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CR Lens/PSG (CDL, 1-2)

Le 30/03/08 à 14h12 par Gods


En ce samedi 29 mars, le Paris-SG avait l'occasion, bien qu'en position de premier relégable en Ligue 1, d'ajouter une nouvelle ligne à son palmarès et de se qualifier pour la prochaine édition de la Coupe UEFA. De retour au Stade de France, deux ans après l'inoubliable victoire face à l'OM en Coupe de France, c'est pour glaner la Coupe de la Ligue que les hommes de Paul Le Guen revenaient à Saint-Denis. Pour l'entraîneur parisien, cette finale était aussi l'occasion d'entrer dans la légende de la compétition, en devenant la première personne à gagner ce trophée en tant que joueur (1995 et 1998) et en tant que coach. Pour faire face à une équipe lensoise elle aussi à la lutte pour le maintien en L1, le PSG présentait ce soir une équipe similaire à celle qui s'était inclinée sur la pelouse de Gerland une semaine plus tôt, avec néanmoins deux changements de taille: le forfait de Mario Yepes, blessé à la cuisse et remplacé par le jeune Mamadou Sakho, 18 ans, et le retour de Pedro Pauleta, incertain toute la semaine, repoussant Souza sur le banc (Landreau- Ceara, Camara, Sakho, Armand- Chantôme, Clément, Bourillon, Rothen- Diané, Pauleta).

Ce sont les parisiens qui, à l'image de leur demi-finale face à Auxerre, prennent le commandement des opérations en ce début de match. Présents et incisifs dans les duels, les coéquipiers d'un Chantôme hyperactif sur toute la largeur du terrain maîtrisent le ballon. L'ouverture du score est même tout près de récompenser leurs efforts de manière précoce: Diané est lancé en profondeur mais Hilton se met en travers et laisse tranquillement sortir la balle en sortie de but. C'était sans compter sur la volonté de l'ivoirien qui parvient à subtiliser le cuir, temporise et centre en retrait pour Pauleta dont la reprise est contrée par Coulibaly (5'). La réaction nordiste ne tarde pas: Monnet-Paquet lance Maoulida qui, à la lutte avec Sakho, décoche une frappe croisée qui passe de peu à côté (6').

Premier tournant dans ce match, Loïc Remy se plaint du tibia et demande à sortir (7'), et c'est finalement Monterrubio qui entre en jeu (12'). Un coup dur pour les artésiens, tant le joueur prêté par l'OL est en pleine bourre. De son côté, le Paris-SG continue d'avoir la mainmise sur ce match, et se présente à nouveau dans la surface par l'intermédiaire de Pauleta qui joue en pivot pour Clément Chantôme. La frappe écrasée du jeune milieu parisien est renvoyée par Coulibaly... dans les pieds de Pauleta qui, d'un rapide coup d'oeil digne du renard des surface qu'il est, voit Le Crom avancé et l'ajuste d'un joli lob qui entre dans le but avec l'aide du poteau droit (0-1, 18'). L'Aigle des Açores plane à nouveau sur le Stade de France, comme à chacune des finales qu'il y a joué avec Bordeaux ou le PSG, une juste récompense du bon début de match des ouailles du président Cayzac.

A peine le coup d'envoi donné, les lensois sont tout près de recevoir un nouveau coup derrière la tête, lorsque Le Crom est contraint de sortir en s'aidant des mains à l'extrême limite de la surface de réparation. Les parisiens réclament l'expulsion du gardien lensois, mais M. Duhamel estime que l'ancien stéphanois n'a touché le ballon de la main qu'à l'intérieur de sa surface (20'). Paris campe dans le camp lensois, avec notamment une frappe de Diané ou encore une intervention in extremis de la part de Coulibaly au devant de Pauleta, mais ce sont les nordistes qui se créent une énorme occasion d'égaliser, lorsque Maoulida se retrouve aux vingt mètres, excentré sur le flanc gauche. L'ancien marseillais repique au centre et décoche une belle frappe enveloppée qui prend le chemin de la lucarne opposée, mais Landreau s'envole pour préserver l'avantage acquis par son club (29'). Lens encore, avec Monterrubio sur le côté droit qui s'essaie à la frappe lointaine à ras de terre, mais Landreau repousse des jambes (31'). Réponse immédiate des parisiens, centre venu de la gauche sur lequel Diané se jette... mais rate sa tête, qui passe largement à côté du but de Le Crom (33').

A la mi-temps, les parisiens mènent donc au score et sont bien dans leur match. Cependant, il leur faudra se méfier de l'entame de seconde période des lensois, qui ont montré de quoi ils étaient capables face à l'OM en championnat (menés 0-2, ils avaient trouvé les ressources pour revenir au score et même mener 3-2, avant de se faire rejoindre en fin de match). Petite préoccupation par ailleurs concernant Clément Chantôme, auteur d'une très bonne première période, qui s'est plaint de la cuisse aux alentours de la demi-heure de jeu.

L'entame de seconde période des lensois confirme ces craintes côté parisien, avec un centre de Carrière pour Kader Mangane dont la tête est heureusement détournée par Ceara. Ce premier avertissement sans frais sera le dernier, puisque Maoulida parvient à lancer Carrière dans la surface parisienne. Landreau ne peut rien faire sur la frappe croisée de l'ex-nantais, et la finale est relancée (1-1, 51'). Les parisiens subissent ce qu'ils ont eux-mêmes fait subir aux nordistes en première période, mais sont tout près de reprendre l'avantage lorsque Diané se retrouve lancé dans la surface et tombe suite semble-t-il à un contact avec Hilton (59'). M. Duhamel laisse le jeu se poursuivre, mais il semble difficile de penser que Diané se soit laissé tomber ainsi alors qu'il se présentait seul devant Le Crom.

C'est l'heure du coaching côté parisien, avec les entrées de Mendy et Luyindula (qui en sera quitte pour un aller-retour au vestiaire... pour y avoir oublié son short!), en lieu et place de Chantôme et Pauleta, le capitanat revenant à Sylvain Armand (65'). Les lensois repartent à l'attaque par l'intermédiaire de Monterrubio qui, comme en première période, s'essaie à nouveau à frapper en dehors de la surface. Beaucoup plus puissante que la première, cette tentative de l'ancien rennais vient taper le poteau gauche d'un Landreau qui avait néanmoins bien bouché son angle (68'). Alors que Monnet-Paquet a laissé sa place sur le terrain à Dindane, les artésiens sont une nouvelle fois tout près de prendre l'avantage, mais la tête de Maoulida, consécutive à un centre de l'excellent Carrière, n'accroche pas le cadre parisien (69').

Paris, qui n'a eu que l'action litigieuse de Diané à se mettre sous la dent en cette seconde période dominée par le RCL, sort finalement le bout de son nez en fin de match, avec Luyindula qui lance Diané dans la surface, dont la frappe croisée est repoussée du bout du pied par Le Crom (81'). Alors que Toifilou Maoulida, perclus de crampes, cède sa place à Demont (83'), les parisiens se montrent de plus en plus dans le camp lensois. Alors que Diané est semble-t-til victime d'une faute aux abords de la surface lensoise, l'arbitre laisse jouer les lensois qui partent en contre... et obtiennent un coup-franc au même endroit, sur le même type de faute, mais dans le camp parisien, ce qui soulève les protestations de Mendy notamment. C'est Monterrubio qui se charge d'envoyer le ballon dans la surface, Sakho renvoie... sur Laurenti, esseulé sur la droite de la surface, mais qui frappe largement au-dessus.

Paris a eu chaud, et va sentir le vent du boulet passer encore plus près lorsque, dans la même position que Laurenti, suite à un contre favorable sur Armand, Demont décoche une frappe qui semble partie pour se loger sous la barre de Landreau, qui s'envole une nouvelle fois, ce qui échappe à l'arbitre qui siffle une sortie de but pour les parisiens (90'). Nous sommes maintenant dans les arrêts de jeu, et les prolongations semblent inévitables, mais Diané lance Luyindula qui effectue un dernier rush, entre dans la surface, prend le dessus sur Hilton qui le déséquilibre avec son bras: penalty (93')! C'est Bernard Mendy (!) qui se charge d'exécuter la sentence... son pied ne tremble pas et il offre une troisième Coupe de la Ligue au Paris Saint Germain, qui aura beaucoup souffert en cette seconde période, mais qui sera parvenu à trouver des ressources au plus profond de lui-même, comme lors de cette chevauchée désespérée de Luyindula, pour finalement décrocher ce trophée. Ce soir, la vie est belle pour tous les amoureux du club à la Tour Eiffel, mais la réalité du championnat est toujours là, avec dès mercredi un match à haute tension, peut-être plus que ce soir, face à Strasbourg au Parc des Princes, où la victoire sera, là encore, obligatoire.


Par Gods.

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