stabilité du groupe a- t-elle été suffisante d’une saison sur l’autre ?

– Oui. C’est vrai que trois joueurs importants son partis (Déhu, Heinze, Sorin). Trois grands joueurs que j’aurais bien aimé voir rester. Mais d’autres, de grande qualité, sont arrivés. Le groupe est bon. Mais c’est sur le terrain qu’il faut maintenant le montrer. Vous savez, le caractère, c’est quand elle gagne qu’une équipe s’en forge un. C’était le cas l’an passé. Et on peut encore réaliser une grosse saison malgré ce début délicat.

– Le PSG a-t-il les moyens de viser le titre ?

– Chaque année, le Championnat est de plus en plus fort. Pour le titre, il y a quatre ou cinq prétendants, dont Paris fait partie. Le gros objectif, c’est de se qualifier encore pour la Ligue des champions. C’est ça qui ramène de l’argent au club. Après, si on peut jouer le titre… Mais ce sera difficile. Il y a Monaco, Lyon, Marseille, qui s’est beaucoup renforcé, mais aussi Lens.

– Avez-vous reçu des offres durant l’intersaison ?

– Non, non, non. J’ai toujours affiché mon envie de rester ici.

– Un an après votre signature, comment vous sentez-vous au PSG ?

– Dans tous les clubs où je suis passé, j’ai fonctionné de la même manière. Quand je pense devoir dire quelque chose, je le dis. Quand j’ai une opinion à émettre, je l’émets. Mais une équipe, ce sont tous les joueurs, tout le staff technique et médical. Tout le monde devrait parler, donner son opinion. Bien sûr, comme je suis peut-être le joueur avec le plus d’expérience, tout le monde m’écoute, c’est normal.

– Y a-t-il beaucoup de joueurs qui donnent leur avis dans le vestiaire du PSG ?

– Ces choses restent entre nous. Je n’en parlerai pas publiquement.

– Considérez-vous avoir commis une faute en arrivant en retard à la reprise de l’entraînement (Pauleta est revenu au Camp des Loges le 21 juillet au lieu du 19) ?

– Non. Ma vision des choses m’a amené à revenir le jour où je suis revenu. J’en ai parlé avec le club. Maintenant, ça se passe très bien.

– Votre début de saison ne semble pas affecté par cet épisode.

– (Ferme.) Chaque année, je démontre toujours sur le terrain, pas dehors. C’est ma façon d’être.

– Où en êtes-vous physiquement ?

– J’ai fait pratiquement toute la préparation que les autres ont suivie à Aix-les-Bains en juillet. Maintenant, je ressens un manque de rythme, un manque de matches. Je n’ai joué que trois matches. D’ici un match ou deux, ça devrait aller. Mais, physiquement, quand je marque des buts, ça va toujours.


« C’est toujours

important

de respecter

les autres »


– Alors, ça n’allait pas trop pendant l’Euro ?

– C’était anormal pour moi de ne pas marquer pendant cinq matches. Mais le foot n’a pas d’explication. J’avais joué toute la saison, tant avec le PSG qu’avec la sélection, et je l’ai peut-être payé à l’Euro, où je suis d’ailleurs arrivé avec un problème au pubis. En plus, je n’ai rejoint le Portugal qu’une semaine avant le début de l’Euro. Je ne sais pas en quoi tout cela a pu peser. Mais bon, ce n’est pas une excuse au fait que je n’ai pas marqué.

– Avez-vous douté ?

– Je ne doute jamais. Mais c’est vrai qu’il faut se dire que ce n’est pas possible de marquer tout le temps, tous les jours. Passer des moments comme ça arrive aux plus grands joueurs du monde, et à moi aussi. Pendant un jour ou deux après la finale, j’en ai pas mal parlé autour de moi. Après, je suis allé chez moi, aux Açores, en famille, pour me reposer. Je suis resté à la maison, sans sortir beaucoup, pour oublier le football. C’était nécessaire après douze mois non-stop d’entraînement.

– Quelles leçons tirez-vous de l’Euro ?

– Que c’est toujours important de respecter les autres. Quand vous voyez la Grèce remporter la compétition, il y a cette conclusion à tirer. Respecter les coéquipiers, respecter le système tactique. Savoir aussi qu’il n’est pas toujours nécessaire de jouer bien pour gagner.

– Tous ces principes, vous les connaissiez déjà avec le PSG, non ?

– Oui, c’est sûr. À Paris, on a toujours travaillé très sérieusement, avec beaucoup de concentration. Ici, il y a une discipline très rigoureuse. C’est ça qui nous a peut-être donné les résultats de la saison passée. Mais, vous savez, je n’avais rien découvert non plus.

Pour moi, la discipline fait partie de la vie. Cela a toujours été une façon de respecter les autres.

– Comment appréhendez-vous cette Ligue des champions, qui sera la première dans votre carrière ?

– C’est la meilleure compétition à jouer après la Coupe du monde et l’Euro. C’est important pour Paris d’y être. Il faudra faire un bon parcours même si ce sera difficile. On va affronter de grosses équipes. Il faudra faire bonne figure, voir match après match.

Mais, pour moi, les Espagnols, les Anglais, les Italiens sont toujours les favoris en Coupe d’Europe. – Votre objectif personnel est-il de dépasser les vingt-trois buts (18 en L 1, 5 en Coupe de France) que vous avez inscrits la saison passée ?

– (Ironique.) Dire que parfois j’entends des gens dire : “Pauleta, il a pas fait une saison aussi bonne qu’à Bordeaux…” Alors que j’ai inscrit un nombre de buts globalement équivalent, en plus dans une équipe avec un système différent, où on ne marque pas beaucoup. En outre, je n’ai marqué que des buts décisifs. Regardez les derniers matches de la saison dernière. Au passage, c’était quand même la meilleure saison du PSG depuis six ans… Cette année, j’espère encore marquer entre 15 et 20 buts en Championnat. Je suis très confiant. Et, surtout, j’espère encore gagner un titre. »


JÉRÔME TOUBOUL


ROCCHI ENFIN BASTIAIS.
– Hier soir, Romain Rocchi est arrivé à Bastia. Ce matin, le milieu de terrain, qui appartient au Paris-SG, passera la visite médicale avant de finaliser son prêt d’un an. Un prêt avec une option d’achat d’un million d’euros. Si le Sporting la lève, le milieu de terrain (22 ans) formé à Cannes signera pour trois ans. Bastia n’a pas totalement achevé son recrutement puisqu’il continue de chercher un jeune attaquant. – G. D., M. D. G


source: lequipe
girlinlove
Ligue 1/ Helder n'est pas un figurant
PSG




CRANE RASE, yeux noirs perçants, petit bouc finement taillé dans l'axe du menton. Helder, le nouveau défenseur du PSG, a une vraie gueule de cinéma. Il a aussi « une bonne carte de visite », dixit son nouvel entraîneur, Vahid Halilhodzic.
Né en Angola en 1971, Helder Marino a disputé son premier match professionnel à 20 ans avec Estoril (L 1 portugaise). Vite repéré par les grands clubs portugais, il signe la saison suivante à Benfica. Il effectue l'essentiel de sa carrière avec le club lisboète et La Corogne (L 1 espagnole), ne s'offrant qu'une parenthèse anglaise en 1999 avec Newcastle (L 1 anglaise). Mais Benfica a toujours été le club de son coeur. Capitaine la saison dernière, il espérait y préparer sa reconversion. Mais les dirigeants ne lui ont pas tendu la main qu'il attendait. « Cela m'a rendu triste, soupire-t-il. Je crois que je méritais un peu plus de respect. L'an dernier, à moi seul, j'avais plus de titres que tous les autres joueurs réunis. Mais le football a changé. »
Rendez-vous pour Ligue des champions Helder a étudié des offres venues du Qatar, du Japon et de Grèce. Jusqu'au jour où Pauleta, qui a été son partenaire à La Corogne en 1998, l'a mis sur la piste parisienne. « Nous en avons discuté avant l'Euro, raconte le défenseur. Ensuite, j'ai parlé avec Alain Roche, contre qui j'avais joué en Espagne. Pour moi, c'est une grande chance de pouvoir poursuivre ma carrière dans un club au top, qui est plus fort que Benfica. » Helder a assisté aux deux premiers matchs du PSG et porte un regard très lucide sur sa nouvelle équipe. « Tout le monde voit Paris comme le futur champion et le groupe semble un peu anxieux par rapport à cette attente. Les problèmes défensifs ne viennent pas des défenseurs, mais de toute l'équipe. » Sur le niveau de jeu de la L 1, Helder semble agréablement surpris : « C'est très rapide et très physique, beaucoup plus qu'au Portugal. » La vitesse n'est sans doute pas le point fort de ce joueur athlétique (1,81 m, 80 kg), mais il doit compenser cette lacune par « une grosse maîtrise tactique, une bonne couverture et une bonne présence dans les duels », selon Halilhodzic. Encore à court de condition, il va effectuer un ou deux matchs en CFA. Son premier grand rendez-vous est fixé au 14 ou au 15 septembre, pour la Ligue des champions, Yepes étant suspendu. Avec trente-cinq sélections, l'expérience d'Helder pourrait être très utile au PSG. Les deux parties sont liées pour une seule année. Mais si tout se passe bien, Halilhodzic pourrait faire prolonger son contrat.


« C'est une grande chance de pouvoir poursuivre ma carrière dans un club au top », estime Helder, le nouveau défenseur du PSG. (LP.)


Laurent Perrin
Le Parisien , jeudi 19 août 2004


Football, Ligue 1/

« J'aime le PSG »

Toulouse Toulouse (Haute-Garonne) DE NOTRE CORRESPONDANT





VICTORIEUX À STRASBOURG (4-1), Toulouse est l'une des surprises de ce début de saison. Achille Emana, son milieu de terrain, a très envie de se mesurer aux Parisiens samedi, après avoir failli les rejoindre cet été. Vous avez failli signer au PSG cet été.
Regrettez-vous le veto de votre président ? Achille Emana. C'est vrai que j'ai manifesté l'envie de partir pour connaître un club qui vise plus haut que le TFC. C'est vrai également que, depuis que je suis petit, j'aime bien le PSG. L'époque Weah, Raï, Valdo, Ginola, franchement, c'était le top. Mais le président Sadran m'a prévenu, dès la reprise, qu'il comptait sur moi. Il m'a affirmé qu'on aurait une équipe susceptible de jouer les trouble-fête et qu'il était hors de question que je quitte le club cette année. Vous devez être tout de même très motivé pour le match de samedi... Je suis toulousain à 100 %. Il faut que ce soit clair pour tout le monde car je n'ai pas l'habitude de faire les choses à moitié. Je serai motivé comme face à n'importe quelle autre équipe. Je ne vais pas trahir mes coéquipiers parce que le PSG s'est intéressé à moi. Je suis ici pour continuer à progresser et, si de grosses équipes se sont intéressées à moi, elles continueront si je me bonifie. Le bon début de saison du TFC vous surprend-il ? Il ne faut surtout pas s'enflammer. Mais il est évident que nous avons un groupe de qualité, avec des renforts qui nous ont vraiment beaucoup apporté. Stéphane Dalmat n'a joué que dans des grands clubs et son expérience est vraiment bénéfique pour l'ensemble de l'équipe. Même chose pour Daniel Moreira. Ils tirent le groupe vers le haut. Le PSG reste sur deux résultats décevants. Est-ce le bon moment pour le rencontrer ? Les Parisiens vont avoir les crocs, c'est sûr. Mais je pense quand même que, dans quelques matchs, ils seront beaucoup plus dangereux. Notamment au niveau défensif quand ils auront trouvé des automatismes. Pour l'instant, je pense que c'est leur point faible. Je ne remets pas en question les qualités des joueurs, mais ils ont perdu Déhu et Heinze et doivent se réorganiser. On peut profiter de cette période de rodage pour faire une bonne opération.



Propos recueillis par Julien Carrère
Le Parisien , jeudi 19 août 2004
girlinlove
19/08/2004
Toulouse-PSG (3e journée)


Vahid : « Une question de mental »

C’est avec un seul point empoché en deux matches que le PSG se rendra samedi à Toulouse, une équipe en pleine réussite. Dans ce contexte, Vahid Halilhodzic attend une réaction de la part de ses joueurs et ne compte pas rentrer à Paris sans ramener avec lui les trois points de la victoire. Le coach parisien revient sur le début de saison des Rouge et Bleu.


Au camp des Loges

PSG.fr -. Vahid, qu’avez-vous pensé de la prestation des deux joueurs parisiens au cours de la rencontre France-Bosnie ?

Vahid Halilhodzic : « Rothen a joué à un poste plus défensif que d’habitude. Je préfère nettement le voir évoluer plus haut, dans la finition ou à la dernière passe. De son côté, Mendy a tenu deux rôles durant la rencontre. Il a d’abord effectué un gros apport offensif, progressant dans une défense à cinq, puis en deuxième période il a joué plus bas, alors que l’équipe est passée en 4-4-2. Tout cela n’est pas très différent du travail qu’il effectue au PSG. »

PSG.fr -. En quoi le jeu du PSG a-t-il changé cette saison ?
Vahid Halilhodzic : « L’an dernier on nous a reproché de jouer trop défensif. Alors maintenant nous nous créons des occasions et nous marquons. Je veux que mon équipe marque plus de but cette année, car nous avons besoin de faire du « spectacle » maintenant. Mais cela ne doit pas se faire au détriment de notre base défensive. Nous avons tendance à oublier notre force de la saison dernière. C’est une question de mental, de sacrifice et d’abnégation. Nous menons des attaques, c’est bien. Désormais, il faut apprendre à les maîtriser, à temporiser, puis accélérer. »

PSG.fr -. Êtes-vous satisfait de votre groupe actuellement ?
Vahid Halilhodzic : « Je suis très content du travail fournit par mes joueurs. Je ne suis pas un adepte des éloges, mais en ce moment nous manquons de réussite et nous avons quelques blessés. Il ne faut donc pas accabler les joueurs. Ljuboja, Ibisevic, « Bole », Reinaldo et Pauleta sont touchés, ce qui affaiblit considérablement notre attaque. Pour être au mieux, nous avons besoin d’une victoire le plus vite possible. C’est une nécessité pour nous, au même titre qu’il est obligatoire de manger pour vivre ! »

« Nous devons confirmer notre statut »

PSG.fr -. Qu’est ce qui a empêché le PSG d’empocher cette victoire face à Caen ?
Vahid Halilhodzic : « Nous manquons encore de rigueur. Nous n’avons pas la capacité de nous redresser lors des passages à vide. Le but que nous prenons sur corner est inadmissible. Nous devons également travailler nos automatismes en défense. Il ne suffit pas de parler à l’entraînement, il faut aussi communiquer durant les matches. »

PSG.fr -. Les départ de Déhu, Heinze ou Sorin ont-ils pénalisé le mental de l’équipe ?
Vahid Halilhodzic : « Avant eux, Susic, Ginola ou Weah ont également quitté le PSG. Pourtant le club s’en est remis. L’an dernier, à cette époque nous étions dans une position encore plus délicate, alors que « Gabi » et Déhu étaient là. Et puis, vous ne m’entendrez pas dire que Yepes, Armand ou Rothen ne sont pas d’aussi bons joueurs. Simplement nous devons confirmer notre statut, et pour cela il faut donner plus. Or certains joueurs n’en sont pas capables. Je veux bien protéger mon groupe, mais il faut dire les choses comme elles sont. »

PSG.fr -. Où en est le recrutement du PSG ?
Vahid Halilhodzic : « Nous avons encore un ou deux joueurs qui doivent arriver. Le transfert de Pancrate reste d’actualité, même si je n’ai pas toutes les cartes en main. C’est un joueur d’avenir, au même titre qu’Ibisevic. Bien sûr, j’aimerais pouvoir annoncer Saviola ou Chevanton, mais le PSG ne peut pas donner 250 000 euros par mois à un joueur. Alors j’essaye de faire les bons choix pour être optimal sur le plan sportif et sur le plan économique. Je dois à la fois redresser le PSG sportivement et économiquement, alors tout ne se fera pas tout de suite. Mais nous continuons sur notre lancée, et cela finira par aboutir. »

PSG.fr -. Pauleta sera-t-il opérationnel pour jouer samedi ?
Vahid Halilhodzic : « Pedro n’était pas prêt pour jouer face à Caen, et nous avons joué avec le feu. Il souffre d’une petite contracture, alors nous verrons au dernier moment s’il sera sur le terrain samedi. Quant à Ibisevic, il semble qu’il sera indisponible entre dix et quinze jours. »

Propos recueillis par Loïc Prigent

source: psg.fr
Averroes
Rothen et Mendy ont convaincu



SUR LE QUAI de la gare Montparnasse, Raymond Domenech et Jérôme Rothen dissertent sur les tactiques à adopter sur les coups de pied arrêtés. Non loin de là, Bernard Mendy tire son gros sac bleu marine. Les deux joueurs du PSG retrouvent la capitale avec le sentiment du devoir accompli.
Mercredi contre la Bosnie, ils ont été deux des meilleurs joueurs de l'équipe. Il n'est pourtant pas aisé de se mettre en évidence quand le dispositif tactique change totalement à la mi-temps. Ainsi, Jérôme Rothen est passé de son habituel poste de milieu gauche à une place inédite de milieu récupérateur. Bernard Mendy a gardé le couloir droit et s'est adapté sans grand problème au passage de cinq à quatre défenseurs.

Vahid Halilhodzic : « Je préfère voir Jérôme plus haut »

« Les deux systèmes ne m'ont pas bouleversé parce que je travaille les deux avec Paris », explique-t-il. Rothen résume son match avec simplicité et lucidité : « Je me suis régalé en première mi-temps et, en deuxième, c'était plus difficile. » Les essais de Domenech vont-ils donner des idées à Vahid Halilhodzic, spectateur attentif du match ? Pas vraiment, à en croire les commentaires de l'entraîneur parisien, qui n'a pas compris pourquoi Jérôme Rothen avait joué milieu défensif en deuxième mi-temps. « Quand Jérôme a joué plus bas, il s'est retrouvé un peu en difficulté et il a moins apporté, constate le technicien bosniaque. Moi, je préfère le voir plus haut. » Sur le cas Mendy, Domenech et Halilhodzic partagent le même point de vue. « Mendy, comme Evra, est le type de joueur qui permet au 3-5-2 d'exister, estime Domenech. Ils ont le profil pour ce système. » Si Halilhodzic reste fidèle à son 4-4-2, il sait que Mendy peut faire l'affaire au poste de milieu offensif droit de Fabrice Fiorèse. Stéphane Pichot occuperait alors le poste de latéral droit et l'ensemble prendrait un caractère beaucoup plus défensif, ce qui pourrait s'avérer intéressant contre des gros adversaires. « C'est une possibilité, reconnaît Halilhodzic. Comme il l'a montré à Rennes, Bernard est bon dans les deux rôles, même s'il a eu des hauts et des bas. Quand il y a des espaces devant lui, il peut apporter quelque chose. Le problème, c'est quand le jeu est fermé... » En résumé, Halilhodzic n'a rien appris de nouveau sur les facultés de ses deux internationaux.



L.P., K.N.
Le Parisien , vendredi 20 août 2004
girlinlove
Paris a le souci du nombre


L’effectif du PSG apparaît juste en quantité pour pouvoir jouer sur tous les tableaux.


« QUAND JE SOURIS sur les photos de présentation des recrues, ça marche rarement. » Alors Vahid Halilhodzic a réprimé son sourire lors de l’intronisation du défenseur portugais, Marino Helder. Cette signature, qui doit être la dernière dans ce secteur de jeu, comble pourtant l’entraîneur parisien. Mais, au milieu de terrain et en attaque, l’effectif semble limité en quantité. Au début d’une saison au cours de laquelle le PSG cherchera à remporter le Championnat, à faire bonne figure sur la scène européenne et à défendre sa Coupe de France, Halilhodzic s’interroge sur le nombre de joueurs à sa disposition. Il espère d’ailleurs encore deux arrivées.

LA DÉFENSE A FAIT LE PLEIN. – Le secteur défensif n’inquiète plus l’entraîneur bosniaque. Helder devrait être prêt physiquement dans quinze jours et donc en mesure de remplacer Yepes en charnière centrale lors des deux premiers matches de Ligue des champions. Mais, à trente-trois ans, ce joueur, que Benfica n’a pas souhaité prolonger, affiche-t-il la même sérénité que lorsqu’il était l’un des meilleurs défenseurs de la Liga, à La Corogne ?

Un quatrième défenseur central, pur produit maison, pourrait éclore en août. Pour le déplacement à Toulouse demain, Halilhodzic a intégré dans le groupe Jean-Michel Badiane, vingt et un ans et capitaine de la CFA. Yepes suspendu, Helder à court de forme, le néopro pourrait connaître sa première titularisation en L 1. Un autre schéma a cependant été dessiné cette semaine. L’alternative consisterait à décaler Armand dans l’axe et à aligner le Camerounais Ateba à gauche. Car les postes de latéraux sont bien doublés. Ateba et Pichot sont, jusqu’à présent, les doublures officielles d’Armand et de Mendy.

INQUIÉTUDE AU MILIEU. – Plus préoccupant est le catalogue 2004-2005 du milieu de terrain. En début de semaine, le PSG a prêté Rocchi (18 apparitions l’an dernier) à Bastia et ne compte plus que trois milieux à vocation défensive : Cana, M’Bami et É. Cissé. Le club en cherche un quatrième. La piste Farnerud a pris du plomb dans l’aile depuis que le Suédois a joué avec Monaco lors du tour préliminaire de Ligue des champions.

En cas de blessures ou autres imprévus, Halilhodzic pourrait toujours revisiter son organisation. À l’image de Deschamps avec Monaco, la saison dernière en Ligue des champions, il peut imaginer un milieu à trois avec Rothen à gauche, dans un rôle un soupçon plus défensif. « Mais je préfère le voir plus haut, plus dans la dernière passe », prévient-il. Dans la configuration actuelle, Rothen lui-même n’a pas de remplaçant. Boskovic ? Pas évident qu’il puisse assumer le même statut de passeur. Même question à droite, où Fiorèse n’est guère suppléé. Touré, qui apparaissait comme son second, est parti à Guingamp (L 2). Le PSG ne désespère cependant pas d’arracher le transfert de Pancrate, (Le Mans) considéré par Vahid Halilhodzic comme « un joueur d’avenir ».

L’ATTAQUE ÉTIOLÉE. – L’avenir très proche de l’attaque parisienne ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. Ljuboja et Ibisevic sont à l’infirmerie, Pauleta souffre d’une petite contracture à la cuisse, et Reinaldo porte une résine au poignet depuis fin juin (« on croirait qu’il l’a depuis un an », plaisante Halilhodzic). Le seul avec tous ses moyens s’appelle… Ogbeche. Il y a quelques jours encore, il patientait dans le « loft » avec Domi, Cardetti et Hugo Leal. L’attaquant nigérian est le seul à en être ressorti et a fait sa rentrée contre Caen (2-2).

Une fois les cinq attaquants rétablis, le nombre devrait être satisfaisant. Mais la qualité sera-t-elle suffisante ? Ibisevic a du talent, c’est sûr, mais il n’a que vingt ans et aucune expérience. Ogbeche est motivé. Encore doit-il démontrer qu’il peut s’imposer au PSG. Reinaldo n’a encore jamais prouvé qu’il était de la lignée des grands Brésiliens, et Ljuboja a réalisé un début de saison très contrariant. Halilhodzic rêve d’une pointure. « Si je peux prendre Saviola, je le fais tout de suite. Mais on ne peut pas donner 250 000 euros net par mois. C’est une question économique. » Saviola ne viendra donc pas. Ce qui n’empêche pas l’entraîneur parisien de prospecter et d’assurer que son recrutement n’est pas encore bouclé.


DAMIEN DEGORRE

source: l'equipe
girlinlove
Football : Pancrate : « Ma priorité, la Ligue 1... »

Le Paris Saint-Germain a essayé et tente toujours de l'enrôler. Saint-Étienne s'est intéressé à lui. Bordeaux le veut également. Mais il est toujours sous contrat avec le Muc 72 qui ne tient pas vraiment à le lâcher. À moins qu'une « proposition qui ne se refuse pas » soit faite au club. Fabrice Pancrate, une dizaine de jours avant la fin du « mercato » n'a plus la tête au Mans. Le point sur cette situation particulière.

Partira ? Partira pas ? Pour l'instant, nul ne le sait. Une chose est sûre : le joueur lui-même s'est mis à l'écart du groupe de joueurs professionnels du Mans et veut partir. Autre certitude : le président Henri Legarda n'est toujours pas disposé à le lâcher, sauf offre vraiment exceptionnelle correspondant à un montant de transfert jamais réalisé par le Muc 72 jusqu'à présent...

Le puissant attaquant ne reste cependant pas inactif. Il s'entraîne en groupe avec les jeunes Nationaux d'Arnaud Cormier ou individuellement avec Alain Pascalou. « Physiquement, sur le plan foncier, je suis prêt, assure-t-il. Il me manque juste l'intensité de la compétition. »

Depuis plusieurs semaines, Fabrice Pancrate clame sa détermination : « Je veux partir. »

Au cours des derniers jours, sa situation a quelque peu évolué. Auparavant, seul le Paris Saint-Germain s'était déclaré intéressé. Et avait finalement proposé un montant de transfert d'1,5 millions d'euros. Depuis, un autre club a passé un coup de fil à son agent : Saint-Étienne. Mais comme Pascal Feindouno a été prêté un an aux « Verts », la démarche n'ira pas plus loin. Et un autre club est prêt à l'accueillir : Bordeaux... qui cherche bien évidemment à remplacer Feindouno !

« Ma priorité, c'est la Ligue 1, affirme l'ancien Guingampais. Signer au PSG serait la réalisation d'un rêve. Je suis Parisien. C'est un club mythique. Et puis il y a le Parc des Princes qui vibre tous les quinze jours à guichets fermés, la Champion's league. Que mon temps de jeu soit limité au départ ne me fait pas peur : je suis un compétiteur. Le challenge me plaît. »

Et Bordeaux ?

« C'est un très bon club aussi. C'est vrai, mon temps de jeu serait peut-être supérieur. Cette piste-là est aussi forcément intéressante puisque mon objectif, je le répète, c'est de jouer en Ligue 1. Je suis arrivé au Mans dans l'anonymat. J'ai travaillé. J'ai progressé. Pour moi, c'est le moment de partir en espérant que tout le monde y trouvera son compte. Je ne suis pas irremplaçable... »

Jacques HÉBERT.

source: Ouest France
girlinlove
Toulouse-PSG (3e journée)

« Nous ne doutons pas »

Ecarté, réintégré puis titularisé. L’avenir de Ogbeche au PSG a connu un virage à 180° en une semaine. Après une moitié de saison à Bastia, Batho n’entrait plus dans les plans de Vahid Halilhodzic. A force de travaille et après une discussion avec son entraîneur, Batho a finalement réintégré le groupe Rouge et Bleu avant d’effectuer son grand retour face à Caen. Le Batho II, est d’attaque !


Au camp des Loges

PSG.fr -. Batho, ton retour dans le groupe te satisfait-il ?
Bartholomew Ogbeche : « Cela fait effectivement un bien fou de réintégrer le groupe, d’autant plus que j’ai été très bien accueilli par l’ensemble des joueurs. Dire que la période qui vient de s’écouler a été facile à vivre serait mentir. Ce n’est jamais aisé de s’entraîner seul. Mais, je préfère que l’on parle de l’avenir. Tout cela est désormais derrière moi ! »

PSG.fr -. Tu es donc la dernière recrue offensive du PSG ?
Bartholomew Ogbeche : « (rires) On peut effectivement dire ça ! Je suis simplement heureux d’être au PSG, dans une équipe très compétitive et je vais maintenant montrer à l’entraîneur qu’il a eu raison de me faire confiance. Personne n’aurait d’ailleurs pu imaginer que je jouerais face à Caen. »

PSG.fr -. Dans quel état d’esprit te trouves-tu ?
Bartholomew Ogbeche : « Je suis Parisien ! Réintégrer le groupe pro, me permet de me concentrer pleinement sur le rectangle vert sans trop penser à mon avenir. C’est un nouveau challenge qui s’offre à moi. Je suis confiant, car le coach nous répète que les meilleurs joueront. Je n’ai donc qu’une seule chose en tête : travailler ! »

PSG.fr -. Que peut-on te souhaiter ?
Bartholomew Ogbeche : « Gagner des titres avec le Paris Saint-Germain ! »

PSG.fr -. Comment te sens-tu physiquement ?
Bartholomew Ogbeche : « Ça va, je me sens bien ! J’ai disputé quelques matches avec la sélection, et après une semaine de vacances, j’ai effectué un gros travail foncier au camp des Loges. Aujourd’hui, ce qu’il me manque, c’est surtout le rythme des matches. Etre bien accueilli dans le vestiaire est une chose, mais dans le football, c’est sur le terrain qu’il faut bien s’intégrer. Ce premier match face à Caen m’a en tout cas permis de retrouver le Parc des Princes et cela m’a déjà fait très plaisir. »

« Le coach a confiance en nous »

PSG.fr -. Que retiens-tu de ton passage à Bastia ?
Bartholomew Ogbeche : « Il s‘agissait d’une première pour moi. Depuis que j’ai quitté mon pays pour rejoindre Paris, c’était la première fois que je partais dans un autre club. J’avais également l’habitude de jouer le haut du tableau alors que là nous devions avant tout nous maintenir. Chaque week-end, nous jouions notre peau. Je crois que ce passage en Corse va beaucoup m’apporter pour la suite de ma carrière. »

PSG.fr -. Comment expliques-tu le début de saison du PSG ?
Bartholomew Ogbeche : « Lorsque l’on sait comment le groupe vit et comment il travaille, on peut légitiment se poser des questions sur le début de saison du club. J’expliquerais cela par un manque de réussite. Le coach nous répète d’ailleurs qu’il a confiance en nous et que ces deux premiers résultats n’altéreront en rien la confiance qu’il nous porte. »

PSG.fr -. Comment Paris peut-il s’en sortir ?
Bartholomew Ogbeche : « Face à Caen, la victoire ne s’est finalement pas jouée à grand chose. Nous nous sommes créés des occasions et avons produit du jeu. A l’avenir, nous devrons avant tout remporter nos matches, quitte à occulter le spectacle un certain temps. »

PSG.fr -. Le groupe ne doute donc pas !
Bartholomew Ogbeche : « Non pas du tout ! Nous avons perdu deux points à domicile face à Caen, nous allons donc aller les chercher à Toulouse. »

Anthony Baca

source: psg.fr
girlinlove
Un Paris pas frais

20/08/2004
Par MICHAEL BALCAEN
De Sports.fr


Le PSG vit un début de saison décevant. Un petit point en deux matches et voilà les Parisiens déjà condamnés à inverser la tendance. Rapidement... A ce titre, le déplacement à Toulouse revêt une importance toute particulière car avant l'arrivée de la Ligue des Champions, Paris ne doit pas traîner en chemin. Vahid Halilhodzic privé de Mario Yepes et avec une attaque décimée va devoir se creuser la tête pour composer une équipe capable d'étouffer des Toulousains brillants et qui voudront offrir un premier succès à domicile à leurs supporters.


Pauleta est l'un des seuls attaquants valides.
Yepes, Ljuboja et Ibisevic forfaits. Pauleta et Reinaldo diminués. Paris va devoir innover pour ce déplacement à Toulouse. Coach Vahid, qui souhaite encore l'arrivée de deux renforts offensifs après la signature du Portugais Helder, connaît l'ampleur de la tâche qui l'attend. L'an passé, le PSG avait couru (avec une certaine réussite) toute la saison pour rattraper un été raté. Paris le sait et veut impérativement lancer la machine avec un premier succès qui permettrait à la fois de valider les acquis et surtout de préparer la suite des événements le plus sereinement possible.

"Nous manquons encore de rigueur. Nous n'avons pas la capacité de nous redresser lors des passages à vide. Le but que nous prenons sur corner est inadmissible", reconnaît Vahid Halilhodzic sur le site officiel du club. La fameuse défense francilienne faisait la force de l'équipe l'an passé. Le PSG taxé d'équipe gagnante mais ennuyeuse veut passer à l'étape supérieure en apportant un peu de clinquant à son jeu. "Mais cela ne doit pas se faire au détriment de notre base défensive, prévient l'entraîneur parisien. Nous avons tendance à oublier notre force de la saison dernière. C'est une question de mental, de sacrifice et d'abnégation. Nous menons des attaques, c'est bien. Désormais, il faut apprendre à les maîtriser, à temporiser, puis accélérer."

Des absences conjuguées

Pour cette 3e étape, la défense sera amputée d'un de ses principaux éléments avec la suspension de Mario Yepes. Le Portugais Helder étant encore un peu juste, il reste deux options pour Halilhodzic. Soit intégrer poste pour poste Jean-Michel Badiane, le capitaine de la CFA, soit faire passer Armand dans l'axe et lancer Ateba à gauche. Si la deuxième option a été testée en amical, Badiane tient la corde pour débuter dans l'axe. Devant, avec les absences de Ljuboja et Ibisevic, Reinaldo et Pauleta seront sans doute titulaires.

Malgré tout, Paris n'est pas seul à subir ce genre de désagrément. Les Toulousains seront, par exemple, privés de leurs habituels latéraux. Ockojic, Ebondo et Clément sont blessés tandis que Aubey expulsé à Strasbourg est évidemment absent. Du coup, Erik Mombaerts va lancer les jeunes Clerc et Congré avec l'espoir de poursuivre sur la lancée du succès acquis à Strasbourg (4-1). Surtout, après l'accroc du premier match à domicile face à Lens (0-0), les Pitchounes espèrent bien mettre le feu au Stadium...

Ligue 1 - Toulouse-Paris SG:

le TFC veut confirmer, le PSG enfin démarrer

ven 20 aou, 12:40 PM


TOULOUSE, 20 août (AFP) - Facile vainqueur à Strasbourg (4-1) après avoir honorablement débuté contre Lens (0-0), le Toulouse FC espère confirmer ses bons débuts, samedi au Stadium en 3e journée de L1 de football, face à un Paris SG qui n'a jusqu'ici pris qu'un point et cherchera à démarrer enfin sa saison.

Fort d'un recrutement apparemment judicieux, le TFC ne cesse de progresser et compte bien concrétiser le projet de jeu mis en place par Erick Mombaerts depuis trois saisons. "Nous commençons à accumuler une certaine expérience et s'ajoute à cela l'apport des nouvelles recrues, dont la mission est avant tout de hisser vers le haut notre niveau de jeu et nos résultats", confirme l'entraîneur toulousain.

Si le parcours de Toulouse paraît prometteur, tant au niveau du football pratiqué que des premiers résultats obtenus, celui de Paris s'avère laborieux, avec des inquiétudes suscitées par une défense qui était le point fort du vice-champion de France l'an dernier.

"Il est vrai qu'on a des raisons d'être confiants, mais on sait que c'est dans les moments difficiles que se relèvent les grandes équipes. Paris en est une, son recrutement ne tardera pas à prouver sa valeur et sa soif de victoire va inévitablement se faire grandissante", prévient Erick Mombaerts.


Ambitieux mais prudents, les Toulousains reconnaissent ainsi que la réception du PSG est un premier vrai test pour situer leur niveau dans ce Championnat.

Même son de cloche chez le capitaine parisien, José-Pierre Fanfan: "Les Toulousains sont euphoriques, ils auront envie de confirmer cette bonne passe chez eux et il nous faudra beaucoup de courage et d'abnégation pour ramener un résultat".

Pour l'entraîneur Vahid Halilhodzic, il est urgent d'obtenir ce résultat positif car les motifs d'inquiétude ne manquent pas: "L'équipe a oublié ses bases, à savoir, le rôle défensif. De plus, nous n'avons pas encore la rigueur ou les qualités mentales pour nous redresser dans les passages à vide".

Annoncé partant à Paris durant l'intersaison, mais finalement tenu de rester au TFC, Achille Emana, lui, ne connaît pas de passage à vide et se réjouit d'avance d'avoir à affronter le club qu'il pourrait rejoindre à l'avenir. "En attendant, je suis et reste Toulousain à 100% et il me tarde de bien faire passer le message samedi sur le terrain", prévient-il.

source: yahoo sport

Ligue 1 - Istres:

répétition générale avant la venue du Paris SG

ven 20 aou, 12:52 PM


ISTRES, 20 août (AFP) - La rencontre Istres-Lens, samedi à Nîmes, comptant pour la troisième journée du Championnat de Ligue 1 de football, va faire l'objet d'une sécurité renforcée et servira de répétition générale avant la visite du Paris SG le 11 septembre, a indiqué le club vendredi.

En vue du prochain match des Istréens à Nîmes face au club parisien, un périmètre de sécurité sera donc installé samedi aux abords du stade des Costières, avec neuf points de contrôle.

Outre les 165 stadiers du FC Istres, 42 CRS, 62 gardiens de la paix et quatre patrouilles de la police municipale nîmoise seront sur le qui-vive. Le stationnement des véhicules sera strictement interdit sur les parkings qui entourent le stade des Costières.

Istres, promu en L1, joue ses premières rencontres à domicile (au moins jusqu'à fin octobre) au stade des Costières à Nîmes dans l'attente de la livraison de son nouveau stade (Stade Parsemain à Fos-sur-Mer).

source: yahoo sport
girlinlove
Toulouse-PSG (3e journée)

« Arrêtons les comparaisons »

Le football est un éternel recommencement. Pour le PSG, la difficulté consiste à ne plus regarder derrière, mais à se projeter vers l’avenir. Car, si pour les supporters et les joueurs, la saison passée restera formidable, elle pèse aujourd’hui comme un fardeau sur les épaules des Parisiens. Pourtant une dernière comparaison s’impose, Toulouse avait été en septembre dernier un match référence pour Paris !


Au camp des Loges


PSG.fr -. José, comment s’est déroulée cette semaine de travail ?
José Pierre-Fanfan : « Nous avons préparé le match de samedi face à Toulouse. La suspension de Yepes va entraîner quelques remaniements défensifs. Il nous faut maintenant des points rapidement. Jean-Michel Badiane va certainement réaliser ses grands débuts en Ligue 1, on a tous confiance en lui. Depuis un an qu’il s’entraîne avec le groupe, il montre énormément d’envie et d’abnégation. Il mérite donc cette première titularisation. A lui de saisir sa chance ! Il a tout à y gagner. »

PSG.fr -. Pourtant à Toulouse, la défense du PSG sera attendue…
José Pierre-Fanfan : « Nous venons effectivement d’encaisser quatre buts en deux matches. Toulouse est également l’équipe en forme du moment. Le groupe toulousain semble compact et solidaire. Il ressemble un peu au PSG de la saison dernière. Pour notre part, nous devons confirmer et chacun doit enfin faire face à ses responsabilités. »

PSG.fr -. Quelles seront les erreurs à ne pas reproduire ?
José Pierre-Fanfan : « Tout d’abord, il faudra absolument resserrer les lignes. A force d’entendre que le PSG est plus technique que la saison dernière, nous avons oublié les fondamentaux. Nous devons aujourd’hui retrouver notre assise défensive et évoluer en bloc. Il n’y a aucune raison de changer une formule qui a fonctionné l’année dernière. Il va falloir du caractère pour rectifier le tir et éviter de jouer avec le feu. »

« Se faire violence »

PSG.fr -. Quelles sont les ambitions du PSG lors de cette 3e journée de Ligue 1 ?
José Pierre-Fanfan : « Nous allons à Toulouse pour obtenir un résultat. La situation du PSG n’est pas critique, mais elle demeure malgré tout tendue. Nous avons cependant confiance en notre capacité de réaction et nous sommes les seuls à posséder les clés de la réussite. Il faut aussi arrêter de comparer ce groupe avec celui de la saison dernière. Cela porte préjudice aux nouveaux et ne rend finalement pas service au groupe. Tout est remis à plat cette saison. »

PSG.fr -. Est-ce également dû à un problème physique ?
José Pierre-Fanfan : « Non, physiquement tout va très bien. La preuve, nous courons beaucoup derrière le ballon. Cyril Moine, le préparateur physique, nous a expliqué qu’il nous manquait une semaine de compétition pour être au top physiquement, notamment au niveau de la tonicité. C’est surtout dans nos têtes qu’il faut se faire violence. »

PSG.fr -. Quel est selon toi le principal danger pour Paris à Toulouse ?
José Pierre-Fanfan : « Les vidéos visionnées montrent que Toulouse est une équipe qui aspire son adversaire avant d’exploser offensivement. Ils attendront donc une faille de notre part pour nous surprendre. A nous d’être vigilants. Je pense malgré tout que nous pouvons revenir de la ville rose avec un bon résultat. Il s’agira d’un vrai test pour le PSG. »

Propos recueillis par Anthony Baca
girlinlove
CITATION
Le PSG doit enfin être digne de son rang 
Après son mauvais début de saison, le PSG est dans l'obligation de lancer, enfin, son championnat, en s'imposant, ce soir, à Toulouse. Il faudra serrer la garde en défense et saisir toutes les opportunités offensives.

«VOUS ÊTES sadomaso, ou quoi ? L'an dernier, c'est l'an dernier ! Il ne faut pas croire qu'on va refaire la même chose. » Avec son emphase habituelle, Vahid Halilhodzic a tenté de mettre en garde ses joueurs. Après deux journées et seulement un point au compteur, le PSG se retrouve au même niveau que la saison passée, à la même période.
La comparaison est tentante et Halilhodzic craint sans doute que ses joueurs pensent que Paris, une fois le pénible mois d'août passé, va encore s'envoler vers les sommets. D'ailleurs, malgré les deux faux pas face à Rennes (défaite 2-1) et Caen (2-2), malgré la quatorzième place au classement et les cinq points de retard sur Marseille et Monaco, l'ambiance au camp des Loges demeure sereine. « Il y a un paradoxe, reconnaît Pierre-Fanfan. Ce que l'on vit la semaine et ce que l'on vit le week-end ne se ressemble pas du tout. » Un sentiment confirmé par son entraîneur : « Je suis très satisfait de mes joueurs à l'entraînement. Mais il faut le montrer en match. » Même s'il a asséné à ses joueurs quelques vérités peu plaisantes à entendre, Halilhodzic a surtout essayé de ne pas leur mettre de pression inutile. « Nous sommes conscients de la situation, poursuit Pierre-Fanfan. Mais l'alarme n'a pas sonné et on ne va pas parler de crise. On a fait un début de championnat en demi-teinte, mais on a confiance en nous. »
« Il faut être plus méchant » Pour Halilhodzic, le problème se situe surtout dans la tête. « Contre Caen, on a tous voulu faire du beau jeu, mais on a oublié l'assise défensive, analyse-t-il. Notre niveau mental n'est pas suffisant. La balance entre l'individuel et le collectif doit s'inverser. Il faut gagner, et pas forcément avec du beau jeu. Il faut être plus méchant et plus agressif. » Bref, retrouver les valeurs et les vertus de la dernière saison... « Inconsciemment, la comparaison revient tout le temps, reconnaît Pierre-Fanfan. Ressasser le passé porte préjudice aux nouveaux. La remise en question est obligatoire. Il faut rectifier le tir très vite. L'an passé, après un début difficile, on avait réussi une série de cinq victoires (NDLR : de la 6 e à la 10 e journée). Ce sera difficile à refaire. Pour sortir de là où nous sommes, on ne peut compter que sur nous. » Le capitaine parisien sait ce qui pourrait servir de déclic : « Un match référence, c'est-à-dire un match gagné dans la douleur. Comme celui que nous avions fait, l'an dernier, contre Toulouse. » Décidément, les (bons) fantômes du passé ressurgissent à la moindre occasion. Ce souvenir est pourtant à cultiver. Le 14 septembre 2003, le PSG, alors 17 e après cinq journées, arrachait la victoire (2-1) au Parc face aux Toulousains. Ce succès avait lancé l'épopée parisienne.
Le Parisien


CITATION
STÉPHANE DALMAT , qui a passé six mois au PSG avant de partir à l'Inter Milan puis à Tottenham, pense que son nouveau club peut mettre les Parisiens en échec. A 25 ans, il sait qu'il a besoin de stabilité et compte relancer sa carrière dans la Ville rose. Pourquoi avoir choisi Toulouse ? Stéphane Dalmat.
Je voulais absolument rentrer pour, enfin, m'imposer durablement dans mon pays. J'ai eu un super contact avec Olivier Sadran (NDLR : président du TFC) qui m'a assuré que l'on aurait une équipe compétitive. Et puis, je savais que j'aurais enfin un temps de jeu qui me permettrait de montrer ce dont je suis capable. Je découvre une nouvelle région, mais je me sens déjà très bien à Toulouse, sportivement et humainement. Etes-vous surpris par le début de saison de votre équipe ? On ne va pas s'emballer parce que l'on a pris quatre points en deux matchs. Nous n'avons pas envie de nous fixer des objectifs, on fera un premier bilan après dix journées. Que pensez-vous de l'état de forme du PSG ? Les Parisiens ont un peu de mal en ce moment, mais c'est normal. Il y a quand même eu beaucoup de départs, dont ceux de joueurs très importants. Maintenant, ce qui m'intéresse, ce n'est pas l'état de forme du PSG, mais plutôt notre niveau de jeu. Nous avons largement les moyens de les faire douter si, défensivement, nous tenons le coup. Ce sera un match très ouvert et je suis sûr que nous pouvons l'emporter. Vous avez évolué un court moment au PSG. Quels souvenirs en gardez-vous ? Pas vraiment bons. Je suis resté six mois, de juillet à décembre 2000, à une époque où tout le monde se tirait dans les pattes. Je crois qu'il ne reste plus que Bernard Mendy, avec qui j'ai joué. En revanche, je suis content que le club se remette à gagner des trophées, car Paris mérite un grand club. Les gens qui ont repris le club me semblent très compétents et c'est tant mieux pour tous les supporters parisiens.
Le Parigo


CODE
Badiane, le jeune sage  

JEAN-MICHEL BADIANE (21 ans) disputera vraisemblablement le premier match professionnel de sa carrière, ce soir, à Toulouse. Ce produit du centre de formation du PSG, arrivé à 10 ans au camp des Loges, devrait sauter de joie ou, tout au moins, manifester un certain contentement. Rien de tout cela.
Ce n'est pas le style de la maison. « En football, il est préférable de garder la tête froide, explique ce natif de Paris (IX e ). Tout peut s'écrouler du jour au lendemain. Mon exemple, c'est Thierry Henry. Il dit que la seule reconnaissance qui importe est celle gagnée dans le rectangle vert. Il a raison. Je préfère ne pas me projeter dans le futur. » Bercé par les récits de son père, Christian, supporter parisien de la première heure, Jean-Michel passe des terrains de quartier de Neuville-sur-Oise au PSG d'une drôle de façon : « Mon oncle effectuait un essai au camp des Loges et moi, je jouais sur le côté, raconte-t-il. L'entraîneur des benjamins est venu me trouver. Et voilà... » Son rêve de football professionnel prend corps, dans toutes les catégories de jeunes du club. Avant un détour de trois ans à l'INF Clairefontaine avec ses amis Jérémie Aliadière (Arsenal) et Jacques Faty (Rennes) : « Un grand souvenir. Il y avait un esprit d'entraide, de fraternité. » Très attentif, Vahid Halilhodzic ne tarde pas à repérer ce défenseur central rigoureux en équipe réserve : « Il vient de livrer deux super matchs en CFA. Il faut faire confiance aux jeunes, martèle l'entraîneur. Il travaille bien. C'est toujours un risque de lancer un jeune dans un match comme ça, mais j'ai confiance. » « Il s'entraîne avec nous depuis un an et montre beaucoup de qualités, apprécie José Pierre-Fanfan. Il mérite sa chance, à lui de la saisir. Ce n'est pas évident, vu le contexte actuel, car nous ne sommes pas au mieux. Et, à Toulouse, il faudra d'abord ne pas prendre de but. » Jean-Michel Badiane sait tout cela. Mais rien ne semble pouvoir ébranler sa farouche détermination : « J'ai toujours voulu jouer au PSG. Aucun autre club ne comptait à mes yeux, lorsque j'étais petit. » Voilà ce que l'on appelle une belle histoire
Le Parigot


CITATION
« Il faut se réveiller » 

IL Y A QUATRE ANS, Modeste M'Bami devenait champion olympique avec le Cameroun. C'est l'un des meilleurs souvenirs de sa carrière, mais il est aujourd'hui bien lointain. Si le milieu de terrain du PSG garde un oeil sur les JO, il pense surtout à s'imposer ce soir, à Toulouse.
Avec les départs de Déhu et Heinze, le PSG a-t-il perdu un peu de son âme ? Modeste M'Bami. Il est vrai que leur départ laisse un vide. Déhu et Heinze apportaient beaucoup. En les laissant partir, on savait que nous aurions des problèmes en défense, mais on a recruté des joueurs pour pallier ces départs. Ils avaient un vécu et un profil de guerriers. Fred parlait, Gaby aussi. Maintenant, d'autres doivent prendre la relève. Pedro (Pauleta) , José (Pierre-Fanfan) et Fio (Fiorèse) essaient de pousser le groupe. Et vous ? Je peux être un meneur. D'ailleurs, c'est ce que veut le coach. Mais mon âge (NDLR : 23 ans) ne plaide pas en ma faveur. N'est-il pas dangereux de se référer à la saison dernière en prétendant que tout ira forcément mieux, plus tard ? L'an dernier, on a fait une belle saison et peut-être que, inconsciemment, certains se sont endormis. Il faut se réveiller. Il ne faut pas vivre sur le passé, le coach ne cesse de nous le répéter. Il faut garder le positif et oublier tout le reste. Tout a changé. Nous sommes attendus et il y aura moins de tolérance si nous continuons à avoir de mauvais résultats. Confirmer, c'est toujours ce qu'il y a de plus difficile. Le déclic passera par une victoire. L'ambiance au sein du groupe semble très détendue... Mais il n'y a rien de catastrophique ! On a juste raté deux matchs. Malgré les apparences, le coach est dur avec nous, il nous a dit ce qu'il pensait, mais ça ne sert à rien de nous mettre une trop grosse pression. Comment abordez-vous le match à Toulouse ? Après leur performance à Strasbourg, les Toulousains connaîtront peut-être un excès de confiance. Nous, on a une obligation de résultat. A nous de corriger nos erreurs et de reformer un bloc. On attaque et on défend tous ensemble. C'est ce que nous avons travaillé cette semaine. Sur nos qualités individuelles, nous sommes plus forts. Il faut retrouver l'envie, la volonté et la gnac, comme l'an dernier. Vous êtes champion olympique. Regardez-vous les JO à la télévision ? Oui, et je repense à Sydney, qui restera toujours un grand moment de ma carrière. Cette année, je crois que l'Argentine va gagner. Je regarde surtout le basket et la natation. Je suis assez admiratif devant tous ces athlètes qui préparent un objectif pendant quatre ans et qui jouent tout sur une minute. Nous, on peut se racheter dès la semaine suivante.
Le Parigot



CITATION
Paris au mois doux
Comme en août 2003, le PSG n’a pris qu’un point dans ses deux premiers matches. Mais les maux sont différents.
AU PARIS-SAINT-GERMAIN, demander si le début de saison est comparable à celui de l’an passé provoque un début d’irritation. Le répéter agace sérieusement groupe et staff. Vahid Halilhodzic balaie ainsi l’idée selon laquelle son équipe peut laisser filer le mois d’août si la suite ressemble à celle de 2003-2004. « L’an dernier, c’est l’an dernier, martèle-t-il. C’est fini. J’ai quand même demandé aux gars : “Vous n’êtes pas sado-maso, vous n’allez pas vivre la même chose ?” » La même chose englobe les critiques sur le jeu, le manque de communication, les questions sur l’ambiance dans le groupe…
La comparaison est pourtant inévitable. Après deux journées, le club n’a pris qu’un seul point contre des adversaires qui n’étaient pas présentés comme des ténors de la Ligue 1. L’an dernier, ils s’appelaient Bastia (0-0) et Lille (0-1). Cette saison, il s’agit de Rennes (1-2) et Caen (2-2). Avec des conséquences identiques, les maux diffèrent pourtant. Le PSG d’Halilhodzic première version a attendu la troisième journée (à Metz, 1-0) pour marquer son premier but. Les occasions n’étaient pas légion, son jeu ne débordait pas d’ambition. Sa défense n’affichait pas encore les mêmes gages de sécurité que par la suite, mais elle annonçait déjà les prémices de sa solidité.
La deuxième mouture présente des symptômes opposés. Paris marque, se crée des occasions, essaie de plaire, mais son bloc défensif exhibe des failles dans lesquelles les attaquants adverses s’infiltrent avec joie. À la fin du match contre Caen, José Pierre-Fanfan livrait le constat suivant : « Quand on récupère le ballon, on essaie d’aller trop vite vers l’avant. Mais on ne sait pas gérer les temps forts. On n’a peut-être pas encore le physique ou les ressources nécessaires pour jouer comme ça. »
La préparation physique a bien sûr été soutenue, mais pas plus que la précédente. L’arrivée de quatre nouveaux joueurs est peut-être davantage source de déséquilibre. « À force d’entendre qu’on avait une équipe plus technique, on a favorisé le jeu offensif, soutien le capitaine parisien. Résultat, nos lignes sont plus espacées, on ne forme plus le même bloc que l’année dernière. On doit reformer un gros bloc. Pourquoi changer quelque chose qui marche ? » « On n’est pas là pour plaire aux gens, reprend Lorik Cana, qui fera ce soir sa première apparition dans le groupe. Le public préfère quand on gagne. »
Dans l’énoncé des causes de ce début de saison difficile, un point commun émerge toutefois avec celles d’août 2003. « On a aussi un problème de communication », assure Pierre-Fanfan. Il s’agissait déjà d’un souci l’année dernière. Heinze qui manque de marquer contre son camp à Lille, Pauleta qui tance Mendy au moment de frapper un coup franc indirect à Metz, autant d’exemples qui illustraient cette défaillance. Cette fois, le premier but caennais inscrit par Hengbart, libre de tout marquage, suffit à l’éclairer.
« Il faut arrêter les comparatifs »
L’un des antidotes serait l’affirmation d’un leader, un vrai. L’année dernière, lorsque Déhu avait reculé d’un cran, s’installant en défense centrale, il avait également endossé ce rôle du « gueulard », celui qui place, ordonne, aboie. Halilhodzic compte sur Pierre-Fanfan pour prendre le témoin. « José doit parler plus, commander tout le monde, insiste-t-il. C’est sûr, il parle. Avec TF 1, France 2, mais pendant le match, on ne l’entend plus. » Ce à quoi Pierre-Fanfan rétorque : « Il y a un renouvellement des leaders. On en a parlé entre nous. Mais en définitive, qu’est-ce qu’un leader ? Un joueur qui aboie ou un joueur qui donne le ton balle au pied. On a peut-être moins d’aboyeurs mais des leaders techniques, on en a. De toute façon, il faut arrêter les comparatifs avec l’année dernière. Même entre nous. Ça ne rend pas service au groupe. »
Le défenseur central parisien pense plutôt qu’une victoire suffira à lancer l’équipe dans ses conquêtes. Sur ce point, son entraîneur le rejoint : « Gagner 1-0 à Toulouse, ça suffirait à prendre confiance. » Pierre-Fanfan précise : « Il nous faudra un match référence, un match gagné dans la douleur. » L’année dernière, ce match référence était survenu à la cinquième journée. C’était contre Toulouse.
L'equipe
girlinlove
FOOTBALL, LIGUE 1/TOULOUSE - PSG 2-1. Encore battu, le PSG a atteint la cote d'alerte
Rien ne va plus à Paris, défait encore hier à Toulouse. Un nul, deux défaites : il y a le feu dans une équipe qui manque de beaucoup de choses, à commencer par une défense à la hauteur...




C'EST DÉSORMAIS une certitude : la chance n'accompagne plus le PSG dans ses sorties. En témoigne le magnifique premier but toulousain qui survient après une erreur monumentale de Pierre-Fanfan : Dalmat ouvre pour Moreira mais c'est le défenseur parisien qui récupère de la tête avant de glisser inexplicablement. Profitant de l'aubaine, Moreira trompe alors Alonzo d'une frappe enroulée (56 e ).
L'année dernière, avec son brin de réussite, le PSG n'aurait jamais encaissé ce genre de but gag... « On perd à cause des erreurs individuelles. Encore une fois, on a fait des cadeaux », lâche sans concession Vahid Halilhodzic, qui mettra également la défaite sur le compte de l'arbitrage (lire page ci-contre) . « Nous sommes dans une période où cela ne va pas. La réussite nous a quittés », confirme l'entraîneur. Après ce but, le PSG vit un vrai supplice. Ce n'est pas une mais quatre erreurs individuelles, celles des défenseurs, qui voient Moreira et Eduardo s'amuser lors d'un une-deux dans la surface avant que le Brésilien n'abuse Alonzo à bout portant (2-0, 70 e ).
L'effectif reste toujours aussi famélique Le PSG finira en boulet de canon, avec un but de Reinaldo de la tête sur service de Rothen (76 e ). Dans la foulée, Ogbeche, par deux fois d'une maladresse insigne, manquera l'égalisation (80 e et 82 e ). « On a des regrets, insiste le coach bosniaque. On a bien joué. L'équipe a fait tout ce qu'il fallait pour gagner. Toulouse, avant ses deux buts, n'a eu aucune possibilité de marquer, même pas une demi-occasion. » Halilhodzic exagère un peu. Certes, sa formation montre des progrès mais c'est oublier un peu vite la belle entame toulousaine, grâce à un Stéphane Dalmat temporairement retrouvé. L'ex-Milanais lance dans le dos de la défense Moreira qui oblige Alonzo à une claquette paumes ouvertes peu orthodoxe (9 e ). Ou encore au coeur du cauchemar parisien, cette lourde frappe dégagée des deux poings par le gardien parisien (66 e ). Bref, le TFC n'est pas ce moribond analysé par Halilhodzic. Privé de quatre titulaires - Ljuboja, Pauleta (blessés), Yepes (suspendu), Mendy (au repos) -, le PSG s'est montré fluide dans le jeu juste avant la pause, avant de sombrer complètement en deuxième puis de refaire surface sur la fin. Mais à 2-0, il était déjà trop tard. « On traverse un moment délicat, commente Halilhodzic. C'est triste. Je fais confiance à l'équipe. Il ne faut pas se décourager. On va continuer à travailler. Bientôt, il y aura des victoires. » Il serait temps. La Ligue des champions se profile et l'effectif du PSG reste toujours aussi famélique. On a beau dire que ce PSG-là ressemble à celui de la même époque la saison dernière, il faut arrêter les références. Le club compte trois points de moins qu'au terme de la 3 e journée l'année dernière et, dans le comportement des joueurs comme dans le déroulement des matchs, quelque chose de diffus montre que rien n'est comparable.


STADIUM (TOULOUSE), HIER SOIR. Auteur de deux erreurs coupables, Pierre-Fanfan, le capitaine parisien (à côté du Toulousain Stéphane Dalmat), a sombré sur les bords de la Garonne. (LP/PHILIPPE LAVIEILLE.)


Dominique Sévérac
Le Parisien , dimanche 22 août 2004


Le capitaine assume ses erreurs
Toulouse




LES IMAGES vont repasser en boucle. José Pierre-Fanfan va revoir cette action qui fait basculer le match. Vahid Halilhodzic ne veut pas se montrer trop dur publiquement avec son capitaine, mais ses mots trahissent sa pensée : « Quand José glisse et donne un cadeau à l'adversaire, qu'est-ce qu'on peut dire ? Au total, on a pris six buts depuis le début du championnat, sur six erreurs individuelles.
» Pierre-Fanfan, le visage fermé, reconnaît lucidement son erreur. « Oui, je me sens fautif, lâche-t-il. Quand le ballon arrive sur moi, j'ai plusieurs solutions. Le plus simple aurait été de baisser la tête et de laisser le ballon passer. Là, je suis déséquilibré, Moreira en profite et la met au fond. Je choisis la mauvaise solution et je rends la situation dangereuse. Et comme, en ce moment, on paie cash la moindre erreur... »
« Il faut vite se relever » En toute franchise, le capitaine parisien sait que la situation est désormais très critique. « On a pris six buts en trois matchs mais, surtout, on n'a toujours pas gagné, alors, forcément, on doute. Je suis vraiment dégoûté par cette défaite, parce que l'état d'esprit est bon, le groupe aussi. Je suis inquiet car la spirale est très négative. Quand on a un genou à terre, il faut vite se relever, sinon on se fait enterrer. » Son analyse du deuxième but montre à quel point le PSG est maudit en ce début de saison : « On lutte tous et on se tacle tous... D'ailleurs, j'ai une grande cicatrice au niveau du tibia et c'est un de mes coéquipiers qui me l'a faite. Quand ça ne tourne pas, ça ne tourne pas. »



L.P.
Le Parisien , dimanche 22 août 2004


Halilhodzic s'en prend à l'arbitre
Toulouse




«J'ESPÈRE QUE M. SARS n'arbitrera plus le PSG. » L'entraîneur parisien n'a pas mâché ses mots au sortir des vestiaires, hier.
Motif de sa colère : un penalty que l'arbitre aurait « oublié » de siffler dans le temps additionnel pour une poussette sur Reinaldo. « Il y avait penalty pour nous, ajoute Halilhodzic. Déjà, contre Caen, c'était le cas et je n'ai rien dit. Il y avait penalty et carton rouge. Il est tellement flagrant ce penalty ! Il restait du temps. On aurait pu gagner. » Le Bosniaque ne décolère pas. Arribagé, le supposé fautif, le conforte dans son opinion en déclarant : « Oui, il doit y avoir penalty. » Les images de la télévision n'ont rien montré de probant. Pour le PSG, la chance a vraiment tourné...


STADIUM (TOULOUSE), HIER SOIR. Vahid Halilhodzic ne mâchait pas ses mots à propos de l'arbitre, Alain Sars, coupable selon lui de ne pas avoir sifflé de penalty en faveur des Parisiens. (LP/PHILIPPE LAVIEILLE.)


D.S.
Le Parisien , dimanche 22 août 2004


L'ADVERSAIRE « La chair de poule » Christophe Revault, capitaine toulousain




A L'IMAGE des 35 000 spectateurs criant leur fierté tout au long de la rencontre, les joueurs toulousains n'ont pas boudé leur plaisir au moment de venir expliquer un succès qui leur offre une place de coleader de L 1. « C'est marrant ! J'en ai la chair de poule quand je pense d'où l'on vient », explique Christophe Revault, le capitaine. Achille Emana, grand supporter du PSG, se rappelle la rencontre de la saison dernière remportée 1-0 sur un but de Ljuboja : « Nous ne méritions pas de perdre ce match et nous avions vraiment envie de prendre notre revanche.
C'est fait et même bien fait car le PSG ne nous a mis que rarement en danger.» « Nous avions annoncé notre envie de produire beaucoup de jeu et nous avons tenu parole. Ce n'est que comme ça que nous assurerons notre maintien», conclut Erick Mombaerts, l'entraîneur du TFC.



Julien Carrère
Le Parisien , dimanche 22 août 2004


LES JOUEURS Le cauchemar de Pierre-Fanfan
Toulouse DE L'UN DE NOS ENVOYES SPECIAUX




HALILHODZIC a lancé Badiane, Pichot et Cana, sans changer son système tactique. Cissé a pris la place de Fiorèse (qui a glissé en pointe) au poste de milieu droit. Le début de match fut proche de la catastrophe.
Paris a subi et s'est montré incapable de développer son jeu. La tendance s'est inversée à la demi-heure de jeu mais le PSG n'a pas su en profiter. A l'heure de jeu, suite à une terrible erreur de son capitaine, le navire parisien a coulé. Le réveil collectif, après la réduction du score, fut beaucoup trop tardif. Alonzo (5). Il commence la rencontre en déviant d'une manchette une belle reprise de Moreira (9 e ). Encore décisif à la 66 e sur une reprise du même Moreira, il voit ensuite passer deux missiles qui échouent dans ses cages. Pichot (3,5). Pour son premier match officiel avec Paris, l'ancien Lillois, très crispé, a raté quasiment toutes ses passes en début de match. Pas vraiment plus brillant par la suite. Remplacé par Mendy (67 e ). Pierre-Fanfan (3). Pas de chance ou manque de lucidité ? Chacun interprétera à sa manière l'action qui amène le premier but de Toulouse et le cafouillage à l'origine du second. Quoi qu'il en soit, le capitaine parisien n'en sort pas grandi. Badiane (5). La seule bonne nouvelle de la soirée. Sa rapidité s'est avérée très précieuse face aux attaquants toulousains. Il a offert un ballon de but gâché par Cissé (28 e ). Serein, il s'est même permis de donner de la voix pour bouger certains de ses partenaires amorphes. Une mésentente avec Pierre-Fanfan sur le second but ternit sa prestation. Remplacé par Ateba (81 e ). Armand (4). Eduardo l'a fait tourner en bourrique sur le deuxième but. L'ancien Nantais n'est toujours pas convaincant et a trop rarement osé dépasser la ligne médiane. Cana (4,5). Avec M'Bami, il a effectué un bon pressing. Mais l'Albanais manque de physique et n'a pas apporté de solutions offensives. E. Cissé (4). Il a occupé le poste de milieu droit, que Deschamps lui avait parfois confié, avec bonheur, la saison dernière. Manque une superbe occasion. Il a gardé un oeil sur Dalmat, qui s'est vite éteint, mais n'a globalement pas assez pesé sur la rencontre. Remplacé par Ogbeche (67 e ). M'Bami (5,5). Assurément le meilleur Parisien du début de saison. Quand Paris joue mal, il tient la baraque à lui tout seul. Rothen (5). Deuxième passe décisive en trois matchs. Le milieu international est déjà indispensable. Il est l'un des rares à amener la touche technique dont Paris a besoin mais il manque encore de constance. Fiorèse (5). A la pointe de l'attaque, il a fourni un sombre travail en multipliant les appels. Cela a ouvert des espaces dont ses partenaires n'ont pas su profiter. Reinaldo (5,5). D'une belle tête, il inscrit le but de l'espoir qui ne servira à rien. Sa nonchalance est trompeuse car certains de ses appels et sa précision de passe font de lui le joueur le plus dangereux. Toulouse, symbiose idéale entre expérience et jeunesse, pourrait créer quelques belles surprises cette saison. Moreira reste l'un des tout meilleurs attaquants de L 1. Derrière, Lièvre a bien résisté à la pression parisienne. L'arbitre, M. Sars (6), a su calmer les esprits quand il le fallait.



Laurent Perrin
Le Parisien , dimanche 22 août 2004


« On souffre »
Jérôme Alonzo, gardien de but parisien




CETTE FOIS, il n'a plus le coeur à plaisanter. Les traits marqués, Jérôme Alonzo, le gardien de but du PSG, le ton grave, peine à expliquer cette nouvelle déconvenue parisienne. Les samedis du PSG se suivent et se ressemblent, non ? Jérôme Alonzo.
Si ! Maintenant, j'ai envie de dire que la défaite est plus digne qu'à Rennes, car on a existé. On effectue une bonne première mi-temps défensive, car j'ai rarement été mis en danger. Ensuite, la seule demi-erreur de la deuxième période fait lucarne. Je reste confiant. Il faudra faire un point après dix journées. On espérait une moyenne de deux points par match, c'est-à-dire entre dix-huit et vingt points après dix rencontres. On verra vraiment à ce moment-là. Il sera temps de dresser les comptes.
« Surtout, il ne faut pas baisser la tête » Comment expliquez-vous cet enchaînement de mauvais résultats ? Je préfère ne pas l'expliquer à chaud. J'espère que l'on va tirer des grands enseignements de nos souffrances, car on souffre. Surtout, il ne faut pas baisser la tête, mais tenter de faire le point calmement dans la semaine. Et puis continuer à bosser, bosser, encore bosser, même si je n'aime pas cette formule. On ne peut pas beaucoup plus, actuellement. Et comment vivez-vous le manque de réussite actuel alors que le sort était exactement inverse la saison dernière ? Je ne sais pas. La réussite concourait à notre force l'année dernière et, aujourd'hui, nous fuit. Cela dit, elle se provoque et peut-être que l'on ne refuse pas assez la défaite. Une seule chose compte désormais, le rendez-vous de dimanche face à Saint-Etienne. La seule fois de ma vie ou j'ai été champion de France de D II, c'était avec Saint-Etienne. Et nous avions quatre points après quatre journées. Nous pouvons atteindre ce total dimanche en l'emportant. Je me console comme ça. Est-ce que l'on peut dire qu'il y a désormais le feu ? On pourrait dire qu'il y a le feu si ça sentait le cramé à l'intérieur, ce n'est absolument pas le cas. Maintenant que le mal est fait, on va aller chercher une série de victoires. Si on n'y arrive pas avant la dixième journée, à ce moment-là, il y aura peut-être le feu. On va commencer à être attendus de partout. La même rengaine que chaque année, lorsque ça ne fonctionne pas au PSG... On a sept journées capitales pour l'avenir du club. Maintenant, c'est à la vie à la mort.


STADIUM (TOULOUSE), HIER SOIR. Avec un seul point en Ligue 1, « une seule chose compte désormais » pour Jérôme Alonzo : le rendez-vous de dimanche prochain face à Saint-Etienne. (LP/PHILIPPE LAVIEILLE.)


Propos recueillis par Bertrand-Régis Louvet
Le Parisien , dimanche 22 août 2004


Contracture pour Pauleta
Toulouse




PAULETA était à Toulouse hier soir. Mais habillé en civil, sur le banc de touche. Tiraillé par sa cuisse droite depuis dix jours, il avait joué avec un large bandage face à Caen (2-2).
Le club ne communique plus d'informations médicales, mais Pauleta souffrirait d'une contracture. L'intéressé confirme : « J'espère être rétabli pour dimanche prochain, contre Saint-Etienne. » Rentré en retard de ses vacances, le buteur parisien continue un lourd travail physique parallèle. Aussi, en accord avec le staff médical parisien, le Portugais a été ménagé hier soir pour éviter une blessure plus grave. Par ailleurs, Bernard Mendy, utilisé 90 minutes par Raymond Domenech mercredi face à la Bosnie-Herzégovine (1-1), a débuté la rencontre comme remplaçant avant d'entrer.



B.-R.L.
Le Parisien , dimanche 22 août 2004
girlinlove
Paris doit recruter d'urgence



EN LIVRANT son meilleur match de la saison lors de la défaite (2-1) à Toulouse samedi soir, le PSG a néanmoins révélé d'inquiétantes faiblesses. Les défaillances individuelles existent. Vahid Halilhodzic évoquait, la semaine dernière, l'arrivée de deux joueurs en plus d'Helder, le défenseur portugais engagé pour un an.

Il y a urgence. D'autant que la Ligue des champions débute le 14 septembre et qu'il ne reste que deux journées de championnat d'ici là.
Qu'arrive-t-il à Armand et à Pierre-Fanfan ? Avec six buts encaissés en trois matchs, la défense parisienne vacille. Fautif sur le premier but caennais, la semaine dernière au Parc des Princes, et aussi sur le deuxième but toulousain du Brésilien Eduardo, Sylvain Armand n'est plus lui-même, depuis son arrivée à Paris. Son manque d'engagement dans les duels est flagrant. Et, sur le côté gauche, son entente avec Jérôme Rothen reste floue. Malheureux sur le deuxième but à Rennes et le premier à Toulouse, José Pierre-Fanfan commet des erreurs qui ne lui ressemblent pas. Pour ces deux joueurs expérimentés, Vahid Halilhodzic devra trouver les mots justes. Le retour de Yepes et l'arrivée de Helder offrent des alternatives. Sans oublier le prometteur Badiane. Dans ce secteur, un renfort s'impose. Le profil recherché : défenseur polyvalent doté d'une bonne relance du type Kapsis, le champion d'Europe grec de Bordeaux.

Paris regrette Pedretti. Spectateur attentif de France - Bosnie-Herzégovine (1-1), mercredi à Rennes, Halilhodzic a goûté la prestation de Benoît Pedretti, regrettant que le néo-Marseillais n'ait pas opté pour le PSG. Ce milieu de terrain moderne, récupérateur et relayeur, manque cruellement. L'animation offensive est déjà trop prévisible avec Rothen à gauche et Fiorèse à droite. Pourtant, ils sont parmi les meilleurs Parisiens du début de saison. Dans l'axe, aucun joueur de l'effectif ne peut endosser le costume du Marseillais. Edouard Cissé n'a pour l'instant pas réalisé de miracle. Ce lien entre la défense et l'attaque constitue la grosse carence du PSG. Profil recherché : un relayeur technique de type Juninho (Lyon). Paris espère réaliser un joli coup à huit jours de la fermeture du marché des transferts estival. Comme Sorin l'été dernier.

Sans Pauleta, point de salut. Seul attaquant de dimension internationale, le Portugais, même à court de forme, reste indispensable. La « Pauleta dépendance » est alarmante. Qu'adviendra-t-il si, pour sa première Ligue des champions, l'international lusitanien connaît la même disette qu'à l'Euro 2004 ? Ljuboja est souvent blessé. Reinaldo n'est pas un buteur de métier. Les autres attaquants sont à peine des joueurs d'appoint. Pisté par le club, le jeune Manceau Pancrate ne changera pas la face des choses. Il faut une pointure devant. Et vite. Profil recherché : un joueur rapide, buteur né, comme Tomasson, le Danois du Milan AC. Paris est en quête d'un attaquant prêté par un grand club européen.

Bertrand-Régis Louvet et Dominique Séverac
Le Parisien , lundi 23 août 2004


Un drôle de coaching...


DE TOUS LES JOUEURS de L 1 ayant disputé France-Bosnie (1-1), mercredi dernier, un seul n'a pas débuté samedi soir dans son club : Bernard Mendy. L'entraîneur a voulu faire souffler le latéral droit du PSG. Au micro de TPS, Mendy a dit respecter cette décision.

Curieux choix tout de même de Vahid Halilhodzic, à l'heure où sa défense était remaniée avec la suspension de Yepes et la première titularisation en championnat de Badiane.
Une défense inédite A l'arrivée, une improbable ligne de quatre s'est avancée sur la pelouse du Stadium : Pichot, Pierre-Fanfan, Badiane et Armand, soit seulement deux des quatre titulaires habituels. Résultat : la maladresse l'a disputé à la médiocrité, Pichot se signalant particulièrement dans ces domaines. L'ex-Lillois a ainsi raté presque tout ce qu'il a entrepris. A Paris, les doublures de Mendy se succèdent, le néant continue (la saison dernière, c'était Cubilier). Le coaching de Halilhodzic est en cause. Mendy représente sûrement l'élément le plus athlétique de l'effectif parisien. Sa puissance et ses qualités défensives sont indispensables. A 23 ans, depuis vendredi, Mendy doit encore pouvoir disputer deux matchs complets dans la même semaine. A Toulouse, il n'est entré qu'à la 67 e minute, en lieu et place de Pichot alors que le TFC menait 1-0.




« C'est frustrant »


IL AVAIT rêvé de meilleurs débuts sous le maillot parisien. Encore muet sur son flanc gauche, l'ancien défenseur nantais promet pourtant des lendemains qui chantent...

A quand la première victoire du PSG ? Sylvain Armand.

L'équipe est en nets progrès. A Toulouse, nous avons fait un match complet. Enfin, presque (sourire). Nous n'étions pas là-bas pour vendre des cravates (sic) ! Mais nous payons « cash » nos erreurs individuelles. Il y a parfois un manque de concentration ou d'automatismes, mais aussi une certaine part de malchance. Ce n'était pas le cas l'an passé. Jérôme Alonzo avait la baraka. Cela a tendance à disparaître. La cote d'alerte est atteinte... Le coach nous a dit qu'il n'avait rien à nous reprocher. Nous souffrons d'un manque de réussite évident. Nous discutons beaucoup, nous essayons de ne pas nous décourager en restant solidaires. Dans les têtes, il est très dur de voir que nous n'arrivons pas à gagner, malgré nos efforts. Apparemment, les débuts de saison sont difficiles à Paris. C'est frustrant. Mais il n'y a pas encore mort d'homme.

Le doute s'instaure-t-il dans le groupe ? Quand un groupe a de l'ambition, le doute peut arriver si ça continue à ne pas sourire. Certains vont commencer à se poser des questions. Il va peut-être falloir aller chercher au fond de nous-mêmes et prendre plus de risques pour enfin gagner ce premier match et entrer dans une bonne dynamique. Il faut essayer de provoquer des fautes adverses. Moi-même, je dois apporter plus, essayer de dédoubler et créer des espaces.

Vous sentez-vous en retrait par rapport à vos prestations nantaises ? Tout le monde connaît mon jeu. C'est vrai qu'à Nantes, j'allais plus vers l'avant... Ici, j'écoute les consignes du coach, qui veut d'abord que je me consacre à la défense. Pour l'instant, je reste derrière. J'ai peut-être aussi du mal à évacuer le stage d'avant-saison. Mais il y a de bonnes combinaisons à faire avec Jérôme Rothen. Quand je serai à 100 %, je monterai plus.




Le pire début de l'histoire


AVEC DEUX DÉFAITES, un match nul et donc un point après trois journées, le PSG vit son pire début de saison depuis sa création en 1973. Il égale en fait son catastrophique démarrage de l'exercice 1984-1985. Cette saison-là, le PSG avait fini 13 e .

Le Parisien , lundi 23 août 2004

Merci à Zale
girlinlove
Et si c’était grave ?


Plus mal parti qu’en 2003, le PSG doit retrouver le caractère qui lui avait permis de se métamorphoser.


BATTU À TOULOUSE (1-2), le Paris-SG, méconnaissable deux mois après avoir frôlé le doublé, effectue un début de saison consternant (voir par ailleurs). Si les Parisiens puisent dans leur récent passé des raisons d’y croire, il leur faudra montrer plus de sérénité et de caractère, dès dimanche contre Saint-Étienne.

UNE DÉFENSE À REPENSER. – La saison dernière, le PSG avait trouvé l’équilibre défensif après six journées. À l’issue d’une inquiétante défaite à Montpellier (2-3 et 8 buts encaissés en cinq matches), Déhu avait reculé d’un cran, et Heinze s’était décalé à gauche pour l’imperméabilité qu’on connaît : 20 buts encaissés pour les 33 matches restants.

Cette fois, l’alerte est donnée après trois rencontres et six buts encaissés, « sur six erreurs individuelles », exagère à peine Pierre-Fanfan. À Toulouse, sans Yepes et avec Mendy sur le banc, le quatuor Pichot - Pierre-Fanfan - Badiane - Armand a multiplié les défaillances. « Je suis fautif sur le premier but, culpabilise Pierre-Fanfan. Sur le deuxième, on se tacle tous, c’est un de mes coéquipiers qui m’a fait cette cicatrice au tibia. »

En trois matches, aucun défenseur n’a évolué à son niveau dans une ligne de quatre qui flotte. Faut-il la modifier au profit d’une défense à trois « centraux » ? « Si je vois qu’une organisation apporte un plus, pourquoi pas, disait récemment Vahid Halilhodzic. J’ai plein d’idées, je ne suis pas fixé. »

Associer Helder à Yepes et Pierre-Fanfan dans l’axe en est une, mais l’ancien international du Benfica ne sera pas opérationnel avant la 5e journée, à Istres. « Tout dépend de la forme des joueurs », dit également l’entraîneur. Acheté 6 M€ à Nantes, Yepes va devoir passer la vitesse supérieure, ce qui pourrait libérer Pierre-Fanfan, pas encore remis du départ de Déhu.

DES DÉFAILLANCES INDIVIDUELLES. – La préparation physique pèse peut-être encore dans les jambes. « Contre Rennes (1-2), on était déjà crevés à l’échauffement », murmure un joueur. Tous ne semblent pourtant pas affectés de la même manière, et certains émergent, comme M’Bami, Rothen et Pauleta. Le Camerounais affiche une belle santé à la récupération. Son jeu musclé et tourné vers l’avant soulage le milieu. Après un premier match moyen, Rothen apparaît comme celui qui peut trouver les décalages : trois matches, deux passes décisives, le ratio est honnête. Mais, lorsque la surveillance de l’ancien Monégasque est trop rapprochée, personne ne prend le relais. Et, lorsque Pauleta ne joue pas, l’attaque n’est plus aussi incisive.

Ce n’est pas le Fiorèse du moment qui va la rendre plus tranchante, comme s’il n’arrivait pas à assumer son nouveau statut de leader. Un rôle que le capitaine Pierre-Fanfan a également des soucis à digérer, même s’il assume pleinement ses erreurs individuelles. Au rayon déceptions viennent enfin s’ajouter les noms d’Armand, Yepes et Cissé, trois nouveaux qui ne répondent pas aux attentes.

DES PROGRÈS, PAS DE RÉUSSITE. – Sur les trois premiers matches, le PSG a dessiné trois visages différents. « À Rennes, c’est vrai qu’on n’a pas été très bons, concède Sylvain Armand. Contre Caen (2-2), il y avait du mieux. Et, à Toulouse (1-2), il n’y avait plus d’espace entre les lignes, on a mis le pied quand il le fallait. On voulait leur montrer qu’on n’était pas là pour vendre des cravates. Le coach nous a d’ailleurs dit qu’il n’avait rien à nous reprocher. » À Rennes, l’équipe semblait apathique, sans vie.

Contre Caen, elle a davantage pris le jeu à son compte mais semblait incapable de préserver un avantage, après avoir mené deux fois au score. Enfin, à Toulouse, même si ce fut tardif, elle a tenté de réagir et faillit remonter deux buts. « Mais la réussite était à cent pour cent côté toulousain, reprend Armand. Bien sûr, on commet des erreurs individuelles. Mais, sur le premier but, la tête de Pierre-Fanfan retombe directement dans les pieds de Moreira. Elle aurait pu partir ailleurs… On n’a pas la chance avec nous. Par exemple, l’année dernière, quand on a rencontré le PSG avec Nantes, on a touché quinze fois les poteaux. Cette saison, la baraka d’Alonzo commence à disparaître. »

LE PSG PEUT-IL REFAIRE LE COUP DE 2003 ? – « La saison dernière, on a vécu la même situation et on a inversé la tendance, pourquoi pas cette année ?... » Fabrice Fiorèse n’a pas tort mais ce n’est pas aussi simple. La saison dernière, le PSG comptait quatre points après cinq matches, mais la remontée s’était opérée en plusieurs temps : les changements défensifs, évoqués plus haut, l’assainissement du vestiaire – jugé douteux par le coach –, la prise en main du groupe par des caractères affirmés (Déhu, Heinze, Sorin)… Tout cela agrémenté d’une certaine réussite lors de deux matches déclic, contre Toulouse (2-1, 6e journée) et à Guingamp (2-0, 7e journée), dans un calendrier allégé.

Paris peut-il refaire le coup de 2003 alors que la Ligue des champions arrive, mangeuse d’egos et d’énergie dans un groupe qui manque d’étoffe ? « Il faut rester calme, ne pas perdre confiance et ne pas douter, estime Halilhodzic quand il n’attaque pas M. Sars (voir ci-dessous). On finira par gagner un match. »

Dès dimanche, contre Saint-Étienne, pour calmer les braises ? « On pourrait dire qu’il y a le feu si ça sentait le cramé à l’intérieur, mais ce n’est pas le cas, promet Jérôme Alonzo. Maintenant, il faut absolument faire une série et prendre deux points par match jusqu’à la dixième journée. »


DAMIEN DEGORRE

et RÉGIS TESTELIN


Sars : « Il n’y avait pas penalty »

QUELQUES MINUTES après la fin de Toulouse - Paris-SG (2-1), Vahid Halilhodzic, énervé parce que son équipe n’avait pas bénéficié d’un penalty, lâchait : « Tout le monde l’a vu sauf lui (M. Sars, l’arbitre). J’espère qu’il n’arbitrera plus le PSG. » Hier, Alain Sars a revu les images. Elles l’ont conforté dans sa décision : « Pour moi, il n’y a pas penalty. D’une part, le ballon est très loin de l’action. Ensuite, il s’agit d’une charge d’Arribagé, mais je l’ai jugée régulière. Elle est accentuée par la chute de Reinaldo, qui voyait qu’il ne pouvait récupérer le ballon tellement il l’avait poussé loin. Pour siffler penalty, il faut avoir des certitudes, et j’étais loin d’en avoir. J’en ai parlé avec mon assistant, qui m’a appuyé tout de suite. »

Les déclarations de l’entraîneur parisien ne l’ont pas non plus blessé : « Elles ne sont pas diffamatoires. Ce sont les propos d’un entraîneur déçu par une défaite. C’est tout. Même si on peut penser qu’une personne avec une telle expérience pourrait se dispenser de pensées aussi audibles. » – D. D.

Le plus mauvais départ du club


LE PARIS-SG, qui compte un point en trois journées après sa défaite à Toulouse (1-2), égale un piètre record : celui du plus mauvais départ de l’histoire du club. Avec un nul et deux défaites, la formation parisienne a débuté sa saison de la même manière que l’équipe de 1984-85. La première victoire était alors survenue lors de la 5e journée et le club avait fini la saison à la 13e place. C’est aussi la quatrième fois de son histoire que le PSG ne compte aucune victoire au bout de trois journées, après 1991-92 (3 nuls), 1984-85 (1 nul, 2 défaites) et 1977-78 (2 nuls, 1 défaite). – L. G. C.


LES VERTS RÉCLAMENT DES PLACES À PARIS. L’AS Saint-Étienne a déjà commencé son match face au PSG, prévu dimanche. Alors que les dirigeants stéphanois espéraient deux mille places, correspondant à 5 % de la capacité globale du Parc des Princes, comme prévu par les règlements officiels, ils n’en ont reçues qu’un millier : « Tout en comprenant les impératifs de sécurité, l’ASSE redoute de voir les déplacements des supporters se faire sans encadrement et sans places définies à l’avance, a réagi hier le club stéphanois. Cela pourrait poser des problèmes de sécurité encore plus importants. » Le président du club, Bernard Caïazzo, en appelle aux instances nationales : « Cette politique de réduction du nombre de places pour les supporters pénalise les clubs qui bénéficient du soutien populaire le plus important. Nous demandons à la LFP d’intervenir pour trouver les meilleures solutions. » – J.-Y. D.

source: lequipe
Averroes
Ligue 1/PSG
« La victoire nous servira de déclic »

STÉPHANE PICHOT, défenseur latéral du PSG




LES JOUEURS PARISIENS savent que la victoire est indispensable face à Saint-Etienne dimanche. Stéphane Pichot mise beaucoup sur la solidarité qui règne au sein du groupe.

Quelle est l'ambiance au sein de l'équipe, en ce moment ?
Stéphane Pichot.
C'est difficile, mais nous sommes solidaires. On se serre les coudes, on s'encourage. C'est une ambiance de travail. Il faut aller au charbon pour gagner.

Comment expliquez-vous ce début de championnat catastrophique ?
Il y a eu beaucoup de mouvements dans ce groupe. Il faut trouver une cohésion. On n'a pas de réussite et on paie cash nos erreurs. Mais on ne doute pas de notre qualité.

Les « anciens » comparent-ils cette saison à la précédente ?
Ce sont les médias qui en parlent. Ils avaient réalisé un début difficile avant d'être euphoriques. S'ils l'ont fait l'année dernière, nous sommes capables de le refaire. Il manque la confiance qui permet l'enchaînement de bons résultats.

Justement, comment retrouver cette confiance ?
La victoire nous servira de déclic. Il ne faut plus faire d'erreurs individuelles. Si tout le monde joue à son niveau, on abordera bien la suite. La rigueur nous fait défaut. Tous les garçons ont envie de montrer des choses, peut-être trop vite. On veut tellement bien faire qu'on en fait trop parfois.

Quel discours tient l'entraîneur ?
Il nous demande de rester soudés. De continuer à travailler. De garder confiance en nous. Le joueur pro sait s'il a fait une erreur ou non. L'entraîneur ne dissocie jamais un élément du groupe.

Dans quel état d'esprit êtes-vous ?
Travail, travail, travail. On bosse comme des fous, ça va finir par payer. Le facteur chance va revenir.

Contre Saint-Etienne, Jérôme Alonzo dit que « ce sera à la vie, à la mort »...
Je ne suis pas trop d'accord. Il faut jouer à 100 % de son niveau de forme et de jeu. A cette condition, on pourra démarrer la saison. On attend une victoire, le public aussi. On mouillera le maillot pour être irréprochables.



Propos Recueillis par Dominique Severac
Le Parisien , mercredi 25 août 2004
girlinlove
Mardi 24 aout:

Ligue 1/ Lorsque Paris débute mal...

QUATORZIÈME du classement de L 1 avec un match nul et deux défaites, le PSG de Vahid Halilhodzic vit le pire début de saison de son histoire et égale le démarrage de l'exercice 1984-85. Retour sur des débuts difficiles qui ont engendré, presque à chaque fois, des saisons mouvementées. 1991-92 : Jorge tient bon.
En cette première saison de l'ère Canal +, le football façon muraille de Chine proposé par les joueurs d'Artur Jorge laisse pantois les observateurs. 11 e du classement après trois journées de championnat (3 nuls, 3 pts), le dogme de la rigueur défensive produit tout de même ses effets : le PSG achève la saison à la 3 e place. 1984-85 : Peyroche, messie désavoué. Revenu au club tel le sauveur, Georges Peyroche connaît une entame de saison calamiteuse. Avec 1 match nul et 2 défaites, Paris occupe la 20 e place du classement après trois journées. Il est finalement remercié le 27 mars 1985, au lendemain d'un revers (4-2) à Lens. Le quatrième consécutif. Responsable de la formation, l'ancien Parisien Christian Coste lui succède. Paris finit 13 e et s'incline (1-0) en finale de la Coupe de France face à Monaco. 1978-79 : la valse des entraîneurs. Entraîneur lors des sept premières rencontres de la saison, Jean-Michel Larqué délaisse sa fonction pour ne se consacrer qu'au rôle de joueur. Paris est 19 e après trois journées (1 victoire, 2 défaites, 3 pts). Pierre Alonzo, chargé de la formation, assure un intérim de 11 rencontres. Finalement, Velibor Vasovic revient au club pour la fin d'un championnat bouclé à une modeste 13 e place. 1977-78 : Larqué remise les crampons. En cet été 1977, le PSG de Jean-Michel Larqué, entraîneur-joueur, patouille (2 nuls, 1 défaite. 2 pts. 17 e ). Il en tire les conséquences deux matchs plus tard. Au soir d'une défaite à Marseille (2-1), Paris est dernier. Larqué se consacre à l'entraînement. Le PSG finit 11 e avec un Carlos Bianchi stratosphérique (37 buts). 1976-77 : Vasovic démissionne. Velibor Vasovic réclame le recrutement du prometteur joueur de Nancy Michel Platini. Il ne sera pas entendu. Paris entame mal sa saison (1 victoire, 2 nuls, 3 pts. 13 e ) et le Yougoslave démissionne après trente-trois journées de championnat. Paris se tourne vers Pierre Alonzo et son gardien de but yougoslave Ilja Pantelic pour gérer les affaires courantes et finir honorablement (9 e ) la saison.



Bertrand-Régis Louvet
Le Parisien , mardi 24 août 2004


PSG-Saint Etienne (4e journée)

Pichot : « Ça va payer »

Titularisé pour la première fois de la saison face à Toulouse, Stéphane Pichot a tout donné pour bloquer les offensives adverses sur son flanc droit. Une détermination qui n’a malheureusement pas empêché une nouvelle déconvenue Rouge et Bleu, la deuxième en trois matches. De son œil expérimenté, Stéphane Pichot analyse le début de saison du PSG.


Au camp des Loges

PSG.fr -. Stéphane, quelle ambiance règne dans le groupe après cette nouvelle défaite à Toulouse (2-1) ?

Stéphane Pichot : « Cette défaite est forcément difficile à digérer. Le groupe reste solidaire, mais nous n’avons pas de résultat depuis le début de saison. Alors l’ambiance est au travail, en attendant une victoire qui nous redonnera confiance. »

PSG.fr -. Que s’est-il passé face au TFC ?
Stéphane Pichot : « Contre Toulouse, notre objectif était d’abord de ne pas encaisser de but. Ce que nous avons réussi en première période. Malheureusement, Moreira a tout de même trouvé la faille et nous a fait très mal. Après le but, nous avons trop voulu nous montrer, alors qu’il fallait commencer par calmer le jeu. Nous devons apprendre à nous contrôler. »

PSG.fr -. Comment expliques-tu ce début de saison difficile ?
Stéphane Pichot : « Il y a eu beaucoup de mouvements dans le groupe, et cela prend du temps pour trouver une cohésion. Ensuite, nous devrons retrouver une certaine stabilité, qui faisait la force du PSG l’an dernier. En ce moment, nous manquons cruellement de réussite. Et chaque erreur individuelle se paye cash. Dans ces conditions, je pense qu’il nous manque un déclic pour enchaîner les bons résultats. »

PSG.fr -. Faites-vous une comparaison avec le départ manqué de l’an dernier ?
Stéphane Pichot : « Nous ne parlons pas vraiment de la saison passée. Leurs premiers résultats étaient décevants, mais ils ont bien fini. Bien sûr, tout aurait été plus facile s’ils avaient bien débuté. Maintenant, la saison actuelle est différente. Nous sommes des professionnels, et nous n’abordons les matches que pour les gagner. Nous ne faisons pas de calcul. »

« Nous avons besoin du soutien des supporters »

PSG.fr -. Le doute commence-t-il a s’installer dans le groupe ?

Stéphane Pichot : « Non, pas du tout. Il y a peut-être des joueurs qui commencent à se poser des questions, mais c’est positif. Nous savons que le groupe compte des joueurs de qualité, et nous avons montré des choses encourageantes sur le terrain. Nous avons marqué à tous les matches. Nous nous sommes créés beaucoup d’occasions. Nous avons simplement manqué de réussite. Dimanche, nous chercherons donc à réaliser un bon résultat au Parc, afin de retrouver une dynamique positive. »

PSG.fr -. Comptes-tu sur le soutien des supporters pour renouer avec la victoire ?
Stéphane Pichot : « C’est évident ! Nous attendons beaucoup du public parisien. Nous avons besoin de son soutien, surtout en ce moment. Et je ne me fais pas de soucis quant à la fidélité de nos supporters, car nous mouillons tous le maillot. Ils peuvent critiquer, mais pas sans savoir que tout le monde se donne à fond. »

PSG.fr -. Quels sont vos objectifs pour la rencontre de dimanche face à Saint-Étienne ?
Stéphane Pichot : « Dimanche, nous rencontrerons simplement une équipe qu’il faut battre. Les matches contre Saint-Étienne ont toujours une saveur particulière. Mais ce week-end, seul le résultat compte. Concernant la manière, nous verrons cela plus tard. »

PSG.fr -. Dans quel état d’esprit es-tu avant ce match ?
Stéphane Pichot : « Je suis optimiste. En ce moment je ne pense qu’au travail, et je suis persuadé que cela finira bien par payer. Nous possédons réellement un groupe de qualité, à qui il ne manque qu’un peu de rigueur. Alors si tout le monde se retrousse les manches, tout ira pour le mieux. »

Propos recueillis par Loïc Prigent


Sur la ligne officielle du PSG, Stéphane Pichot donne les clés du renouveau Rouge et Bleu. dry.gif

Mercredi 25 aout:

Ligue 1/PSG
« La victoire nous servira de déclic »
STÉPHANE PICHOT, défenseur latéral du PSG




LES JOUEURS PARISIENS savent que la victoire est indispensable face à Saint-Etienne dimanche. Stéphane Pichot mise beaucoup sur la solidarité qui règne au sein du groupe.

Quelle est l'ambiance au sein de l'équipe, en ce moment ?

Stéphane Pichot.
C'est difficile, mais nous sommes solidaires. On se serre les coudes, on s'encourage. C'est une ambiance de travail. Il faut aller au charbon pour gagner.

Comment expliquez-vous ce début de championnat catastrophique ?
Il y a eu beaucoup de mouvements dans ce groupe. Il faut trouver une cohésion. On n'a pas de réussite et on paie cash nos erreurs. Mais on ne doute pas de notre qualité.

Les « anciens » comparent-ils cette saison à la précédente ?
Ce sont les médias qui en parlent. Ils avaient réalisé un début difficile avant d'être euphoriques. S'ils l'ont fait l'année dernière, nous sommes capables de le refaire. Il manque la confiance qui permet l'enchaînement de bons résultats.

Justement, comment retrouver cette confiance ?
La victoire nous servira de déclic. Il ne faut plus faire d'erreurs individuelles. Si tout le monde joue à son niveau, on abordera bien la suite. La rigueur nous fait défaut. Tous les garçons ont envie de montrer des choses, peut-être trop vite. On veut tellement bien faire qu'on en fait trop parfois.

Quel discours tient l'entraîneur ?
Il nous demande de rester soudés. De continuer à travailler. De garder confiance en nous. Le joueur pro sait s'il a fait une erreur ou non. L'entraîneur ne dissocie jamais un élément du groupe.

Dans quel état d'esprit êtes-vous ?
Travail, travail, travail. On bosse comme des fous, ça va finir par payer. Le facteur chance va revenir.

Contre Saint-Etienne, Jérôme Alonzo dit que « ce sera à la vie, à la mort »...
Je ne suis pas trop d'accord. Il faut jouer à 100 % de son niveau de forme et de jeu. A cette condition, on pourra démarrer la saison. On attend une victoire, le public aussi. On mouillera le maillot pour être irréprochables.



Propos Recueillis par Dominique Severac
Le Parisien , mercredi 25 août 2004
girlinlove
Merci à Psgjunior du forum psg.fr

Les scans de Foot transfert

Scan 1 - Carlos Alberto

Scan 2 - Carlos Alberto
girlinlove
PSG-Saint Etienne (4e journée)

« C’est le moment de réagir ! »

Sûr dans ses tacles autant que dans ses propos, Mario Yepes découvre depuis cet été la vie en capitale. Et si le début de saison du PSG ne demeure certes pas conforme à ses attentes, le Colombien avait cependant prévu cette période de rodage. Armé d’une confiance inébranlable, l’ancien nantais se dit aujourd’hui persuadé que le déclic est proche.


Au camp des Loges

PSG.fr -. Mario, revenons tout d’abord sur ta suspension d’un match, infligée par la commission de discipline, suite à ton exclusion lors du dernier PSG-Caen (2-2).

Mario Yepes : « Cette sanction me semble logique. Je me suis d’ailleurs rendu à cette commission avec des arguments démontrant qu’il ne s’agissait pas d’un geste anti-sportif. Ce carton infligé par monsieur Thual ne méritait donc pas plus que ça. J’ai ainsi purgé ma suspension lors de Toulouse-PSG (2-1), et je retrouve avec envie et détermination le groupe pour accueillir Saint-Étienne. »

PSG.fr -. T’attendais-tu à un début de saison aussi difficile sous tes nouvelles couleurs ?
Mario Yepes : « De nouveaux joueurs sont arrivés au PSG, et même si nous ne pensions pas commencer ainsi le championnat, cette petite période de rodage était cependant prévisible. Le moment est cependant venu de réagir et d’interrompre cette spirale. Face à Saint-Étienne, nous devons empocher les trois points de la victoire, et devenir intraitable à domicile. »

« Rester solidaires »

PSG.fr -. Justement, le public du Parc des Princes aura-t-il un rôle important à jouer face aux Verts ?
Mario Yepes : « Bien entendu ! Déjà face à Caen, nous avons pu avoir un aperçu de ce dont nos supporters étaient capables. L’affiche proposée dimanche soir et la fin des vacances promettent une ambiance encore plus chaude. Nous attendons beaucoup de nos supporters, comme eux attendent de nous d’ailleurs. Je suis certain qu’ils mettront une grosse pression autour de cette rencontre. »

PSG.fr -. Comment le PSG peut-il se sortir de cette mauvaise passe ?
Mario Yepes : « Nous devons rester solidaires. Le PSG ne relèvera d’ailleurs la tête que collectivement. Notre début de saison provient avant tout d’une défaillance collective et non individuelle. Il faut surtout vite réagir afin de ne pas concéder trop d’écart avec les équipes de tête. Nous travaillons quotidiennement pour cela et nos efforts ne vont pas tarder à payer. Occultons la renommée de notre adversaire et concentrons-nous sur notre jeu. »

Propos recueillis par Anthony Baca
Averroes
Le malaise Fiorèse

PHOTO OFFICIELLE du Paris-SG, hier matin, au Parc des Princes. L’effectif parisien est presque au complet. Un joueur est en effet absent du cliché. Il s’agit du milieu offensif Fabrice Fiorèse. Celui-ci n’avait déjà pas participé au décrassage, dimanche matin, à l’issue du match à Toulouse (1-2), alors qu’il n’était pas inscrit à l’infirmerie.

L’absence de ce joueur cadre du groupe, élevé cette saison au rang de vice-capitaine, apparaît étrange. Il semble que des tensions soient nées entre Vahid Halilhodzic et l’ancien joueur de Guingamp, âgé de 29 ans. Ce dernier a d’ailleurs toujours soutenu son ami Frédéric Déhu, dont il est resté très proche, notamment lorsque l’entraîneur parisien avait publiquement critiqué le comportement de son ancien défenseur central parti à l’OM cet été.

Ces tensions sont montées en intensité. Résultat, Fabrice Fiorèse aurait été placé sur le marché des transferts par le PSG qui a fixé son prix à 3 M€, le prix payé à Guingamp pour sa venue, en juin 2002.

Ce malaise reste néanmoins surprenant. Fiorèse n’avait-il pas prolongé son contrat d’une saison supplémentaire, en juillet dernier ? Lié désormais au PSG jusqu’en juin 2008, il avait même obtenu une revalorisation salariale substantielle. De plus, Fiorèse, qui a disputé 81 matches de première division avec le club parisien depuis son arrivée en janvier 2002, semblait installé comme un joueur incontournable du dispositif d’Halilhodzic. Particulièrement motivé lors du stage de préparation, il avait réalisé de bons matches amicaux. Il a d’ailleurs marqué contre Caen lors de la deuxième journée de championnat (2-2), même si son début de saison n’est pas à la hauteur de ses prestations de la saison dernière.

Surtout, le PSG peut-il aujourd’hui se passer de Fiorèse ? Le secteur offensif parisien n’affiche pas pléthore d’attaquants de haut niveau pour disputer une saison où vont s’entremêler Championnat, Ligue des champions, Coupe de France et Coupe de la Ligue. Alioune Touré, qui était la doublure de Fiorèse, a été prêté à Guingamp. Benachour, qui peut renforcer le milieu de terrain, pourrait quitter Paris (voir page 21). Quant à Pancrate, qui devait venir, son club, Le Mans, ne semble toujours pas décidé à abaisser la barre des 3 M€ exigés pour le libérer. Les dirigeants parisiens, de leur côté, ne sont pas disposés à accéder aux exigences d’Halilhodzic pour une éventuelle rallonge de l’enveloppe allouée au recrutement. Ils chercheraient même actuellement un club pour Reinaldo. A six jours de la clôture du marché des transferts, le PSG reste dans le trouble. –J. T. et D. D.
girlinlove
Football, transferts/ Objectif Carlos Alberto
PSG




CARLOS ALBERTO, 19 ans, avant-centre du FC Porto, premier buteur face à Monaco (3-0) en finale de la Ligue des champions le 26 mai, est la priorité offensive du PSG. Entre l'avant-centre de l'équipe du Brésil olympique, le FC Porto et le club parisien, le dossier, travaillé en secret depuis des semaines, est bien avancé. Le montant du transfert se situerait entre 6 et 10 millions d'euros, selon diverses sources.
Il reste cependant un problème majeur : il faut libérer une place extra-communautaire. Reinaldo ou Boskovic doivent être vendus en moins d'une semaine. Le départ du Serbe aurait été la parfaite solution. Mais selon les agents, il est « invendable ». Reinaldo, lui, peut être prêté ou revendu en Belgique, en Ukraine, en Russie, voire au Qatar. A condition que le joueur s'y retrouve financièrement. Le staff technique s'est longtemps interrogé sur cette possibilité, d'autant que le Brésilien rend de bons services. Mais l'urgence de la situation est telle qu'il faut absolument du qualitatif avant le quantitatif.
Pancrate va signer Rapide et bon buteur, Carlos Alberto avait déjà été recommandé au PSG voici une saison par Ricardo, un ancien de la maison. Il portait alors les couleurs de Fluminense. Au dernier marché d'hiver, José Mourinho n'a pas hésité une seconde pour l'acheter à un prix modique (2 millions d'euros). Aujourd'hui, sa cote s'est envolée mais le prix reste raisonnable car le joueur, jeune, possède une grosse marge de progression. Autre priorité pour le PSG : boucler le dossier Fabrice Pancrate (Le Mans). Malgré les pressions de Lyon et de Bordeaux, Paris devrait recruter ce rapide joueur de couloir droit. « On va finir par trouver un accord », confie Henry Lagarda, le président du Mans. « Paris va revenir à la charge. Ils sont à un plus de deux millions. On va arriver à mon prix. » C'est-à-dire trois et un pourcentage à la revente ! Pancrate - Carlos Alberto - Pauleta - Rothen : voilà un quatuor qui enflammerait le Parc !

leparisien.com

26/08/2004
Foot - Transferts : Du mouvement au PSG ?


Selon "Le Parisien" dans son édition datée du jeudi 26 août, le Paris-Saint-Germain travaillerait « en secret depuis des semaines » afin d'obtenir l'attaquant brésilien du FC Porto Carlos Alberto. Cet international olympique s'était fait remarquer en marquant un but à Monaco en finale de C1. Cette rumeur d'arrivée coïncide avec une rumeur de départ concernant Fabrice Fiorese.

Le prix de Carlos Alberto oscilerait « entre 6 et 10 millions d'euros. » Son arrivée forcerait au départ d'un attaquant extra-communautaire, le PSG étant à la recherche d'un club pour accueillir le Brésilien Reinaldo. Elle ne signifierait pas pour autant l'abandon des négociations engagées avec un autre joueur offensif, le Manceau Fabrice Pancrate. Toujours selon "Le Parisien", ce dernier pourrait être acquis pour environ trois millions d'euros.

Pancrate pourrait même devenir l'option n°1 du club parisien sur le côté droit si le « malaise Fiorese » révélé par "L'Equipe" jeudi s'avère exact. L'ex-Guingampais n'a pas participé au décrassage dimanche matin à l'issue de la défaite contre Toulouse (2-1), sans pour autant être inscrit à l'infirmerie. D'après "L'Equipe", Fiorese « aurait été placé sur le marché des transferts par le PSG qui (aurait) fixé son prix à trois millions d'euros. »

www.lequipe.fr

Ligue des champions/ Les trois clubs français ambitieux
Tirage au sort




LE PSG, Lyon et Monaco vont connaître leur avenir européen, cet après-midi à Monaco, lors du tirage au sort de la Ligue des champions. PSG et Lyon rêvent d'imiter le parcours des Monégasques, finalistes la saison dernière, qui se verraient bien rééditer leur exploit. Avant, il faut se qualifier pour les huitièmes de finale en terminant dans le duo de tête de chacun des huit groupes.
Pas simple. Ni le PSG, ni Lyon, ni Monaco ne sont tête de série, les représentants français vont donc tous hériter d'un épouvantail. Le PSG, Lyon et Monaco tomberont ainsi forcément sur une grosse équipe, comme Porto, tenant du titre, Valence, vainqueur de la Coupe de l'UEFA, Barcelone, Arsenal, Bayern Munich ou La Corogne. Seules certitudes : le PSG et Monaco ne rencontreront pas le Celtic Glasgow, Anderlecht et l'Ajax, qui sont dans le même chapeau qu'eux (le n o 3). Lyon, versé dans le chapeau 2, est pratiquement assuré d'éviter Milan AC, Inter Milan, AS Rome, Liverpool, Chelsea et le Panathinaïkos, ce qui soulagera les supporters rhodaniens.
18 M€ pour le gagnant Comme d'habitude, deux équipes d'un même pays ne peuvent pas se retrouver dans le même groupe. Du coup, le PSG, Lyon et Monaco ne s'affronteront pas et n'auront dans leur poule respective qu'une seule formation italienne, espagnole, anglaise ou allemande. En l'état actuel, le pire tirage pour le PSG et Monaco, qui sont dans le même chapeau, serait le suivant : Barcelone, le Milan AC et le Werder Brême. Le meilleur, si l'on peut dire, consisterait à rencontrer La Corogne, le Panathinaïkos ou Rosenborg. Quant à Lyon, Porto, l'Ajax et l'Olympiakos peuvent s'avancer sur sa route. Rude tâche... La première des six journées de la première phase aura lieu les 14 et 15 septembre, la finale étant programmée le 25 mai 2005 à Istanbul. Après l'effort, le réconfort. Chaque équipe engagée en Ligue des champions cette saison est assurée de toucher 3,6 M€, hors billetterie et droits TV. Une victoire vaut 325 000 €, un nul la moitié. Cette prime de participation s'élève à 1,6 M€ en huitième de finale, 1,95 M € e n quart, 2,5 M€ en demi, 4 M€ pour le finaliste et 6,5 M€ pour le vainqueur. Le club victorieux perçoit donc au total la somme de 18 M€ uniquement en gagnant l'épreuve. Le PSG, Lyon et Monaco en rêvent...

* LES PRINCIPAUX RESULTATS. Hier soir : Djurgaarden (Suè) -

Juventus Turin (Ita) 1-4 (aller 2-2) ; PSV Eindhoven

(P-cool.gif - Etoile Rouge Belgrade (SeM) 5-0 (2-3) ; Manchester Utd

(Ang) - Dinamo Bucarest (Rou) 3-0 (2-1) ; Real Madrid (Esp) - Wisla Cracovie (Pol) 3-1 (2-0). En gras les clubs qualifiés .



Dominique Sévérac
Le Parisien , jeudi 26 août 2004


PSG-Saint Etienne (4e journée)

Sablé : « Pas du gâteau ! »

Fidèle à son club formateur, Julien Sablé n’a pas cédé aux douces sirènes de certains grands clubs de L1 qui le réclamaient haut et fort en 2001, lorsque Saint-Etienne rechutait en deuxième division. Capitaine suppléant la saison passée après la blessure de Patrice Carteron, il demeure cette année le titulaire indiscutable du brassard, pour le grand retour des Verts parmi l’élite.


PSG.fr-. Julien, le calendrier n’a pas épargné les Verts pour leur retour en Ligue 1…
Julien Sablé :
« C’est le moins que l’on puisse dire ! Après Monaco et Lens en hors-d’œuvre, on se déplace à Paris… Nous n’avons pas à rougir de nos deux défaites lors des deux premières journées. Sur le papier, nous étions bien moins forts que nos adversaires mais nous n’avons pas non plus été surclassés ! Par contre, on peut avoir plus de regrets concernant notre nul à domicile contre Strasbourg (1-1). Malgré notre domination et nos nombreuses occasions, nous n’avons pas su faire le break et tuer le match. C’est rageant, mais il ne faut surtout pas se décourager et continuer à travailler. »

PSG.fr-. A l’image du PSG, votre effectif a pas mal évolué par rapport à la saison passée…
Julien Sablé :
« On a du mal à retrouver des automatismes, c’est compliqué… Certains joueurs nous ont rejoint très tard comme Pascal (Feindouno) qui a joué contre Strasbourg alors qu’il ne s’était quasiment pas entraîné avec le groupe. Il ne faut pas non plus oublier qu’une partie de l’effectif découvre la Ligue 1. L’apprentissage ne se fait pas instantanément, il leur faut un peu de temps pour s’acclimater. »

PSG.fr-. Le club a tout de même effectué un recrutement remarqué avec des renforts de choix comme Piquionne, Camara, Le Tallec, Feindouno ou encore Le Crom…
Julien Sablé :
« L’effectif paraît bien étoffé mais il ne faut pas s’enflammer pour autant. Nous allons avoir besoin de temps pour trouver une réelle cohésion et enchaîner les bons résultats. Par le passé, le club a fait des erreurs en voulant sauter les étapes, cela ne doit plus se reproduire. Mais nous sommes dans un environnement particulier, il y a énormément de ferveur autour des Verts et par conséquent, beaucoup d’attente. A nous de bien gérer cet engouement et de l’optimiser sur le terrain. C’est une chance d’avoir autant de supporters derrière soi, mais ils ne doivent pas oublier que notre unique objectif reste le maintien. »

PSG.fr-. Sur un plan personnel, tu es capitaine des Verts, en Ligue 1, à même pas 24 ans… La pression n’est-elle pas trop lourde ?
Julien Sablé :
« Pas du tout, je suis fait pour ça ! J’ai toujours porté le brassard dans les équipes de jeunes de Saint-Etienne et même dans mon tout premier club, à Marseille. J’aime être un leader sur comme en dehors du terrain. Je crois que j’ai cela dans le sang. J’ai beaucoup travaillé pour en arriver là et je suis très fier d’être aujourd’hui reconnu. »

« L’ambiance du Parc est énorme »
PSG.fr-. Lors de la descente du club en Ligue 2, en 2001, quelques grands clubs français t’ont fait les yeux doux. Finalement, tu es resté à l’ASSE… Aucun regret ?
Julien Sablé :
« En effet, le PSG en faisait d’ailleurs partie… Ca n’a pas été facile de résister mais j’ai incontestablement effectué le bon choix, même si la première année en Ligue 2 a été très difficile au niveau mental. Ces trois saisons de purgatoire m’ont fait beaucoup de bien. J’ai déjà goûté à la Ligue 1 et j’ai pourtant l’impression de la découvrir. Je suis un autre joueur, plus mature, plus fort ! »

PSG.fr-. Tout comme le PSG, Saint-Etienne est en situation délicate. Peut-on déjà parler de match crucial ?
Julien Sablé :
« Pas du tout ! Nous allons bien entendu tenter de repartir avec un ou plusieurs points de la capitale, mais nous savons que cela sera très dur. Il faut être réaliste, ça ne sera pas du gâteau ! Même si tout peut arriver sur un match, nous jouons le maintien alors que le PSG joue le titre et la Ligue des champions. Contre Paris, on se doit de surveiller les onze titulaires plus les remplaçants ! Il y a tellement de joueurs talentueux et d’internationaux… »

PSG.fr-. Après le stade de Bollaert et l’enfer du Nord, vous allez évoluer dans une autre enceinte surchauffée…
Julien Sablé :
« Pour moi, le Parc des Princes est le plus beau stade de France, avec Geoffroy-Guichard bien sûr ! L’ambiance y est toujours énorme et son toit incurvé permet au bruit de ne pas s’échapper et de redescendre sur la pelouse… ça donne des frissons ! J’attends le coup d’envoi avec impatience. »

PSG.fr-. Quel serait le scénario idéal pour cette saison ?
Julien Sablé : « Nous maintenir parmi l’élite, effectuer de belles prestations et, pourquoi pas, faire un bon coup dans l’une des deux Coupes nationales. »

Propos recueillis par Ludovic Pinton
girlinlove
AL-SAAD PISTE BENACHOUR. – Lassé de ne toujours pas compter un temps de jeu conséquent au PSG, Selim Benachour pourrait quitter le club de la capitale avant la fin du mois. Le meneur de jeu international tunisien a reçu une proposition du Qatar en provenance du club d’Al-Saad où évoluait Frank Lebœuf la saison passée. L’indemnité de transfert serait à l’étude entre les clubs. Le PSG aurait demandé un million d’euros dans un premier temps. L’affaire pourrait se conclure aux alentours de 500 000 euros. – J. T.

source: l'equipe
girlinlove
Groupe H
FC Porto, Chelsea, PSG, CSKA Moscou


Paris n'est pas verni

Pas facile pour le Paris Saint-Germain... Pour son grand retour dans la catégorie reine, le club tricolore tombe sur le champion en titre, Le FC Porto, Chelsea et un CSKA Moscou jamais facile à bouger et qui vient de sortir Benfica au tour préliminaire! A la limite, les nombreux changements au sein du club portugais (changement d'entraîneur, départs de Deco, Ricardo Carvalho...) sont peut-être une bonne nouvelle. Ce sera bien la seule. Car même dans ces conditions, le champion du Portugal reste un adversaire redoutable. Malgré tout, les Blues d'Abramovich semblent partir légèrement favoris de cette poule avec une 2e fois consécutive un recrutement pharaonique. Il faudra sans aucun doute être intraitable à domicile et ne pas sombrer à l'extérieur car les trois déplacements ne seront pas évidents à gérer...

source: sports.fr


Difficile mais pas impossible !

Lyon, Paris et Monaco connaissent désormais leur sort en Ligue des Champions. L’OL peut croire en ses chances de qualifications tandis que le PSG et l’ASM devront batailler dur pour se hisser en huitièmes de finale. La Corogne et Liverpool pour les Monégasques, Chelsea et Porto pour les Parisiens, des menus copieux mais pas forcément indigestes.


(...)

Le PSG aura fort à faire

Après plusieurs années de purgatoire, le PSG retrouve la Ligue des Champions. Un retour sur le devant de la scène qui ne s’annonce pas aisé. «Nous ne sommes pas gâtés par ce tirage au sort. Porto est le tenant du titre, Chelsea l’équipe la plus riche au monde et Moscou la plus éloignée ! Affronter les meilleures équipes du monde peut se révéler terrible à la fois physiquement et mentalement. Le déplacement à Moscou va notamment laisser des traces», le coach bosniaque a conscience que la tâche sera ardue. Porto, champion en titre, le «mastodonte» Chelsea et le piègeux Moscou. Les troupes de Vahid Halilhodzic devront retrouver tous leurs esprits d’ici le premier tour pour espérer jouer un rôle. Face à la solidité des Portugais, l’impressionnante armada des Britanniques menée par Lampard, Drogba et Carvahlo, les Parisiens devront montrer un tout autre visage qu’en ce début de saison. La défense donne des signes inquiétants de fébrilité, Pauleta n’est pas encore sorti de son mutisme, l’effectif semble trop léger. A moins d’un mois de l’ouverture des hostilités, l’inquiétude est de mise. Cependant, faisons confiance à Vahid Halilhodzic pour reconstruire une formation cohérente et redonner à son équipe son état d’esprit impeccable de la saison dernière. Une condition sine qua non pour rêver, d’autant plus que le PSG n’a pas su attirer à l’intersaison de véritable star dans ses rangs.

source: sport24.com


Du lourd pour Paris et Monaco

Le PSG et Monaco n'ont pas été épargnés jeudi par le tirage au sort de la Ligue des Champions où ils seront opposés à Porto et Chelsea pour le premier et La Corogne et Liverpool pour le second. En revanche, Lyon s'en sort bien puisqu'il tombe dans le groupe de Manchester, Prague et Fenerbahçe.


(...)

PARIS AVEC PORTO ET CHELSEA

Pour le PSG, la mission sera d'accrocher la troisième place synonyme de reversement en Coupe de l'UEFA. Les Parisiens seront en effet opposés à deux ogres européens : Le FC Porto, tenant du titre, et Chelsea, l'armada de Roman Abramovic. Le club de la capitale aura ainsi l'occasion de croiser à nouveau la route de l'ancien Marseillais, Didier Drogba. Le CSKA Moscou, invité surprise après avoir sorti les Glasgow Rangers de Jean-Alain Boumsong, paraît plus à leur portée mais un voyage en Russie est toujours délicat.

Eurosport - A.P.
girlinlove
26/08/2004

Ligue des champions. Les réactions des joueurs



Le capitaine, José Pierre-Fanfan, ainsi que Bernard Mendy et Sylvain Armand réagissent au tirage au sort de la Ligue des champions.


José Pierre-Fanfan (Défenseur et capitaine du PSG)
« Ce tirage nous nous fait saliver et donne un avant goût de coupe d’Europe. En Ligue des champions, on ne peut pas parler de bon ou mauvais tirage, puisqu’il n’y a que des équipes prestigieuses. Nous avons vraiment hâte d’y être, de jouer des rencontres palpitantes avec un stade plein à craquer. Mais avant cela nous avons des matches de Championnat à négocier, à commencer par la réception de Saint-Étienne, dimanche. »

Bernard Mendy (Défenseur du PSG)
« Notre tirage n’est ni plus facile ni plus difficile qu’un autre. Tous les groupes comptent de grosses écuries. Porto est tout de même le champion en titre et ils nous avaient impressionnés au Parc l’an dernier. Mais les Portugais ont perdu leur entraîneur et quelques joueurs, dont Deco. Tandis que Chelsea a atteint les demi-finales et possède un bon groupe. Nous allons donc travailler pour nous qualifier avec les Londoniens. En attendant, nous nous accrochons, et le 14 septembre, je pense que nous pourrons battre Chelsea. »

Sylvain Armand (Défenseur du PSG)
« Je suis content de ce tirage. Nous allons jouer deux équipes de gros calibre : Porto, le tenant du titre, et Chelsea, qui a bien recruté. Mais je pense que le PSG a ses chances, puisque Porto s’est affaibli en laissant partir certains joueurs clés. Pour le moment, nous allons oublier l’Europe et se reconcentrer sur la Ligue 1. En redressant la barre en Championnat, nous nous mettrons en confiance pour aborder au mieux les prochaines échéances. »

Propos recueillis par Loïc Prigent

26/08/2004

Ligue des champions. Les adversaires du PSG



Le PSG, qui avait été placé comme Monaco dans le troisième chapeau, a hérité d'un groupe relevé avec le FC Porto, tenant du titre, et Chelsea, désormais entraîné par l'ex-entraîneur du FC Porto, José Mourinho. Enfin, le CSKA Moscou, tombeur des Glasgow Rangers lors du tour préliminaire, complète ce groupe H.


Chelsea Football Club
Chelsea, premier adversaire du PSG en Champions League, se rendra donc au Parc des Princes le 14 septembre prochain. Les Parisiens rallieront la pelouse de Stamford Bridge (42449 places), le fief de Chelsea et de son richissime Président, Roman Abramovich, le 24 novembre. Avec à leur tête l’entraîneur champion d’Europe en titre, José Mourinho, les Londoniens comptent bien étoffer leur palmarès cette saison, qui affiche actuellement une Super coupe d’Europe (98), deux Coupes des coupes (71, 98), un Championnat (55), 3 Coupes d’Angleterre (70, 97, 2000) et deux Coupes de la Ligue (65, 78). Les stars de Chelsea, tels Cech, Terry, Makelele ou Drogba, l’ex-buteur olympien, ne feront donc pas de cadeau à leurs adversaires.


Football Club Porto
Le PSG croisera également la route du champion d’Europe en titre : le FC Porto. Fort de leur expérience en coupe d’Europe, avec leur victoire en coupe de l’UEFA en 2003, puis en Ligue des champions en 2004 contre Monaco, les Portugais s’avéreront de redoutables adversaires. Et si l’équipe a perdu certains de ses cadres, dont son entraîneur, José Mourinho (Chelsea), et son meneur de jeu, Déco, elle a tout de même enregistré les arrivées de Diego et d’Hugo Leal, l’ancien milieu de terrain du PSG. Les joueurs du FCP tenteront donc de profiter de la vague qu’ils ont initiée et qui a également porté le Portugal jusqu’en finale de l’Euro. Cela présage deux rencontres palpitantes, l’une au Parc des Princes (le 20 octobre) et l’autre dans le tout nouveau Stade du Dragon et ses 52 000 places (le 2 novembre).


CSKA Moscou
Le troisième adversaire du PSG est le CSKA Moscou. Ou plus exactement du Centralnyi Sportivnyi Klub Armyi (CSKA) Moscou, club fondé en 1923 et dont l’actuel Président se nomme Shakhridiy Dadakhanov. Tombeur des Glasgow Rangers lors du troisième tour préliminaire (décompte final : 2-3), le CSKA Moscou demeure un habitué des Coupes européennes. Champion de Russie en 2003, le club évolue dans un stade de 100 000 places et compte pas moins de huit titres nationaux (1946, 1947, 1948, 1950, 1951, 1970, 1991, 2003) et cinq Coupes de Russie (1945, 1948, 1951, 1955, 1991). Les Champions de Russie apparaissent en phase de groupes pour la première fois depuis la création de la « nouvelle » Champions League.



SOURCE: PSG.FR
girlinlove
Tirage au sort. Les réactions (actualisé)



Francis Graille, Vahid Halilhodzic et José Pierre-Fanfan reviennent sur ce tirage au sort en attendant les joueurs.


Francis Graille (Président du PSG)« Ce n’est pas un tirage facile, mais il me satisfait ! Nous rencontrons le vainqueur et le demi-finaliste du précédent exercice. Quant au CSKA Moscou, il vient de sortir les Glasgow Rangers de cette compétition. Le groupe est donc relevé, mais d’un autre côté je suis heureux car cela marque le retour de la Champions League à Paris, à commencer par la réception de Chelsea, le 14 septembre prochain. Je préfère d’ailleurs affronter Chelsea à Paris lors de la première journée que de me rendre à Londres. »

Sur la ligne officielle du PSG, Francis Graille revient sur ce tirage au sort.



Vahid Halilhodzic (Entraîneur du PSG)
« Nous ne sommes pas gâtés par ce tirage au sort. Porto est le tenant du titre, Chelsea l’équipe la plus riche au monde et Moscou la plus éloignée ! Ces trois adversaires possèdent tous un niveau international. Affronter les meilleures équipes du monde s’avère être une formidable expérience qui peut cependant se révéler terrible à la fois physiquement et mentalement. Le déplacement à Moscou va notamment laisser des traces. Nous allons faire notre maximum pour bien figurer dans cette compétition. Le PSG retrouve les sommets européens avec envie et fierté. »

Diogo Leite Paiva Brandao (Représentant du FC Porto)« C'est un groupe difficile. Le PSG est une équipe très forte, même si nous devrions avoir le soutien de la communauté portugaise qui vit à Paris. Je ne crois pas par ailleurs que le CSKA Moscou soit plus faible. C'est toujours difficile de se déplacer en Russie ». AFP

Source


Ligue des champions - Déclaration
jeu 26 aou, 8:13 PM



PARIS, 26 août (AFP) - Danijel Ljuboja (attaquant du Paris SG): "Des équipes comme Chelsea, demi-finaliste l'an dernier, Porto, tenant du titre, ou même le CSKA Moscou, sont des adversaires importants. Mais il ne faut pas se soucier du nom de notre adversaire et penser d'abord à nous. Mon objectif est que l'équipe se qualifie au prochain tour. En tout cas, c'est excitant, surtout pour quelqu'un comme moi qui n'a jamais joué la C1. Mais ne pensons pas à Chelsea. On a d'abord un match de championnat très important dimanche contre Saint-Etienne."


source: afp
girlinlove
Football, Ligue 1/PSG

Alonzo écarté, Fiorèse mis à pied



CAMP DES LOGES (YVELINES), DIMANCHE. Jérôme Alonzo (à droite), le gardien parisien, en grande discussion avec Stéphane Pichot, devrait être sur le banc dimanche contre Saint-Etienne. (LP/MARC MENOU.)

LE PSG TRAVERSE une passe délicate. Sportivement, le début de saison raté (deux défaites et un nul), le plus mauvais de l'histoire de Paris, provoque des remous et des tensions en interne et va contraindre Vahid Halilhodzic a des changements avant d'affronter Saint-Etienne, dimanche.

Alonzo remplacé par Letizi
Le premier d'entre eux devrait concerner le poste de gardien de but.
Jérôme Alonzo fera les frais des résultats actuels. Il est très vraisemblable que, dimanche contre Saint-Etienne, Letizi retrouve son poste de titulaire. Déjà, la saison dernière, après un mois d'août catastrophique et une défaite à Montpellier (3-2), Alonzo avait été sorti par son entraîneur. A l'époque, il avait même affirmé que, s'il en fallait un pour payer la note, il trouvait normal que ce soit lui. L'intérim de Letizi n'avait alors duré que deux matchs, le gardien parisien rechutant physiquement après le succès à Guingamp (2-1). Cette saison, il semble revenu à son meilleur niveau. Et, si son retour coïncide avec le réveil de son équipe, la hiérarchie des gardiens parisiens serait une nouvelle fois chamboulée et Alonzo ne serait pas sûr de récupérer sa place.

Fiorèse souhaite partir
Contre Saint-Etienne, Paris sera aussi privé de Fabrice Fiorèse. L'attaquant parisien a été mis à pied pendant cinq jours par ses dirigeants. Il n'était donc pas au camp des Loges, hier. En début de semaine, le joueur a eu une altercation avec Halilhodzic. Les deux hommes se sont expliqués mais, au terme de leur discussion, Fiorèse a affirmé à son entraîneur vouloir quitter le PSG. L'ancien Guingampais aurait même salué ses coéquipiers, en guise d'adieu. Le Lyonnais ne disposerait pas, a priori, d'offres d'autres clubs. Son coup de sang s'expliquerait par certains problèmes personnels. Cet été, lorsqu'il a vu son contrat prolongé d'un an et revalorisé, le joueur avait demandé la confidentialité. Les dirigeants parisiens, très surpris par cette affaire autour d'un joueur très apprécié par Halilhodzic, ont décidé de le laisser reprendre ses esprits avant de le réintégrer. A moins que Fiorèse ne campe sur sa position.

Danijel Ljuboja, blessé au mollet à Rennes (2-1), ne sera pas rétabli dimanche contre Saint-Etienne. « J'ai repris la course il y a cinq jours, confie l'attaquant serbo-montenégrin du PSG. Ça va mieux, je ne ressens presque plus rien et j'espère retrouver le groupe la semaine prochaine. »



Arnaud Hermant
Le Parisien , vendredi 27 août 2004


Unilever intéressé par le PSG ?



UNILEVER, troisième groupe mondial dans l'alimentation après Nestlé et Kraft, est-il intéressé par le rachat du PSG ? Hier soir, une folle rumeur a parcouru les couloirs du club. Selon celle-ci, Vivendi serait disposé à vendre le club pour éponger ses dettes vis-à-vis d'Unilever qui débourserait 200 millions d'euros. Pour fêter ce mariage, Unilever offrirait même Zlatan Ibrahimovic, l'attaquant de l'Ajax Amsterdam...
Pour mettre fin à cette histoire étrange, le groupe Canal + a dû rédiger un communiqué signé par son président Bertrand Méheut : « Le groupe Canal + dément avoir tout contact avec Unilever dans l'optique d'une cession. » Francis Graille, le président du club, a également été alerté par cette information qualifiée de « farfelue ». « J'ai eu vent de ça, explique-t-il. J'ai eu Bertrand Méheut au téléphone. Aucun fondement. C'est le président du groupe Unilever qui aurait dit être intéressé par le PSG ? C'est fou ! Une chose est certaine : ce n'est pas du tout l'esprit du tour de table que nous sommes en train de monter. »

Le Parisien , vendredi 27 août 2004

Football, Ligue des champions/

Lyon et Monaco mieux lotis que Paris

Tirage au sort Monaco DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL




A VOIR LEURS MINES, plutôt réjouies, les représentants français devaient se dire que cela aurait pu être pire. Le PSG pouvait pourtant s'attendre à beaucoup mieux. C'est lui qui a hérité, hier, du tirage le plus difficile avec Porto (tenant du titre), le Chelsea de l'ex-Marseillais Didier Drogba, nouvel ogre de la scène européenne, et enfin le CSKA Moscou, inconstant, donc capable aussi du meilleur.
Monaco, de l'aveu même de son entraîneur Didier Deschamps, tombe sur un groupe équivalent à celui de la saison passée, Liverpool jouant le rôle du PSV Eindhoven, les Grecs de l'Olympiakos (où évolue Rivaldo) ceux des Grecs de l'AEK Athènes, et La Corogne celui de... La Corogne. Sauf que cette fois-ci, on voit mal les Espagnols repartir de Louis-II avec un 8-3 en guise de cadeau de retour. Enfin, Lyon est le plus verni. Les triples champions de France ont leur « gros », comme tout le monde, en l'occurrence Manchester United. Mais avec le Sparta Prague et Fenerbahçe, les hommes de Paul Le Guen peuvent se sentir au moins sur la même ligne de départ. « Sans être présomptueux, c'est dans nos cordes, analyse Jean-Michel Aulas, le président de l'OL. C'est un tirage équilibré. Nous avons une ouverture en fanfare contre Manchester. Celui qui gagne le premier match a souvent plus de chances. »
France - Angleterre aux premiers matchs A l'arrivée, chaque club français a donc eu droit à son gros lot anglais et comme la vie est bien faite, la première journée les mettra tous aux prises dans un savoureux face-à-face France - Angleterre de haute tenue. Lyon et Monaco sont, cette saison, couplés, et joueront leurs matchs le même jour tandis que le PSG évoluera la veille ou le lendemain. C'est d'ailleurs au club parisien que reviendra l'honneur de lancer la saison européenne française avec la réception de Chelsea, dès le 14 septembre. Le lendemain, Monaco ira écouter les choeurs d'Anfield Road à Liverpool, quand Lyon aura un bon coup à jouer chez lui contre Manchester, en plein rodage. « C'est un gros groupe, costaud, glisse Francis Graille, tout heureux d'être à la tête d'un PSG qui revient en Ligue des champions après quatre ans d'absence. Tomber sur le vainqueur de l'épreuve et le demi-finaliste (Chelsea), c'est pas mal ! On commence par un gros morceau footballistique. Quant à Porto, j'espère qu'il ne jouera pas à domicile au Parc. Chelsea est peut-être au-dessus dans ce groupe, mais je me méfie de Moscou, que je ne connais pas. Si on tire la 3 e place du groupe, c'est super, mais on ne peut pas partir en disant qu'on ne sera que 3 e . En tout cas, qu'est-ce que cela fait plaisir de revenir en Ligue des champions ! » La rumeur parcourait déjà les coursives du Grimaldi Forum de Monaco, où avait lieu le tirage au sort, de se méfier de ce groupe H où deux clubs seraient dirigés par le même homme. Si Roman Abramovitch est le propriétaire connu de Chelsea, on lui prête des liens ouverts ou souterrains (sponsoring notamment) avec le CSKA Moscou, club de sa ville. Attention au conflit d'intérêt...

Le tirage au sort de la Coupe de l'UEFA se déroulera aujourd'hui, à Monaco. Lille, Auxerre, Sochaux et Châteauroux sont concernés.



Dominique Sévérac
Le Parisien , vendredi 27 août 2004



CITATION
Ljuboja : « Gagner dimanche »

Blessé au mollet dès la première journée, Danijel Ljuboja a suivi les débuts du PSG en championnat depuis les tribunes. L’attaquant Rouge et Bleu, impatient de retrouver le rectangle vert, revient sur le premier mois de compétition du club de la capitale, avant de se projeter vers la Ligue des champions. Entretien avec un Ljuboja serein et optimiste.


Au camp des Loges

PSG.fr -. Danijel, tu t’es blessé face à Rennes, ce qui t’a fait manquer deux matches. Comment te sens-tu actuellement ?
Danijel Ljuboja : « En effet, je m’étais fait mal au mollet droit lors de la première journée. Et bien, aujourd’hui, je vais beaucoup mieux. Cela fait quatre ou cinq jours que je trottine à nouveau et je ne ressens presque plus aucune douleur. Mais il faut être vigilent avec ce type de blessures, car cela peut revenir vite. Je ne serai donc, vraisemblablement, pas prêt pour le match de dimanche. »

PSG.fr -. Dans quel état d’esprit es-tu aujourd’hui ?
Danijel Ljuboja : « Cette situation est très difficile à vivre, lorsque son équipe peine et que l’on ne peut pas participer. Chaque joueur a envie d’entrer sur le terrain et de tout donner pour ses couleurs. Mais l’important reste que l’équipe gagne dimanche. C’est d’ailleurs toujours mieux d’entrer dans une équipe qui gagne. »

PSG.fr -. Quel est ton sentiment sur le début de saison de tes coéquipiers ?
Danijel Ljuboja : « Ce n’est pas évident de voir l’équipe comme ça. Mais le coach sait ce qu’il fait. Les joueurs se donnent à fond à l’entraînement. Nos matches se jouent sur des détails, qui seront vite oubliés après la première victoire. Ce n’est que le début, il n’y a pas de raison de paniquer. »

PSG.fr -. Comment réagit le groupe à ce départ décevant ?
Danijel Ljuboja : « Comme dans chaque équipe qui vise le haut de tableau, si l’on perd quelques matches, personne n’est content. Mais entre nous tout va bien. Nous avons seulement besoin d’un peu de réussite. Et cette réussite, reviendra avec la victoire, tout comme notre tranquillité mentale. »

« Les joueurs ne sont pas venus au
PSG pour jouer le milieu de tableau ! »

PSG.fr -. Les départs de joueurs cadres ont-ils finalement coûté cher au PSG ?
Danijel Ljuboja : « Je n’aime pas parler des joueurs qui sont partis. Mais l’an dernier, ils étaient présents lorsque le PSG a raté ses cinq premiers matches… Tout comme les Okocha ou les Ronaldinho, ils seront vite oubliés avec l’arrivée de nouveaux joueurs. Et puis, des joueurs qui peuvent encadrer l’effectif, ça ne manque pas au PSG. Les joueurs ne sont pas venus au PSG pour jouer le milieu de tableau ! »

PSG.fr -. Que penses-tu du tirage de la Ligue des champions ?
Danijel Ljuboja : « Toutes les équipes engagées dans cette épreuve ont beaucoup de qualités. Il faut donc d’abord penser à notre jeu. Porto a gagné la compétition l’an dernier et reste donc le favori, tandis que Chelsea compte beaucoup de bons joueurs et va être très difficile à battre. Mais aujourd’hui, nous ne nous intéressons pas à Chelsea, nous pensons d’abord au championnat. »

PSG.fr -. Y a t’il une équipe en particulier que tu souhaiterais rencontrer ?
Danijel Ljuboja : « Mon objectif n’est pas de jouer telle ou telle formation, mais de nous qualifier pour le prochain tour. Si c’est pour dire : « super, j’ai joué cette équipe et j’ai perdu », ce n’est pas la peine. Et puis, dans notre esprit, il est toujours plus facile de jouer Moscou que Barcelone. Donc il serait mieux pour nous de garder les gros pour plus tard. »

PSG.fr -. Que penses-tu de l’effectif par rapport aux objectifs du PSG ?
Danijel Ljuboja : « Le groupe est plutôt bien fourni. Beaucoup de joueurs de qualité sont restés, et d’autres sont arrivés. Nous avons donc la possibilité d’atteindre nos objectifs, qui sont d’acquérir une place dans le trio de tête en championnat, pour ne pas quitter la Ligue des champions, et d’aller le plus loin possible en coupe d’Europe. »

Propos recueillis par Loïc Prigent
Site officiel


CITATION
Un ticket Graille-Cayzac


L’actuel président et le dirigeant historique

vont racheter à Canal + une part significative

du club parisien.


POUR LA PREMIÈRE fois depuis l’acquisition du PSG, en 1991, Canal + entame un désengagement du club parisien. Une cession qui va dépasser le cadre envisagé dès l’entrée en fonction de Francis Graille, lorsqu’il était question que la chaîne cryptée lui vende environ 12 % des parts du club. Le président en place va en effet entrer à une hauteur nettement supérieure dans le capital de la SASP Paris-Saint-Germain, comme nous l’a confirmé, hier, Bertrand Méheut, le président du groupe Canal + : « Nous sommes en cours de finalisation avec Francis Graille pour lui vendre une participation dans le PSG. Son engagement va dépendre de la valorisation qui est en cours. Mais cela va se situer entre 15 % et 30 %. Tout devrait être achevé avant la mi-septembre. »

Francis Graille a même de grandes chances de porter sa participation à 34 % de manière à disposer d’une minorité de blocage au sein su club. D’autant que Canal + y est plutôt favorable. Le seul souci pour le président parisien est de trouver les fonds nécessaires. Pour y parvenir, il a en tout cas trouvé des alliés. À commencer par Alain Cayzac, un historique de la maison PSG, qui ne souhaite pas se désengager comme l’ont fait Charles Talar et Bernard Brochand, les deux autres actionnaires minoritaires du club. Graille, Cayzac et un troisième associé qui va être choisi dans les jours qui viennent sont en train de créer, ensemble, une société afin d’entrer dans le capital du PSG. Une structure où le président parisien sera nettement majoritaire.

Reste à savoir la somme qu’ils devront mettre sur la table pour devenir actionnaires. Actuellement, après plusieurs semaines de calculs controversés, le club a été valorisé à hauteur d’environ 50 millions d’euros. Ce qui voudrait dire que, pour en acquérir 34 %, Graille et ses amis devraient aligner environ 17 millions d’euros. Ce qui n’est pas rien. Ensuite, un nouveau pacte d’actionnaires liera Canal + à la société montée par Graille et Cayzac, avec un droit de préemption pour le président actuel dans l’hypothèse où Canal + décide de se désengager totalement du PSG.
L'equipe
Sniper
José Pierre-Fanfan, ainsi que Bernard Mendy et Sylvain Armand reviennent sur le tirage au sort de la Ligue des champions.

José Pierre-Fanfan (Défenseur et capitaine du PSG)
« Ce tirage nous fait saliver et donne un avant goût de la coupe d’Europe. En Ligue des champions, on ne peut pas parler de bon ou de mauvais tirage, puisqu’il n’y a que des équipes prestigieuses. Nous avons vraiment hâte d’y être, de jouer des rencontres palpitantes dans un stade plein à craquer. Mais avant cela, nous avons des matches de championnat à bien négocier, à commencer par la réception de Saint-Étienne, dimanche. »

Bernard Mendy (Défenseur du PSG)
« Notre tirage n’est ni plus facile ni plus difficile qu’un autre. Tous les groupes comptent de grosses écuries. Porto est tout de même le champion en titre et ils nous avaient impressionnés au Parc l’an dernier. Mais les Portugais ont depuis perdu leur entraîneur et quelques joueurs, dont Deco. Tandis que Chelsea a atteint les demi-finales et possède un bon groupe. Nous allons donc travailler pour nous qualifier avec les Londoniens. En attendant, nous nous accrochons, et le 14 septembre, je pense que nous pourrons battre Chelsea. »

Sylvain Armand (Défenseur du PSG)
« Je suis content de ce tirage. Nous allons jouer deux équipes de gros calibre : Porto, le tenant du titre, et Chelsea, qui a bien recruté. Mais je pense que le PSG a ses chances, puisque Porto s’est affaibli en laissant partir certains joueurs clés. Pour le moment, nous allons oublier l’Europe et nous reconcentrer sur la Ligue 1. En redressant la barre en championnat, nous nous mettrons en confiance pour aborder au mieux les prochaines échéances. »

Danijel Ljuboja (attaquant du PSG)
« Des équipes comme Chelsea, demi-finaliste l'an dernier, Porto, tenant du titre, ou
même le CSKA Moscou, sont des adversaires importants. Mais il ne faut pas se soucier du nom de notre adversaire et penser d'abord à nous. Mon objectif est que l'équipe se qualifie au prochain tour. En tout cas, c'est excitant, surtout pour quelqu'un comme moi qui n'a jamais joué la C1. Mais ne pensons pas à Chelsea. On a d'abord un match de championnat très important dimanche contre Saint-Etienne. »
girlinlove
Ce que les Portugais pensent du Psg ( sources journaux portugais )

Paris Saint-Germain

Accent portugais

NUNO AMARAL
De retour à Ligue dos Champions, après de na temps dernier ni au moins avoir contesté les concurrences européennes, Paris Saint-Germain essayera de contrarier le favoritisme FC Porto et de Chelsea no Grupo H. L'équipe parisisente, guidée par le Bosniaque Vahid Halilhodzic, possède dans l'élevage les Portugais Pauleta et Hélder, qui sont arrivés la semaine dernière au Parc des Princes, après dene pas avoir renouvelé son contrat avec le Benfica. L'équipe parisienne, seconde classée dans le championnat français dans 2003/04, s'est renforcée bien pendant le braconnage (Edouard Cissé et Rothen sont arrivés de Monaco, se préparant pour que affrontent à nouveau FC Porto, avec ils qui ont perdu la fin de la Ligue des Champions, et le tronc Yepes a été engagé au Nantes), mais a aussi perdu l'Argentin Heinze, transféré pour Manchester United, et le vétéran Dehu, qui a sorti pour le rival Marselha. Assurance à dedéfendre et solide dans la meio-campo, PSG dépend de l'inspiration de Pauleta pour arriver avec succès aux balises adversaires. L'avancé Açoréen n'a pas commencé bien la saison, dû à quelques problèmes physiques qui aussi déjà avaient confondu leur participation dans la phase finale de Euro'2004, mais aura temps pour récupérer la forme avant les jeux avec FC Porto, marqués pour 20 du octobre et 2 novembre. Dans ces départs, Hugo Loyal aura l'occasion idéale pour montrer aux responsables parisiens qu'ils ne devaient pas l'avoir dispensé...

source: OJOGO

Fernando Gomes : "Nous voulons la première place"

Fernando Gomes ne s'est pas montré beaucoup de dérangé avec le retrouve avec José Mourinho. L'administrateur portista sait ils que seront deux jeux spéciaux, mais veut les gagner. De la même manière que veut ajouter des points dans les confrontations avec PSG et CSKA parce que l'objectif est passer à la phase suivante. José Mourinho, Ricardo Carvalho et Paulo Ferreira vont affronter l'ancienne équipe et Fernando Gomes croit ils que seront tout bien reçu dans le Dragon. "Dans le passé, Arthur Jorge a conquis le Gobelet des Champions Européens et a aussi sorti pour PSG. Mourinho est l'entraîneur de l'équipe adversaire et avons que respectera. Nos adeptes ont mémoire et ne vont pas oublier les fantastiques moments que nous vivons dans celles-ci deux derniers temps ", s'est rapportés. D'autre situation qui ne dérange beaucoup de Fernando Gomes est le fait de l'entraîneur le Chelsea de connaître mieux de ce que personne l'élevage portista. "c'Est naturel, mais aujourd'hui presque qui dirait que dans des termes d'analyse de production de joueurs plus maintenant y a de grands secrets. Naturellement qu'aura leurs avantages parce qu'a travaillé pendant deux ans et demi avec ces joueurs. C'est normal, mais nous pansement que nous aurons capacité et qualité pour que trouve les antidotes pour lesquels l'équipe gagne les jeux ". Devant cette confiance, l'objectif immédiat déjà est tracé. "Naturellement passe arriver à la phase suivante. Nous entrons dans toutes les concurrences pour gagner et dans ce cas signifie rester dans premier ou en second depasser. Si possible nous voulons rester en premier lieu ", a indiqué. Dans des termes économiques, l'administrateur portistas n'aperçoit pas de grandes recettes en faisant attention au calendrier. "Le fait CSKA être le premier jeu dans le Dragon ne doit pas accoster un intérêt médiatique et un enthousiasme très grand. Avec certitude nous ferons le mêmes recettes étant donné qu'à niveau de coûts les différences ne sont pas significatives. Le jeu du Chelsea est bien attrayant, mais c'est précis d'ne pas oublier que c'est le dernier de la première phase dans laquelle, éventuellement, pourra être tout déterminé ", a expliqué.

source: OJOGO

Pinto Da Costa : "Avec ou sans Mourinho Chelsea c'est un grand club"

Le dessin de la première phase de la Ligue des Champions a dicté que FC Porto et José Mourinho iront se retrouver, mais Pinto Da Costa n'a pas donné spéciale importance au fait. "Le Chelsea, avec ou sans José Mourinho, est un grand club, d'ailleurs tel que FC Porto et toutes les équipes qui sont dans cette phase de la concurrence", a rapporté le président de FC Porto. Le groupe H, dans la perspective de Pinto Da Costa, est équilibré et composé de quatre équipes fortes. "Le Chelsea, Paris Saint-Germain et CSKA de Moscou sont trois grandes équipes. N'est pas seul le Chelsea qui est fort, nous aussi sommes et les autres équipes aussi ". Faite l'analyse, reste l'avis : "Va être un groupe intéressant...". Comme toujours, Pinto Da Costa n'avait pas de préférences sur les clubs qui pourraient contenir dans chance aux portistas. "Je suis satisfait avec ce groupe, comme serait avec tout autre. Ce ont été ces équipes que dans calharam et FC Porto devra se préparer commodement pour les affronter ", dit. Sur qui est le favori du groupe, le président portista a reporté la question. "D'ici à trois mois je lui réponds...".

source: OJOGO

Écraser le maître avec l'oeuvre

Mourinho a créé une "papão" sportive et maintenant va devoir d'éviter d'être dévoré. Le dessin de la Ligue des Champions a placé frente-a-frente le Chelsea et FC Porto et la curiosité c'est savoir jusqu'à ce que point le maître peut ou ne pas être écrasé par son oeuvre

RUI GOMES

Ce que vaudra plus ? Le maître ou l'oeuvre ? Celle-ci a été la question que, certainement, beaucoup de gens ont posé à deassister au dessin de la première phase de la Ligue des Champions, qui hier s'est réalisée à le Forum Grimaldi, au Monaco, et qui a posé dans le groupe de FC Porto la formation anglaise du Chelsea. D'ailleurs, l'alignement de Grupo H, a été marqué par une série de curiosidades qui ont passé placer dans le chemin du champion européen dans la première phase l'équipe où milite Pauleta (Paris Saint-Germain) et CSKA de Moscou, entraîné dans la saison passée par Arthur Jorge, l'homme qui a pris les dragons jusqu'au titre européen en 1987. Mais cela que beaucoup de gens vaticinava ont fini par est arrivé. Mourinho, qui dans les derniers deux années a dirigé FC Porto et qui a construit une équipe qui a gagné, dans deux ans consécutifs, les deux preuves de l'UEFA, va affronter sa ex-equipa, de cette feita au service du Chelsea, où aussi pontifient les ex-portistas Ricardo Carvalho et Paulo Ferreira et l'ex-benfiquista Tiago. En étant cabeça-de-série, les dragons avaient à leur attente, surtout dans le pot nombre deux, adversaire de grande disposition, dans un peloton dominé par les équipes italiennes (quatre) et par deux Anglaises (Liverpool et Chelsea). Poussin de la Côte, Fernando Gomes, Paiva Brandão et Antero Henrique encore ont dû attendre un peu pour voir apparaît dans les mains de Michel Platini - qu'ait assisté Lars Christer Olsson, secrétaire général de l'UEFA, dans la cérémonie - la papelinho avec le nom du club anglais. Acte continu, Peter Kennion, manager du Chelsea, s'est soulevé et a fait question de presser la main aux responsables portistas. Avec les représentants des deux clubs ne pas valoriser beaucoup d'o en résultant du dessin, est restée dans l'air l'idée que personne voulait que les deux clubs s'affrontaient dans celle-ci première phase. Une idée, d'ailleurs, exprime par les ex-futebolistas des portistas quand au moment qui ont changé la Ville Invicta par le capital anglais, ils ont été interrogés s'aimaient tourner au Dragon dans la première phase de la Ligue des Champions. Mais, plus de ce que cela, est resté dans l'air la curiosité sur laquelle ira arriver dans les deux jeux. Mourinho connaît beaucoup de bien la plupart des joueurs de FC Porto, mais l'inverse aussi est vérité. Savoir qui gagnera ces "batailles" seulement même le 29 septembre et le 7 décembre, moment où les portistas se déplaceront de Londres et recevront l'actuel commandant de la Ligue anglaise. Des destinations différentes ont eu autres Portugais qui militent dans des équipes qui vont contester la Ligue des Champions. La Valence, où agit Caneira et qu'aujourd'hui dispute avec les dragons à Supertaça Européen, a été intégrée dans un groupe, au départ, beaucoup équilibré, qui intègre l'Inter, l'Anderlecht et le Werder Bremen, tandis que Figue et son Réal Madrid vont devoir mesurer des forces avec Rome, Leverkusen et Dínamo de Kiev. Des 32 équipes qui hier sont restées à connaître leur destination dans la preuve millionnaire inter-clubes, sept ont dans leurs rangées des joueurs portugais. Et, curieusement, les deux seules que ce n'étaient pas cabeça-de-série ont fini d'être inclus dans le groupe de FC Porto, vu que Barcelone (où agit Deco), Manchester United (où pontifie Cristiano Ronaldo) et le Sportif du Corunha (où milite Jorge Andrade), toutes elles intégrantes du pot un, ne se pouvaient pas trouver.

source: OJOGO


PS: Desolee si la traduction est de mauvaise qualite
girlinlove
Le PSG punit Fiorèse

Pour s’en être pris à Halilhodzic, le milieu offensif a été mis à pied par Paris qui a recruté le Manceau Pancrate pour 2,5 M€.


APRÈS SEPT SEMAINES de négociations, la venue de Fabrice Pancrate au PSG s’est concrétisée hier. Déjà d’accord avec Paris depuis le début du mois de juillet sur les conditions d’un engagement de quatre ans, le milieu offensif du Mans (L 2) a passé hier la visite médicale et paraphé son contrat avec le club parisien. Le Mans, où le joueur était lié jusqu’en 2006, a officialisé le transfert. Ce qui n’était pas encore le cas du PSG hier soir. Rentré hier soir au Mans, le joueur assistera dimanche au Parc au match de championnat contre Saint-Étienne. Il ne devrait pas s’entraîner avec ses nouveaux coéquipiers avant lundi.

C’est finalement sur une indemnité de transfert de 2,5 M€ que l’opération a été finalisée mercredi entre les deux clubs. À cette somme s’ajoutera un pourcentage que le PSG reversera au club sarthois lors de la revente du joueur. Au total, si on inclut les 3 M€ versés en juin à Strasbourg pour le transfert de Ljuboja, ce sont 25 M€ que le PSG aura dépensé cet été pour se renforcer, pour un peu plus de 10 M€ de ventes (Heinze, Domi, Potillon).

Huitième recrue du PSG (*), Pancrate avait été l’un des Manceaux les plus en vue la saison passée avec l’attaquant Daniel Cousin, transféré à Lens pour 4 M€. Lorsqu’il fut sollicité par le PSG, il a immédiatement affiché sa détermination auprès de son club pour obtenir son bon de sortie. Prêt à tout pour venir à Paris, il s’entraînait même en dehors du groupe depuis plusieurs semaines. Ne voulant pas céder à des exigences sarthoises jugées trop élevées (5 puis 3 M€), le PSG avait fini récemment par étudier d’autres pistes au poste de Pancrate. Le joueur, lui, n’a jamais semblé douter de l’issue des discussions, repoussant même un intérêt récent de Bordeaux.


Désarmé offensivement


Mais si tout s’est décanté mercredi, faut-il n’y voir qu’un hasard ? En fait, Fabrice Fiorèse est entré en conflit ouvert avec Vahid Halilhodzic (voir L’Équipe d’hier). Le vice-capitaine du PSG n’a pas non plus participé au huis clos du Parc. Rappelons qu’il avait déjà manqué la séance de décrassage dimanche. Il n’était donc pas présent sur la photo officielle de l’équipe. Ce même mercredi donc, le PSG activait discrètement ses réseaux pour mettre Fiorèse, sous contrat jusqu’en 2008, sur le marché, moyennant une indemnité fixée à 3 M€ et ce après l’avoir prolongé d’une saison en juillet dernier.

Hier, l’ancien Guingampais était une nouvelle fois sur la liste des absents lors de la nouvelle séance à huis clos. Rien de plus normal : le joueur a été mis à pied jusqu’à lundi. Il serait intéressant de savoir si son malaise a été accentué par l’arrivée de Pancrate. Jusqu’à présent, aucune concurrence véritable n’existait au poste de milieu droit. Fiorèse, lui, a toujours été sensible sur ce sujet. Au début de saison, il assurait qu’il y « a toujours eu de la concurrence au PSG ». Mais il ajoutait : « Peut-être simplement que “Fio” l’a éliminée et c’est peut-être pour ça que “Fio” joue depuis deux ans et demi. »

Fiorèse parviendra-t-il cette fois-ci à éliminer cette nouvelle concurrence ou s’éliminera-t-il de son propre chef ? Lorsqu’il portait les couleurs de Guingamp, il avait adopté un comportement similaire pour arracher son transfert, n’hésitant pas, là aussi, à sécher les entraînements. À Paris, il n’a pas hésité à demander un entretien dans le bureau de Vahid Halilhodzic et à critiquer ouvertement les méthodes de son entraîneur, mettant en avant l’absence de palmarès du coach. Le PSG, de son côté, a-t-il intérêt à se séparer de ce joueur alors que des échéances délicates approchent ? Halilhodzic sera-t-il disposé à fermer les yeux sur le mouvement d’humeur du milieu offensif ? Pour affronter Saint-Étienne, dimanche prochain, l’entraîneur du PSG apparaît bien désarmé offensivement. Ljuboja a déclaré hier qu’il ne sentait « quasiment plus rien, mais c’est encore un peu juste pour être dans le groupe ». Pressenti au départ comme doublure, Fabrice Pancrate, lui, voit aujourd’hui se profiler un temps de jeu bien plus épais qu’imaginé.


source : L'equipe
girlinlove
Football, L 1/

Le PSG en ébullition
PSG - Saint-Etienne J - 1




DEMAIN, le PSG reçoit Saint-Etienne. Les coéquipiers de Pierre-Fanfan n'ont déjà plus le droit de se manquer, sous peine de plonger dans la crise. Seule une victoire apporterait un peu de sérénité avant la trêve internationale de quinze jours qui va suivre.
L'ambiance déjà plombée par une entame de saison ratée s'est tendue encore un peu plus cette semaine. L'affaire Fiorèse. Halilhodzic a confirmé, hier, que Fiorèse souhaite bel et bien quitter le PSG. L'entraîneur n'a pas caché son amertume, face à la décision d'un joueur dont le contrat avait été prolongé d'un an et revalorisé cet été. « Sa décision m'a surpris ; s'il nous avait dit cela il y a un mois, on aurait davantage apprécié, regrette Halilhodzic. Nous faire ça à cinq jours du match de Saint-Etienne et à une semaine de la fin du mercato... Je suis déçu. » L'altercation qui a opposé, mardi, l'attaquant à son manager semble être la conséquence d'un mal-être qui mine Fiorèse depuis plusieurs semaines. Rongé par des problèmes personnels, l'ancien Guingampais a « explosé » lors d'une discussion avec le technicien parisien. Si Halilhodzic semble très agacé, Francis Graille, le président, calme le jeu : « Il n'y a pas de point de rupture définitif. » Lundi, date de la fin de sa mise à pied (il sera également sanctionné financièrement), le joueur est attendu au camp des Loges. Paris doit encore recruter. A priori, Paris ne peut pas se passer numériquement de Fiorèse. A son poste (milieu droit), Halilhodzic ne possède guère de solutions. Même si l'arrivée de Pancrate va renforcer le secteur, un éventuel départ de Fiorèse constituerait un coup dur pour le club. A quatre jours de la clôture du marché des transferts, les possibilités de rechange ne sont pas nombreuses. D'autant que le club n'a pas d'argent pour recruter. Seule une vente pourrait permettre une acquisition. Mais à quel poste ? Défense, milieu et attaque : toutes les lignes semblent déficitaires actuellement. Alonzo déchu. Fiorèse absent contre Saint-Etienne, il devrait en être de même d'Alonzo, remplacé par Letizi. Le gardien parisien paie le mauvais début de saison de l'équipe. Pourquoi lui plus qu'un autre ? La décision de Halilhodzic semblera à certains quelque peu injuste pour Alonzo, élément clé de la fabuleuse dernière saison. Son éviction du onze titulaire intervient à la veille de la réception de Saint-Etienne qu'Alonzo n'a plus affronté depuis son départ du club... Et, surtout, elle se produit à quinze jours de la Ligue des champions, que le gardien rêve de disputer. Cette semaine, le joueur, si volubile habituellement, a laissé pointer sa déception. Hier, il a quitté le camp des Loges par une porte dérobée... La réaction du vestiaire parisien. La décision de Fiorèse a d'abord surpris ses coéquipiers. « Fabrice nous a communiqué sa décision et ses états d'âme, on a accepté son choix, explique Edouard Cissé. Quelle que soit la décision de Fio, nous sommes derrière lui. » Vahid Halilhodzic dément. Selon lui, plusieurs joueurs ont été « déçus d'avoir été abandonnés » à quelques jours seulement de la fin du mercato. Difficile de connaître exactement la position du vestiaire parisien, non autorisé à communiquer sur ce sujet. Une chose est sûre : les joueurs vont « suivre attentivement l'évolution du dossier Fiorèse », comme le confirme l'un d'entre eux.


CAMP DES LOGES (YVELINES), HIER. Alonzo n'est plus dans le onze de départ à quinze jours de la Ligue des champions . (LP/GUY GIOS.)


Arnaud Hermant avec Bertrand-Régis Louvet
Le Parisien , samedi 28 août 2004


Ligue 1: problèmes au PSG, encore et toujours
sam 28 aou, 11:16 AM


PARIS (Reuters) - Comme si un piètre début de saison de deux défaites et un match ne suffisait pas, le Paris Saint-Germain est déchiré par une crise ouverte entre l'entraîneur Vahid Halilhodzic et le joueur Fabrice Fiorese.



Halilhodzic a annoncé vendredi que le milieu de terrain était libre et avait donc été placé sur la liste des transferts.


"Fio est venu il y a trois jours et il est reparti. Il m'a dit qu'il voulait partir, j'ai été surpris et c'est un geste que pas mal de monde au club ne comprend pas", a-t-il dit.


"On a fixé un montant" (il s'agirait d'environ 3 millions d'euros). "Il veut partir, il a ses raisons mais, à cinq jours de la fin du mercato, et, surtout, avant un match important, dimanche, c'est difficile à avaler."


Au P-SG depuis 2002, après avoir joué pour Lyon et Guingamp, Fiorèse était sous contrat avec le PSG jusqu'en 2008. Vice-capitaine, il semblait avoir la confiance d'Halilhodzic.


L'entraîneur du PSG a nié toute responsabilité dans le conflit.


"Fiorèse veut partir, Nonda veut partir de Monaco aussi, mais personne n'en parle. Fiorèse a prolongé il y a trois mois son contrat et son salaire a même été revalorisé. Je ne pense pas que je lui ai mis un pistolet sur la tempe", a-t-il dit.


Halilhodzic a clairement laissé entendre que l'affaire était close. "Il ne faut pas confondre avoir du caractère et être caractériel. Je répète que c'est un geste que pas mal dans l'équipe n'ont pas beaucoup apprécié", a-t-il dit.


Fiorèse n'a fait aucune déclaration. Son conflit avec Halilhodzic intervient juste après l'annonce de l'arrivée à Paris du milieu de terrain du Mans Fabrice Pancrate.


Le PSG reçoit Saint-Etienne, dimanche, pour un match décalé de la quatrième journée de Ligue 1 qui s'annonce haut en couleurs dans les tribunes du Parc des Princes.


Les Parisiens risquent d'être contraints de se passer des services de Danijel Ljuboja, toujours en délicatesse avec son mollet droit.


Saint-Etienne qui court toujours après sa première victoire depuis son retour en Ligue 1, sera privé du défenseur Patrice Carteron. Le défenseur Stéphane Hernandez et l'attaquant Lilian Compan effectueront en revanche leur retour dans le groupe.
girlinlove
FOOTBALL, LIGUE 1/PSG - SAINT-ETIENNE.


Face aux Verts, ce sera
Après un début de saison calamiteux, les joueurs parisiens affrontent les Stéphanois, au Parc des Princes en fin d'après-midi. Ils sont obligés de remporter leur premier succès de la saison pour éviter une crise ouverte.




LE CAMP des Loges continue de faire le plein, entre éclaircies et averses. Le début de saison raté du PSG n'a pas entamé la ferveur de ses supporters. Ils savent que la rencontre face à Saint-Etienne, aujourd'hui (18 heures) au Parc, constitue déjà un tournant.
Un tout autre résultat qu'une victoire, et le PSG plongera dans la crise. Elle obsédera les esprits parisiens pendant les quinze jours de trêve internationale qui vont suivre ce dernier match de la quatrième journée de L 1. Alors, peu importe la manière, Paris doit gagner pour s'épargner une longue et douloureuse introspection. Il faut, comme l'an dernier, effacer un mois d'août jusque-là catastrophique. L'effectif actuel est-il suffisamment complet et armé pour briller en Ligue des champions et en championnat ? Pas certain, puisque Halilhodzic, lui-même, aimerait encore « deux ou trois renforts ». Les départs des leaders (Déhu et Heinze) ont-ils été compensés par des éléments du même niveau ? Techniquement, on peut le penser, mentalement ce n'est pas certain.
La sérénité s'estompe Même Vahid Halilhdozic doute. « Après une saison de réussite et de bonheur, il faut confirmer et c'est le plus difficile. Les joueurs ont-ils compris qu'il fallait encore en faire plus ? » s'interroge l'entraîneur parisien. A la veille du match contre Toulouse, il avait critiqué Pierre-Fanfan. Aujourd'hui, il n'est peut-être plus aussi sûr d'avoir fait le bon choix en le choisissant pour suppléer Déhu dans le rôle de capitaine. Derrière un discours volontairement positif au sujet de ses joueurs, le manager parisien réfléchit à des changements. Tactiques tout d'abord, malgré ses affirmations sur le bien-fondé de son système. « L'organisation n'est pas en cause, notre problème est mental », martèle Halilhdozic. Sans doute, mais il n'empêche que le manager a essayé un nouveau dispositif cette semaine à l'entraînement. Privé (définitivement ?) de Fiorèse, il a disposé ses hommes en 4-3-1-2 au lieu de son 4-4-2 habituel. Le renforcement de la ligne de milieux défensifs (M'Bami, Cana, Cissé) protège davantage la défense, encore à la recherche de ses automatismes et coupable d'erreurs préjudiciables. D'autres joueurs vont se voir offrir leur chance. Le premier d'entre eux est Letizi, qui va très vraisemblablement suppléer Alonzo. Preuve que la sérénité s'estompe, Halilhodzic a organisé cette semaine trois entraînements sur six à huis clos. Paris vit des heures difficiles sportivement. En coulisses, l'affaire Fiorèse n'a rien arrangé. Quels effets peut-elle avoir sur le groupe et les relations entre Halilhodzic et ses joueurs ? Le Bosniaque évoque une trahison de la part du joueur... On voit mal s'amorcer une réconciliation. Dans ce climat tendu, Paris doit se raccrocher à sa capacité de réaction de la saison dernière pour croire en son renouveau. Jamais Saint-Etienne ne s'est imposé au Parc. Ce n'est pas le moment de faire mentir les statistiques.


CAMP DES LOGES (YVELINES), LE 22 AOUT. Jérôme Alonzo (au centre), qui avait gagné le poste de titulaire dans les cages parisiennes la saison dernière, devrait céder sa place à Lionel Letizi. (LP/MARC MENOU.)


Arnaud Hermant
Le Parisien , dimanche 29 août 2004



Pourquoi Letizi est préféré à Alonzo



LIONEL LETIZI va retrouver le but parisien, ce soir. L'international n'a plus été aligné avec le PSG en championnat depuis le 25 avril dernier et un succès contre Marseille (2-1) au Parc des Princes, lors de la 33 e journée. A l'époque, Letizi avait profité de la suspension d'Alonzo, à la suite de son expulsion à Nice, lors du match précédent.
Après plusieurs mois de blessure, l'ancien Niçois retrouve son meilleur niveau et a l'occasion de reprendre sa place de titulaire durablement, lui qui entame sa dernière année de contrat. Alonzo est victime du début de saison raté de son équipe. Il paie pour l'ensemble du groupe et semble avoir été lâché par certains de ses partenaires. Sylvain Armand, nouveau venu dans l'effectif parisien, déclarait dimanche dernier, après la défaite à Toulouse (2-1) : « Alonzo avait la baraka la saison dernière, cette année, cela a tendance à disparaître. »

L'équipe du PSG engagée en CFA a concédé le nul (3-3), hier après-midi, contre Avion. Helder a fait ses grands débuts en compétition avec Paris et Ibisevic a inscrit l'un des trois buts parisiens.



A.H.
Le Parisien , dimanche 29 août 2004




Saint-Etienne n'a pas peur du Parc
Saint-Etienne (Loire) DE NOTRE CORRESPONDANT




MÊME À LEURS plus belles heures, les Verts n'ont jamais brillé - ni gagné en championnat - au Parc des Princes. « Les statistiques ne jouent pas en notre faveur, mais nous allons nous employer à les faire mentir », sourit Elie Baup. Soucieux après les deux premières rencontres, conclues par autant de défaites, l'entraîneur à la casquette a retrouvé le sourire au lendemain de la réception de Strasbourg (1-1).
Certes, ses joueurs n'ont pas pu accrocher les trois points de la victoire, mais la copie rendue l'a rassuré. « Sur la physionomie de la partie, nous méritions la victoire, affirme-t-il. Il faut oublier les regrets de cette rencontre et retenir les points positifs. Nous devons nous appuyer sur les bonnes choses réalisées pour entretenir une dynamique positive dès notre déplacement à Paris. » Face à des joueurs de la capitale en plein doute, les Verts auront fort à faire. « Certaines déclarations de nos adversaires, qui pensent avoir gagné ce match avant même de le jouer, doivent nous donner la force et la motivation supplémentaires pour réaliser un exploit », lance Baup. Ses joueurs, qui ont retrouvé le sourire à l'entraînement, veulent y croire. « Je n'ai pas peur de jouer au Parc, assure Le Tallec. C'est un grand rendez-vous, mais nous allons jouer crânement notre chance. Si l'équipe se montre plus réaliste que face à Strasbourg, nous avons les moyens de faire un résultat. » Frédéric Piquionne, pourtant peu en réussite devant le but jusque-là, partage son optimisme : « Les occasions manquées contre Strasbourg ne m'inquiètent pas. Je considère même que notre dernier match est prometteur pour la suite. » La crainte du Parc évacuée, les Stéphanois se lanceront donc à l'assaut de Paris avec gourmandise. Toutefois, Vincent Hognon, qui fait figure de grand ancien dans cette jeune formation, ne manquera pas de rappeler quelques principes essentiels à ses partenaires. « Nous avons ouvert notre compteur de points : c'est bien. Mais ne nous emballons pas. Au Parc, il faudra redoubler d'efforts pour confirmer le petit mieux aperçu contre Strasbourg. »



Jacques Donnay
Le Parisien , dimanche 29 août 2004




« Le groupe est trop gentil »



LE TON POSÉ, presque grave, Edouard Cissé revient sur le début de saison délicat de son équipe. Pour le milieu de terrain du PSG, un succès en championnat devient urgent pour retrouver un peu de sérénité. En tant qu'ancien de la maison PSG, comment vivez-vous cette période de turbulences ? Edouard Cissé.
A la suite du super-championnat de Paris, l'an dernier, on ne s'attendait pas à débuter comme ça. On a cherché des explications, mais il n'y en a pas vraiment. Il faut faire le dos rond, ne pas se laisser abattre. Pouvez-vous travailler sereinement, avec le manque de résultats actuels ? Ce n'est pas évident. Je pensais qu'avec la saison dernière Paris s'était installé dans la sérénité. Là, je reviens et je trouve à nouveau des turbulences. Je crois que ce genre de situation guette tous les gros clubs. Voyons le côté positif : autant connaître ça maintenant et ne pas se lamenter sur notre sort.
« Il faut que cela gueule plus » Réussir à Paris est-il donc plus difficile qu'ailleurs ? J'en suis sûr. Ici, le moindre faux pas prend une résonance énorme, une dimension supplémentaire. Il y a tellement d'attente. Lorsque vous réalisez un bon match, c'est amplifié. En cas de mauvais match, c'est pareil. A Paris, il n'y a pas de juste milieu. A quel point l'absence de leaders, comme Déhu et Heinze, handicape-t-elle votre groupe ? Il faut des gueulards positifs. Notre équipe se reconstruit, il y a des nouveaux, il faut que tout cela prenne. On a besoin d'un déclic car le groupe est un peu trop gentil. Il faut que cela gueule un peu plus entre nous pour trouver une meilleure solidarité sur le terrain. Vous sentez-vous l'âme d'un leader ? Absolument. La saison passée à Monaco m'a donné une vraie maturité. Jusqu'à présent, ma situation au PSG n'était pas fixe. Maintenant, nous sommes fin août et, à moins d'une offre de Chelsea (sourire), je reste à Paris. Je vais m'investir encore plus. Si cela profite au groupe, tant mieux. De toute façon, quelqu'un doit reprendre le rôle de Fred (Déhu) ou Gaby (Heinze) pour qu'on puisse rebondir. C'est un rôle qui m'intéresse, même si je ne suis pas le seul à pouvoir y prétendre. Pedro (Pauleta) a une sacrée expérience, Jérôme (Rothen) aussi. Il y a aussi José (Pierre-Fanfan), notre capitaine, qui va forcer sa nature. Que vous inspire le match, déjà capital, face à Saint-Etienne ? Nous avons une obligation de résultat si nous souhaitons terminer dans les deux premiers. Une victoire nous permettrait de travailler plus sereinement. Encaisser six buts en trois matchs, c'est beaucoup trop. La première satisfaction serait donc de ne pas en prendre.


CAMP DES LOGES (YVELINES), LE 24 AOUT. Edoaurd Cissé (à gauche) et Modeste M'Bami (à droite) auront ce soir face aux Stéphanois les clés de l'entre-jeu. (LP/MARC MENOU.)

Propos recueillis par Bertrand-Régis Louvet
Le Parisien , dimanche 29 août 2004




LE MATCH La tactique



Cette semaine, Vahid Halilhodzic a essayé un nouveau schéma en 4-3-1-2, avec trois milieux récupérateurs (M'Bami, Cana, Cissé) et Rothen en soutien des deux attaquants... Si l'entraîneur opte pour son habituel 4-4-2, Cissé glissera à droite pour remplacer Fiorèse, absent. Letizi va retrouver le but parisien.
Saint-Etienne devrait renouer avec le 4-4-2 adopté contre Strasbourg : Sablé et Zokora seront à la récupération, tandis que Feindouno, à droite, et Hellebuyck, à gauche, auront pour mission d'approvisionner les attaquants.
L'AVIS DES ENTRAÎNEURS Vahid Halilhodzic (PSG) : « Nous devons nous reprendre face à Saint-Étienne. Aux joueurs de se décrisper et de jouer leur jeu. Saint-Étienne reste un club mythique, même si il a sombré à cause de problèmes internes. C'est une équipe qui compte des individualités intéressantes. Nous devrons donc être costauds mentalement. » Elie Baup (Saint-Etienne) : « Nous ne devons pas calculer. J'accepterai toujours des fautes techniques et des fautes de placement, mais pas de défaillances dans le don de soi. »
LES ABSENTS PSG : Fiorèse (mise à pied), Ljuboja (convalescent), Benachour, Helder, Teixeira, Ibisevic et Ragued (choix de l'entraîneur). Saint-Etienne : Carteron (cuisse), Compan (cuisse), Citony, Diawara, Bridonneau, N'Dour (choix de l'entraîneur).
L'ARBITRE Damien Ledentu (35 ans) a arbitré à 12 reprises le PSG en L 1 pour 5 succès, autant de défaites et deux nuls. La saison dernière, sous ses ordres, Paris s'est imposé à Sochaux (1-0), au Mans (1-0) et face à Rennes (1-0).


(LP/GUY GIOS - AURELIE AUDUREAU.)

Le Parisien , dimanche 29 août 2004
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